ACTE TlîOrSIEME
un mètre... Le voici... (Il sort un rouleau.; La balustrade aurait soixante-quinze centimètres de hauteur, que ça ne m'éîonnerait pas. Yoilà à quels stratagèmes nous condamne Topinion publique.
THÉRÈSE
Que dit votre sœur?
JOSSAX
Elle me boude, c'est admirable! Et mon beau-frère est enchanté de voir sa femme me bouder. Il me fait des plaisanteries d'agriculteur. Je m'amuse suffisamment. Dois-je parler aussi des LaBaudière? Oui, après quoi nous ne parlerons plus que de nous. Madame de La Baudière et ma sœur trament des complots à faire frémir : je les vois échanger des sourires d'une enfantine férocité. La Baudière qui est un être délicieux, intrigue contre sa propre femme pour marier la jeune Lucienne avec un petit avocat dont j'ai fait la connaissance et qui est. très gentil. Je crois que je
vais avoir à Angers un procès sans la moindre importance; je le lui confierai, il me le fera perdre, ça le lancera. Seulement, en ce qui nous concerne, un de ces jours, je prendrai ma sœur à part et je lui intimerai Tordre d'avoir à vous aimer beaucoup. Et maintenant, qu'il ne soit plus question de personne. Qu'avez-vous fait hier?
THÉRÈSE
Je n'ai pas bougé d'ici, sauf une promenade dans le parc avec Jacques. J'ai lu et j"ai songé.
A quoi?
JOSSAN
THERESE
Cherchez !
JOSSAN, lui prenant la maiu et la regardant.
Thérèse, vous ne vous imaginez pascomme ce cadre d'ancienne France, avec tous ses