ACTE QUATRIÈME
lils, avec loiil l'amour que j'ai pour sa mère, et ramilié que j'ai déjà pour lui, est-ce que vous croyez, par hasard, que je lui apprendrais à vous mépriser? Qui supposez-vous que je suis? Votre lils a un père, vous; il aurait un ami, moi! Quel mal y a-t-il? Et quand il sera un homme, comme j'en aurai fait, je suppose, un être intelligent, il comprendra ce qui s'est passé... il sera indulgent pour les difficultés, les complications et les luttes de la vie... et rassurez- vous donc, il aura peutêtre de vous une meilleure opinion que si vous l'aviez élevé vous-même.
GASTON, un temps.
Tenez... j'aurais dû vous souffleter tout à l'heure...
JOSSAN
Oui?... Eh bien! ça aurait été joli...
GASTO.N
Maintenant, il est trop lard... J'avais la surexcitation nerveuse nécessaire, je ne l'ai
plus !... Soit! Nous nenousbattrons pas. Nous lutterons sur un autre terrain. Vous ne me tenez pas encore et vous ne tenez pas encore Madame de Rive, c'est moi qui vous le dis! Car si je veux, je la garderai, vous entendez! Je n'ai qu'à m'en aller avec mon fils, et elle me suivra... Elle ne me suivra pas aujourd'hui, ni demain... mais elle finira par rentrer chez moi, elle y rentrera malgré vous! Elle ne m'aimo pas, je ne l'aime pas, nous ne pouvons plus nous souffrir, mais elle rentrera chez moi. El une fois au moins dans votre vie, vous n'aurez pas été l'éternel triomphateur! Chacun son tour.
JOSSAN, perdant peu à peu son sang-froid.
Eh bien ! moi, à mon tour, je vous dis en face que vous conimcllrez une lâcheté î... une lâcheté sans excuse! dont vous soutTrirez autant que votre femme et autant que moi! Vous blessez, vous torturez une créature exquise, à qui vous n'avez pas seulement a reprocher l'ombre d'une pensée mauvaise!