‹ La chatte blanche féerie et trois actes et vingtdeux tableauxChapitre 75 sur 120 · SCENE U · texte numérisé non relu

SCENE U

PIMPONPOH, MIGONNET, qui mire enveloppé dans un ma»* teau, tenant un panier d’une main, «I de l autre une énorme lanterne sevrde.

migonnet, d part, sur le devant.

J’ai pris aujourd'hui l’emploi de Cœur-d'Acier, et j’apporte au prisonnier sa dernière pâtée!... Croirait-on que ce gringalet de princH est parvenu à crever l’œil du dragon!... Je nu suis pas désolé d’en être débarrassé du dragon... au contraire... omis le petit drôle va m’apporter sa tête et réclamer tna parole royale. J’ai promis bêlement de lui rendre ce l’impondor... Oui, mais finalement je ne rao suis pas ongagé a le livrer vivant. Or, ces aliments sont chimiquement assaisonnés; pain, viande et vin, sont triplement empoisonnés, e! pour qu’on ne puisse falsifier ces comestibles, je les apporte moi-même è mon prisonnier...

PJBPOSDOR.

Est-ce que vous en avez e .cote pour longtemps là-bas?... qui est là?

migonnet, avec une grotte votai.

C’est moâ.

PittPONüOA.

Qui ça toi? ce n’ost pas la voix de mon geôlier... la tienne est encore plus désagréable.

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■MOWIIBr.

Je te dis que c’est moi... regarde.

pimpondor.

Le roi ! tous ! affreux tyran t...

» migonnkt, r examinant avec ta lanterne.

Eh bien, tu es gentil, b cette heure-ci? Ohl oh I tu n'as pas boune mine, mon pauvre garçon.

PIMPONOOR.

Viens-tu me railler jusque dans les entrailles de mon cachet? MIGONNKT.

Les entrailles de ton cachot m’appartiennent. ( A part, avec une grimaça.) Et les tiennes aussi.

PIMPONOOR.

Ah! vieux misérable I viens-tu augmenter, par ta conversation, les tortures de ma situation ?

migonnkt.

A y ex donc pitié de ces drÔles-15? Je lui apporte des consolations et il me dit des sottises.

PIMPONOOR.

Que parles-tu de pitié?

migonnkt, avec brusquerie.

Voyons, réponds : aimes-tu beaucoup le pain noir, hein?

PIMPONOOR.

Je l'abomine.

MIGONNKT.

Eh bien, voici du pain blanc.

PIMPONOOR.

Ah bah!

Aimes-tu beaucoup boire de l'eau?

PIMPONOOR.

Non, c’est fadasse.

, U ICON .NKT.

Eh bien, je t’apporte du vin.

PIMPONOOR.

Pas possible I

MIGONNKT.

Et que diras-tu si j'y joins du veau?

PIMPONOOR.

Vous ôtes donc malade que vous devenez si bon ?

■ICON NKT.

Je me porte très-bien, et jr veux que tu le portes de môme ; le m'intéresse à ta santé, moi! c’est ma fantaisie du moment... je veux te faire avaler toute sorte de bonnes peint» choses... hé! hé! hé!

PIIPÜNDOR.

Auriez-vous la généreuse pensée de briser mes fers ? ■IGONNET.

J'aime à tout briser, et je pourrai bien avoir un jour l’idee de briser les fers; mais le moment n’est pas venu.

PIMPONOOR.

11 peut donc venir? ô sire !

MlUOSNBT.

Ah! assez! tes interrogations m’assomment. Voilé ton souper... mange, bois et digère (A part) si tu peux.

PIMPONOOR.

Merci.

■ IGONNKT.

Il n’y a pas do quoi; il me suffît de savoir que lu ressentiras les < flots de ma sollicitude, quand lu auras soupé.

PIMPONOOR.

J'y compte. (Æianf à part d'un rire féroce.) Hé, hé, hé, hé, hé, né, la bonne dupe... je u’ai plus à m’en occuper. [Haut.) Je te quitte, prisonnier.

Au d'OUvirr BasstUn.

Adieu, mets-tai vile à table,

A ne souper confortable

Faia honneur, je auia bon diable!

Mange laa meta qu« voilà.

nnoMwi.

Du vin, du veau pour pitance.

Ah! pour moi quelle bou.baueel De lui tant «le praveuunce,

T a’peex pas digérer ça.

■Hom a l .

Mang‘ moi ça Aval’ ça 1

Tâche «le digérer ça,

Maag’ mai ça!

Aval’ ça I Digère çat

Migoanst tôt

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