ACTE TROISIÈME
JOSSAN
Emporté! Emporté où?...
THÉRÈSE
Enfin, il veut le garder... il ne vent plus me ie rendre... C'est son droit, il paraît... Vous comprenez, André, il faut que je m'en aille, il faut que je le suive... Est-ce que je peux le laisser partir tout seul, ce petite sans moi? Je l'aime trop, j'ai trop mis de ma vie en lui, trop d'e?poir, j'ai loutmis: je ne pourrais plus m'en séparer... Et maintenant que je vous Yois là, près de moi, je sens que je ne peux pas non plus me séparer de vous... Et moi qui croyais que jusqu'à présent j'avais été malheureuse!... Mais va', André, notre séparation ne sera pas longue!... Je te reviendrai; je serai à toi bientôt...
(Elle tombe dans ses bras.) JÛSSAJS.
Et puis, nous ne sommes pas eiicore se-
200 LA CHATEIAIXE
parés, c'est moi qui te le dis. Attends, attends! Qu'est-ce qu'il veut cet homme-là? De l'argent?
THÉRÈSE
Oh ! non, ce n'est pas un homme comme ça!...
JOSSAN
Alors, qu'est-ce qu'il réclame? pourquoi est-il venu?
y THÉRÈSE
Par haine de vous, oui, par haine de vous, André, qu'il ne connaît pas... Par jalousie, par envie, par horreur de nous voir un jour heureux, plus heureux que lui. Il me l'a dit, il n'y a pas d'autre motif, car il ne m'aime pas, il ne m'a jamais aimée.
J0ssA^■
Quel imbécile, quel sauvage imbécile ! Enlever un enfant, maintenant, comme dans un roman-feuilleton... Est-ce bote! Sans compter