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&i l'on n’avait pas abattu ce petit Corps de bâtiment, reprit-il, il est probable que l'incendie aurait atteint le château.
t dans ce moment il serait tout en feu!
Cest vrai; M. de Cihavailles, votre ami, à eu grand tort d'intervenir. Ë
I] faut lui pardonner, ajouta M. de Fourquevaux. Je suis bien un peu coupable aussi, mais nous avons agi sans mauvaise intention.
Ce qui n'empêche pas que vous n'ayez dérobé un château à la Providence, dit Cydalise en se mêlant à la conversation, et grâce à vorà 808 comptes ne seront pi: clairs. se
Le toit du pavillon, pereé ‘en vingt endroits par les flammes, s’écroula; une immense colonne d’étincelle: vola vers le ciel empourpré- de leurs rouges, s’abatiii tout à l’entour, et il ne resta plus debout que les quitre murs calcinés et fendus,. entre lesquels brûlaivr mille débris de poutres et & meubles. D’épaisses lrnèbres succédèrent à Véclat fugitif de Vincendie; un° pluie serrée qui vint à tomber‘ acheva d'éteindre les «licombres fumants, et la compagnie se hâta de reninT au château. Cette pluie ragséréna quelque peu l'esprit tourmenté de M. de Mazarin Il s'arrêta sur le perron, regarda le ciel qui était noir, étendit la main, et sentant que la pluie redoublait de force:
__Aïlons! dit-il, il faut croire que la divine Pros "nce ne voulait pas que le château brulât cette nuil.
Le lendemain, quand MM. de Riparfonds, de Fonrquevaux et de Chavailles se réunirent à l'heure 1 déjeuner, ils s’aperçurent que Je chevalier n’était D avec eux. J
Oh! ne le cherchez pas; il est parti, dit Cog-fierone
__Tu l'as vu? demanda Paul-Emile.
—Oui, ce matin, au point du jour; j'entrais «ns la cour au moment où il mettait le pied à létrir.
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le-champ, à d’avoir l’hon-
—$Se rend-il à la cour? demand largé, en finis
a Hector.
est très honnête | Mais dis-moi, continua
es, la voix de M. le chevalier ne t’a-t-elle
en rappelé, et ne te semble-t-il pas lavoir entendue quelque part déjà ?
—[C’est ce que j'ai pensé
mais son visage m'est tout à
être une erreur de mon oreille.
Hector réfléchit quelques instants.
—Non, reprit-il ensuite avec plus de
voix n’est pas celle d’un étranger.
‘léfinissable est en moi qui me le dit!
force, non, cette Quelque chose d’in-
Coq-Héron, frappé de l’accent de son maître, le re-
garda.
—Eh bien! dit-il, quand M. le chevalier se fera connaître, on verra bien si c’est un ami Où un ennemi. Malgré les ins M. de Mazarin, ses hôtes pri- Le temps s'était remis au t ils avaient hâte de continuer leur ro les trois gentilshommes se trouvère &and chemin du roi, la conversat chovalier.
Je Je tiens Pour un galant homme! dit Paul-Emile. Et vous, mon cher Guy?
—Moi?.., Je l'ai vu quelques heures à peine; je n’ai Pas d'opinion, dit M. de Riparfonds.
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=(est-à-dire que vous en avez une mauvaise.
—Vous croyez?
—Parbleu! quand on se tait, c'est qu’on tient à ne pas s'expliquer, et quand on ne veut pas s'expliquer, c’est qu’on pense mal des gens... C'est clair!
Voilà que votre langue prend le galop! Mais, théorie à part et sans discuter la vôtre, je vous dirai tout simplement que le chevalier me paraît un homme froid, méthodique, réfléchi, observateur, et plus maître de lui que vous ne l'avez jamais été de vos pistoles.
—Hélas! murmura Paul-Emile.
__Avec ce caractère, on peut être très fourbe ou tri: honnête, et je n’ai pas le droit de prononcer. Mais vous, mon cher cousin, qu’en pensez-vous ? continua M. de hiparfonds en s'adressant à Hector.
__J1 me paraît que le chevalier est un gentilhonn® habitué à la bonne compagnie, parlant bien et fort versé en toutes sortes de connaissances; discret, sachant le monde, posé, mais plus adroit peut-être qu'il ne convient à un homme qui norte l’épée.
En somme, vous plaît-il, oui ou non?
__Non! répondit M. de Chavailles, et, en vérité, je ne saurais dire pourquoi. out au contraire, il me re venait assez dans des premiers instants de notre rene contre.
—Voilà qui est charmant ! s’écria M. de Fourquevaux nous sommes trois, et trois opinions sont en présence! Je dis oui; le marquis dit non, et vous, mon the due, vous dites peut-être ! :
__Eh bien! que Cydalise tranche le différeni. dit Hector.
__Oh! moi, je dirai tout bonnement que c'est un homme affreux, s’écria la comédienne.
Voilà qui est franc, dit M. de Riparfonds, mais Un adjectif n’est pas une raison; que chacun de vous €x° pose les siennes.
—Parbleu ! dit Paul- mile, le chevalier à vidé gaillardement ses trois bouteilles à
bronché qu'une fille. au bal.
qui boit si résolument à Je coe
—À vous, Cydalise, dit M.
—Mes raisons, à moi, délicat à expliquer,
-—Dites toujours.
—Eh bien, done, les voilà.
Cheval dans Je Dré, c’est M. le m'a secouruo,
—C'est d’un galant homme ! dit Paul-Emile,
—Un instant! Je &alant homme s'est agenouil]é dans l'herbe Pour me sou ; mes cheveux
s'étaient défaits, e n que j'étais une femme, malvré mo 8e. Or, vous Conviendrez que je ne suis ni Jai i avers; on dit même que quelques-
envient ma bouche et mes yeux.
—Elles
Quanq Je suis tombée de chevalier qui, le premier,
ne sauraient mieux Prouver leur bon goût, dit Hector.
Cydalise sourit et continua :
—J’étais seule Sicurs, à demi cou lotru ne
‘ Ë | : ee Eh bien! le ma-
Pas embrassé Ja main.
me la main! s’écria Paul-Emile d’un air
CO itorné, ‘
SV de ges Procédés qui Peignent un homme!
Qu6i! pas un baiser, un Pauvre petit baiser, quand il ui cût été si facile d’en voler dix! La peine de s’incliner un peu, et C'était tout!
— Quelle peine! un plaisir! dit Paul-Emile.
—Je ne veux que ce trait seul Pour connaître un ne. [nstruit, distingué, éloquent, réfléchi, dites- Vous? Moi je vous dis qu’un gentilhomme ne se con- Quit pas de cette façon
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