ACTE DEUXIIlMI
THERESE
Oli ! faites, Madame, ce n'est pas un mystère.
MADAME DE LA BAUDIÈRE, lisant le sous-sein-, puis avec éclat.
Trois cent mille francs ! . . . Et c'est signé ! . . . Vous avez vendu trois cent mille francs!... Ah! c'est fabuleux!... Je n'en reviens pas... Qui a rédigé ce sous-seing?
THÉRÈSE
C'est Monsieur Jossan.
MADAME DE LA BAUDIÈRE
Il est très bien fait, il n'y a pas d'erreur... ^Se contenant.) Mes Compliments, ma chère, mes plus sincères compliments. Je me croyais forte en affaires, je n'arrive pas à votre cheville.
THÉRÈSE
Je n'ai pas eu besoin de grande habileté, je vous assure... J'ai même fait part à Mon-
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sieur Jossan de quelques scrupules que j'avais.
MADAME DE LA BAUDIÈRE
Eh bien ! mais, ma chère, vous n'avez plus qu'une chose à faire maintenant, c'est de vous réconcilier avec votre mari.
THÉRÈSE
Moi ?
MADAME DE LA BAUDIÈRE
Vous voici, par un concours de circonstances un peu providentiel, à la tête, je ne dis pas d'une fortune, mais d'une somme inespérée. Votre mari et vous, vous étiez absolument ruinés; c'est cette ruine qui était la cause principale de votre séparation.
THÉRÈSE
Mais non, Madame.... la ruine m'eût élé indilïérente avec un homme que j'aurais aimé ou qui simplement ne m'aurait pas trahie d'une aussi atroce façon.