ACTE QUATRIÈME
Je tenais à embrasser Jacques avant de le quitter. Vous comprenez cela, n'est-ce pas? Je l'embrasserai même encore tout à l'heure, si vous n'y voyez pas d'inconvénient. (Gaston hausse légèrement les épaules.; Rassurez-vous, je ne vais pas l'enlever et le conduire à Sauveterre... Il finirait par être un peu ahuri, cet enfant.
GASTON
N'ayez donc aucune inquiétude à son sujet.
THÉRÈSE
Je suppose que vous voudrez bien m'en donner des nouvelles de temps en temps.
GASTON
Autant de fois que vous le désirerez.
THÉRÈSE
Je vous ai apporté des effets pour lui et du
248 LA CHAThLALNE
linge... Hier, comme vous étiez très pressé, vous n'avez pas songé à ces détails... Il n'a même pas de pardessus... ce petit.
GASTON
Je vous remercie.
THÉRÈSE
A tout hasard, j'ai amené Marianne, dont, il a l'habitude... Je n'ai pas de conseils à vous donner, vous vous entendez cerlainem-ent mieux que moi à soigner les enfants, mais à votre place, je garderais Marianne. Vous avez des affaires, des occupations, vous ne pourrez pas toujours rester avec votre fils. Une femme dévouée vous sera très commode.
GASTON
Je ne crois pas que Marianne soit aussi dévouée que sa mère. Enfin, nen parlons plus.
ACTF. QUAIRIEME 249
THÉRÈSE
N'en parlons plus, comme vous dites.