ACTE PREMIER
une usine élcclrique. Il m'a donné une place chez lui, j'ai liavaillé, et voilà!
LA BAUDIÈRE
Dites donc... Il vous a fallu une sacrée volonté pour tout ça... Oh! si... D'ailleurs, je suis un peu physionomiste, moi... Vous avez de la volonté, de la vraie. Pas la volonté sans relâche et désobligeante, la volonté agaçante, quisélale à propos de rien, comme... comme bien d'autres, mais la volonté embusquée et secrète, cachée au fourreau comme une épée, et qui sort toute seule le jour du combat.
JOSSAN
J'ai surtout fait une découverte qui m'a rendu plus de services peut-être que la découverte do monmoteurélectrique. J'ai découvert ce que c'était que l'argent, que cet argent que j'avais perdu sans joie, sans émotion, sans but. La plupart de ceux qui le possèdent ne s'en doutent môme pas. Ils le dépensent sans art et sans ingéniosité. Ils ne savent pas en
80 ].A CHATi: LAINE
J£>uir. Us De savent pas tout ce qu'il contient de vie, de force et de gaieté. Il y en a qui le gaspillent, et qui se croient très généreux, mais ils le gaspillent par égoïsme et parce qu'ils n'ont pas le courage de s'en servir. Oui, je trouve que le mépris hautain de l'argent, loin d'être un sentiment noble, est le signe d'un (égoïsme brutal et d'une vaniteuse ignorance de la vie. Moi, je suis arrivé à aimer l'argent, et je vous jure, La Baudière. que cela ne m'empèclie pas, je crois, de ne pas être un mufle.
LA BAUDIÈRE, lui prenant la main.
Ça me fait plaisir de vous entendre parler comme ça... ;Entre Thérèse. Ah I voici ma niècc.