‹ La chatte blanche feerie en 3 actes et 22 tableauxChapitre 43 sur 145 · ACTE L · texte numérisé non relu

ACTE L

FINE-OREILLE

Volontiers... (Il se couche à terre et écoute.)

FIDÈLE

Eh bien?

FINE-OREILLE

J’entends une voix d’homme.

PEXITPATAPON.

C’est le père Chiendent.

FINE-OREILLB.

Il parle d’un Petitpatapon...

C'est moi.

PETITPATAPON.

FINE-OREILLE

Oui... Eh bien, il vous traite de malotru, de propre à rien , d’imbécile...

PETITPATAPON.

Oh ! le vieux gueux !

FINE-OREILLE

Mais une jeune fille prend votre défense.

PETITPATAPON.

C’est Pierrette.

FINE-OREILLE

Elle dit qu’elle vous aimera toujours, et qu’au fond, vous n’êtes pas méchant...

PETITPATAPON.

Merci, Pierrette! au fait... elle avait son charme, cette grosse fille...

fidèle, à part.

Encore un que la Fée m’envoie. (4 Fine- Oreille.) Mon ami, seriez-vous d’humeur à voyager avec moi?... Vous aurez de bons gages...

FINE-OREILLE

Voyager!... oh! oui, cela m’irait... Car ici, j’ai les oreilles rebattues des mêmes choses... et je désire en entendre de nouvelles.

FIDÈLE

Eh bien, marché conclu, et en route 1

FORTE-ÉCHINE

Le temps de reporter, par acquit de conscience, cette bûche sur la lisière du bois et je vous rejoins. (Il va reprendre son fardeau .)

uu

Air: Bon voyage, monsieur Vumulet,

CHOEUR

Vite en route,

Car sans retard,

Nous partirons demain coûte que coûte,

Vite en route,

Et sans retard,

Allons courir les chances du hasard.

Forte-Echine sort avec son arbre sur son dos. Fend- l'air laisse partir tout le monde, puis se dirige du même côté en faisant deux o» trois bonds.

Cinquième Tableau.

Une campagne. — Au fond, au lointain, une montagne couverte de moulins à vent ; une petite rivière traverse le théâtre. — A gauche, une hôtellerie. — A droite, une treille. • ,' x

- SCENE li

TRINQUEFORT et BOUFFELABALLE , entrant chacun d'un côté opposé , puis LE PERE LATREILLE. (Bouffelaballe a une bouche énorme.)

TRINQUEFORT.

Hé ! c’est ce brave Bouffelaballe.

bouffelaballe.

C’est ce cher Trinquefort.

TRINQUEFORT.

> Moi-même, je crève de soif !

BOUFFELABALLE.

Moi, je meurs de faim.

TRINQUEFORT. . >

J’ai la pépie.

BOUFFELABALLE.

J’ai la fringalle... Ohé! la maison... père Latreille !... (Il frappe sur la table qui est sous la treille avec son bâton.)

LATREILLB.

Voilà... voilà... Ah ! c’est vous, mes pratiques... il vous faut votre ordinaire du matin, n’est-ce pas?

BOUFFELABALLE.

Mongigot. '

LATREILLE

Oui, monsieur Bouffelaballe.

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