ACTE TROISIEME
connais Paris... Je suis un homme fichu, je suis un homme à Teau... je ne m'en tirerai jamais... je suis destiné à tomber dans la position hi plus misérable! Et alors, je verrais mon tils riche, et je n'aurais peut-être pas d'autre ressource que d'aller lui demander l'aumône. Et vous trouvez que c'est possible, que c'est juste! Et vous môme, vous passeriez près de moi dans l'orgueil de votre beauté, de votre richesse, au bras de cet homme qui a tout cela, et j'en serais réduit à vous contempler respectueusement de loin!... Sacredieu! rien que cette idée me fait bondir. Oh! je sais, iichtre bien, que ce ne sont pas là des sentiments d'une grande noblesse ! Mais, je ne suis pas un homme héroïque, moi, je suis un homme quelconque, un homme ordinaire, avec mon caractère, mes passions et mes vices, et cela m'aigrit, cela m'enrage, que tant d'autres qui ne valaient pas mieux que moi, aient réussi, quand moi j(; ratais ma vie! C'est de la jalousie, c'est de l'envie, c'est tout ce que vous vou-
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drez, mais c'est humain, vous entendez? c'est humain, humain!... Eh bien! je vous dis qu'en décidant notre divorce, il y avait entre nous certaines conventions tacites dont la première était que mon fils serait élevé de façon que je puisse continuer à le voir, sans souffrir dans mon amour et dans mon amourpropre de père... Ces conditions, vous les violez! vous les violez! et en mon àme et conscience je me crois le droit de ne plus tenir la promesse que je vous ai faite, la parole que je vous ai donnée... Enfin! diles-le... tenez, je vous défie de le dire... que nous sommes aujourd'hui dans les mêmes conditions qu'il y a un mois? Je vous en défie !
THÉRÈSE
Gaston, vous dites des choses folles! Vous parlez de l'avenir et de ce que nous deviendrons l'un et l'autre. Est-ce que nous le savons! Est-ce que vous le savez?... Est-ce que nous pouvons régler notre conduite sur des