CE IE III
Les Mêmes, MIGONNET suivi de BOUFFELABALLE, qui te
nettoie les dents avec un énorme curedent, VlUPENDüS. et sa
suite.
miooxnet, mirant.
Il a tout mangé 1!! Jo suis dan* la stupéfaction I J’ai vu de gros mangeurs, Je l'ai été moi-méme, mais cet homme est plus qu’un boa, bien supérieur h uno autruche; il enfonce tous les carnivores connus.
BOOFF El. A B A LUS.
Sire, je réclame un peu de dessert; quelques tourtes aux confitures, de la fraiigtpauc.
MtbONRET.
Du flan!... tu auras du flan!. . t’.'osl égal, de le voir avaler avec relie ttânerie ça m’a donné un appétit féroce. Vilipendes, qu’on me serve un gn»3 dîner.
YILIFBNPOS.
Sire, il n’y a plus rien k manger au palais...
*■- MfbOMiRT.
Ilcin ? vous dites?...
viLiPF.vnos.
Nous avons exécuté vos ordn s à la lettre... Coi homme vient de dévorer tout co qu'il y avait de pain, de viande cl de comestibles dans toute la ville.
Hir.OKNET.
Mille millions de jambonneaux!... mais j’ai une faim canine, moi !
VILIPfcKDOS.
A l'impossible nul n'est tenu... Sire...
MIGOXBBT.
Oui?... Eh bien, si l’on ne me sert pas à manger avant un quart d’heure, je fais mettre b la broche cuisiniers, marmitons, minislros cl médecins. Arrangez-vous pour me faire cuiro quoi que co soit, assaisonné arec n'importe quoi, mais que cc soit bon, et cuit tout de suite ! J’ai dit...
viupcndos s'incline et sort ; à Bovffelaballe.
Satané glouton!
Kl DEL B.
Sire, le moment est venu de tenir la promesse que vous m'avez faite, de rendre b la libellé le 111s du roi Matapa, et de restituer b ce monaïqueles trésors quo vous lui avez enlevés par droit de conquête.
mcoaifST.
T'avais-jo réellement promis cola, jeune aventurier?.,. Tu me le dis, jo veux bien le croire... mais, do ton côté, ne m’avais-tu pas promis d'entreprendre « quelque eboso d'extraordinaire pour le service de Ma Majesté?...» {Il appuie surets mots.) lluin... no sout-ce pas la tes propres paroles ?
FIDÈLE
En effet, sire, ce sont mes paroles.
HieONKET.
Eh bien, franchement, mon Uis, je ne vois pas encore co aue tu as entrepris d'extraordinaire pour lo service de Ma Majesté !... Tu m’as rondu jusqu’à présent le service do me faire jeûner... et jo ne t'en conserve aucûne obligation, mille ventres de biche I •
FIDÈLE
Eh quoi! sire, exigez-vous que je vou3 rende votre parole?
HIGONKBT.
Je la reprendrai pardieu bien sans ta permission...
FIDÈLE
Je vous supplierai alors do mo dire ce quo jo dois entreprendra de nouveau pour mériter vos bonnes grâces, et quel service je puis vous rendre en échango de celui que jo réclame de vous.
ROSA FIERA
U serait facile, sire, de mettre b l’épreuve lo courage de ce jeuno présomptueux...
MIOORRBT.
Comment cela, duchesse?
HOSAFIBRA.
On a tout fait jusqu’à co jour pour vous délivrerde co dragon féroce qui, dgjpuis si longtemps, dévore vos troupeaux et vos sujets... ^
mCOSVET.
Corbleu ! ma soeur, il y a des jours où vous avez de l’esprit comme un démon...
nOSAFIBRA.
Jo parlais toul b l’heure de ce monslro horrible au prince FidMo... et il me témoignait lo désir do lo combattre...
fidèle, à part.
Oh I la porfldo! comme elle se venge!
■IOOMXKT.
F.h bien, jo n’y vais pas par trente-six mille cheqiins, moi, qu’il me rapporte la tôle de ce dragon, et je fais droit b toutes scs réclamations...
FIDÈLE
Sur votre honneur de roi, me lo jurez-vous, sire?
H ICO N. S ST.
Jo le le juro sur mon sceptre, sur ma couronne et sur mon trône... bien que je n'y sois pas sur mon trône... Je t'engage ma foi do roi que si toi et les tiens échappez au dragon... je vous accorderai toul co que vous me demanderez... car alors, vous m’aurez rendu ce qui s'appelle un service... (A pari.) Je chercherai le moyen do me débarrasser do tous ces gens-lb... le moyen est trouvé... le dragon est invulnérable... et il a toujours faim... [Haut.) Eh bien, es-tu satisfait ?
FIDÈLE
Oui, sire, ol demain je serais mort ou victorieux.
MICOHRBT.
Je vais te faire donner un guide qui to mettra au courant dos
habitudes du monstre, et te facilitera les moyens de faire sa connaissance...
rosafieiia, a part.
Ah ! lo dépit m’a rendue cruelle 1 Le dragon n’en fera qu’une bouchée.
KiCOKRET.
11 est bon de te prévenir que l’animal n’est vulnérable qu'b l'œil gauche... Il s’agit donc pour loi do lo tuer b l’œil, ce qui n’est pas extrêmement commode.
FIDÈLE
CeUe difficulté ne fait que rendre l’entreprise plus piquanto
MGOJUWT.
11 ne doute de rien, ce petit gailtard-lb !
rosafieiia, bas à Fidèle.
C’est b une mort certaine que vous courez... Dites un mot et je vous sauve.
fidèle, haut et s'inclinant devant la Duchesse.
Que jo vous suis reconnaissant, madame, d’avoir eu si bonne opinion de mon courage.
- r osa fi er a, à part.
SeB paroles mo transpercent lo cœur !
FIDÈLE
l’erniettez-moi, majesté, de prondre congé de vous.
Am d'Aeltim. (Astre des nuits soi amant* tutélaire.)
Vers U dragua, le crour exempt de craints.
Dès cette nuit je dirige me* p*« ;
Je retiendrai vainqueur en celte enceinte,
Ou je serai victime du trépas...
MCO WW.
Partes, 1a récompense Vous attend au retour.
nos.» fier», d part, llélao! pour lui, je pense ,
Il n'eat plot de retour!
finit*.
J'emporte l’espérance De revoir avant peu ce séjour.
■MORMT.
Au revoir, lionne chance.
Bat à ta terur.
Espérons quo c’eet son dernier jour.
Rùtafiera essuie une larme et suit Uigcnnef qui la fait sortir par lu gauche. Le prince Fidèle let talue et tort par la porte de droite.
Dixième Tableau.