ACTE PREMIER
Et qui Jonc?
CLOTILDE
Mon mari.
MADAME DE LA BAUDIÈRE
Oh!...
LE BAROX
Permettez, mactière!...
CLOTILDE
Si! si!... C'est curieux, mais c'est comme ça... Mon mari ne croit pas au talent d'André, à son énergie, à sa notoriété... Ça a beau être l'évidence, non, il n'y croit pas! Voilà bien la famille!... 11 a beau entendre tout le monde autour de lui...
LE BARON
Pardon, ma chère, pardon... vous me prêtez des sentiments que je n'ai pas, et André sait
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bien la bonne opinion que j'ai de lui, maintenant. 11 nous donne de grandes satisfactions. Il ne joue plus, il ne fait plus la fête. Du moins, on n'en sait rien, on n'en sait rien, c'est l'important. 11 commence à compter dans la grande industrie, ce n'est pas niable. J'ai vu son portrait dans les journaux ce qui est signe qu'il n'est pas le premier venu. Jadis ce n'était pas son portrait qui était dans les journaux, mais le récit de ses fredaines.
CLOTlLDi:
Oui... oui... et tu nK» disais avec ce ton d'iionie spéciale dont les membres des familles les plus unies parlent les uns des autres : « Tiens! tiens 1 II parait que ton excellent frère s'est déguisé hier en ours bleu pour aller au bal de Geneviève de Brabant !... » Ou bien, tu venais de recevoir une lettre d'un de tes amis du club, l'annonçant qu'André avait pris une forte culotte la nuit précédente. Moi, j'en étais navrée comme une pauvre sœur qui adore son frère. Mais toi, tu