‹ La chatte blanche féerie et trois actes et vingtdeux tableauxChapitre 32 sur 120 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

Lis Mères, FORTE-ÉCHINK, portant sur ton épaule un arbre quatre fois gros comme lui, et de vingt pieds de longueur. L'orchrstre joue l'air : Aussitôt que la lumière. Forte- Echine a le paioti provençal.

forte-èchine, déposant Tartre.

F.l d’une... je croyais ci ironr-ci... p us lourd que cela... il ne pèse rien celle basasse... c’pm un vrai bouchon de iiege... prtitpitapon.

Prince, l'entendez vous? ( A Forte- Echine.) Il parall, mon bravo, que nous avons des reins un lauliuel solides...

fohte-kciune, te préparant à allumer ta pipe.

Serait-co à cause de celle badine que vous dites ça?..*

PF.TUPATAPON.

Cet énorme tronc d’arbre, une badinol... vous badinez... forte-êcbink, battant le briquet.

Voilà une belle p«sce 1... Co baliveau n’ost qu’une a'.lumelto avec quoi qu.» j’nlUmiorais ma pipe... si je n’avais point du Tain» iou... Mais j’ai p.is le temps de causer. Savez-vous que j’en ai trois conls à al<ati>« c.imnio cHui-là... d'arbres... a lin d’avoir une charge raisonnable pour l’emporter, ce soir, à la ville? fbtitPatapoiv.

Vous ôtes do force à porter trois cents arbres de cette laillelà?....

FIDÈLE

Ne plaisantez-vous pas?

rORTR-icilIttK.

Seigneur, on me nomnv F ri*»- Échine, né natif des gorges d 'OU iou U>; et si l’on pouvait me charger loule la forêt sur les épaulés?* iron de l’air!... je me ferais fort de la transporte! n 'importe où... qu’on me le roiuin.uiderait, et donc!

fidelf., A part.

Cet homme doit être un de ci-ut dont m'a parlé la fée.

PMimiArov.

Fh bien, monsieur Ferle Éihne... il faudrait que vous me dissiez pas m<<! de gros mots, pour que je vous cherchasse dispute... Ça va bien?

foiite échine, lui tendant la main.

Rondement... et vous?

petitpvtaFon, lui donnant la main.

Ne serrons pas trop fort... Oht... aïe!... Quel étau I fidèle, à Forte-Echine.

Dit^s-nmi, mon brave, gagnez-vous beaucoup dans votre état de bûcheron t

FORTE-ECHINE

Çj n ost point lourd... mais quand on est seul..

PïTITPATAPON.

Vous u'étes pas marié?

FORTE-f CHINE-

Allons !... c’pst a*sez de porter du bois sur mon dos... je n'en 7cux point avoir par-d<s<usla (Ou*.

ni itpatapon.

Ah l ah ! c’est assez méchant ce que nous disons là !

FIDELE

Eh bien, si vous voulrz me suivre, entrer à mon service, je vous dounciai tous Us moi- une bourse semblable à celle-ci?

FORTE Eciiine, prenant la bourse et la pesant.

Troridu l'air !.. ruais c'est p. us que je ne gag'.ecn deux ans! Oui, que j’y entre à votre service, mon jeune seigneur... tuais j’en ferai jamais assez pour voire argent donc!... Qu’esl-eo que vous voi.b-z que je fasse, dues?... Voulez-vous que je déracine toute la foréi ?... Voulez-vous que j’emporio sur mon dos la première maison que nous rem-onin-rons?

PETirPATAFOV.

Ah! oui... &h! oui!...

FORTF.-ECIIIVE

Voulez-vous que je joue avec votre écuyer, cummo avec ua volant ou une bai le élastique ?

PEIITPATAPON.

Ah! non, par exemple, ah t non !...

FOETB-fanvB.

Et que je le lance {NuMvfii* r«* gros chêne?

frtitpaiapon ta s'as»eoir sur le banc qui est au pied de Farbre et

s’y cramponne.

Pas de plaisanterie comme ça, s'il vous plaît!...

fortr-Echikr, riant.

Allons, pétit... ne nous fâchons pas... c'était pour plaisanter un peu... c’est encore pour vous dire amicablcment que quand vous serez fatigué, je vous prendrai sur ma main comme ceci, et vous porterai comme cela... {Musiaue. — Il enlève le bouc sur lequel est Pelitpatapon, à bras tendu.} Mais U ne pèse pas plus qu’une sardine, cet ecuyi r!

petitpatapon, effrayé.

Vous allez me laisser tomber et me casser quelque chose!...

FORTR-ÉCRtNE.

Pas de mal ! pétit.. . pas de mal !... [H le remet à terre.)

fidèle, à part.

Cet homme est doué d'une force surnaturelle, il me sera utile. f/7au(.) Partons...

F0RTRÈCN1NS.

A vos ordres... mais j’aperçois là-bas un ami que je voudrais prévenir... et c’est un gaillard qui msn lie si vite que si jo ne l'arrête pss au passage, je n<- pourrai jamais le ran râper. (Appelant.) F.h ! Fehd-l'Airl... {Mu tique. — On voit Feni-V Air traverser le théâtre comme une (lèche.)

FIDÈLE

Qu’est-ce que cela?

FET1TPATAP0K.

C’est pas un homme... c'est une flèche, c’est une hirondelle.

FORTE -ICHIKE.

Attendez ; le voilà qui revient. Par ici, Fend-l’Air; par ici.

Page 1