‹ La châtelaine; comédie en quatre actesChapitre 131 sur 144 · ACTE QUATIIIELME 2t · texte numérisé non relu

ACTE QUATIIIELME 2t

votre loyer. Et vous avez eu raison. Des ji^ens de notre caractère et de notre condition n'ont le droit de briser la famille qu'à la dernière extrémité, quand tout ce qu'il est possible de faire, ils l'ont fait. C'est votre cas. Aujourd'hui, il n'y a plus, entre votre mari et vous, que les liens fragiles de la loi; humainement, vous ne lui devez plus rien, et, sur mon hoûneur, c'est moi qui vous l'affirme, vous avez le droit d'aimer un autre homme que lui. Cet homme vous l'avez rencontré, tant mieux ! Il vous aime et vous l'aimez, c'est un grand bonheur: car vous êtes, vous et lui, des êtres dignes l'un do l'autre. C'est dommage que vous ne vous soyez pas trouvés plus tôt, mais il n'est jamais trop tard pour avoir un peu de

joie. Et sachez en outre une chose : moi aussi, je vous aime bien tous les deux.

Il l'embrasse.

THÉRÈSE

Ah! mon oncle, quel courage vous me donnez 1

La porte s'ouvre. Entre Gaston.) / 21.

LA BAUDIÈRE, à part.

Voici l'autre... (A Gaston.) Tu n'as rien de particulier à me dire?

GASTON

Non, mon oncle.

LA BAUDIÈRE

Alors, je te laisse avec ta femme.

(Il sort.)

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