ACTE QUATRIÈME
JOSSAN
LA BAUDIERE
Vous aimez Thérèse, et comme je vous comprends! Vous l'avez même aimée cinq minutes environ après l'avoir vue.
JOSSAN
Oui, à peu près.
LA BAUDIÈRE
Je me trompe peut-être d'une minute ou deux, mais ça m'étonnerait. Je l'ai deviné tout de suile et j'en ai été très heureux.
JOSSAN
Vraiment?
LA BAUDIÈRE
Ma parole, j'ai pour vous la grosse affection. Quand vous aurez épousé Thérèse, il ne faudra pas m'oublier. Vous viendrez me voir de temps en temps?
JOSSAN
Je vous promets, La Baudière, que je viendrai tous les étés faire une parlie de billard avec vous.
LA BAUDIÈRE
Bravo ! Cette affaire-là est capable de me rajeunir de dix ans.
JOSSAN
N'en doutez pas. Mais seulement pour cela...
En effet. Voyons votre plan, car il faut nous dépêcher. Mon animal de neveu prend le train de cinq heures, je crois, et d'après ce que vous me dites, il emmène le petit.
JOSSAN
Il ne part pas aujourd'hui.
LA BALDIÈRE
Comment ça?