L OFFICIER
Celui que je dois arrêter.
HENRIETTE
Et que vous n'arrêterez pas ; tout est expliqué : L'auteur de cette malheureuse brochure n*a pas voulu qu'un autre fût inquiété pour lui ; il s'est nommé, et voici 1 ordre qui annule toutes poursuites contre mon frère.
FRÉDÉRIC
Est-il possible ?
L OFFICIER , examinant l'ordre.
C'est parfaitement juste, [aux soldats. ) Nous pouvons nous retirer.
BICHEPANSE.
Un moment, messieurs, vous ne nous quitterez pas ainsi. Thérèse! vite, du bordeaux, du Champagne, toute ma cave!
HENRIETTE
Oui, messieurs, j'espère que vous accepterez.
l'officier 5 à Richepanse.
Madame votre épouse est fort aimable
^^ richepanse.
Laissez c^c ma femme tranquille. Ah ! quel bonheur quand on a cru être... et qu'on se trouve au contraire... (à sa femme.) Femjne céleste ! me pardonneras-tu ? ^
HENRIETTE, froidement.
Je ne le devrais pas, inonsî-^vj r^-u accordez d'abord It main de votre nièce à mon frère, et nous veriuna. ^\
RICHEPANSE, à part.
Il n'y a pas à hésiter; si elle voulait se venger... diable! ( à Frédéric.) Touchez là , mon neveu ; monsieur Camus aura un pied de nez. ( à sa femme. ) Allons , bohone, embrasse ton pauvre louîou, ton gros chat... ( à Potelqalest dan^ un coin. ) Eh bien ! mon vieux Potel, quand je te disais que tu étais stupide avec tes idées...
poiEL, d demi-voix.
Qui sait, monsieur? il y en a peut-être un troisième î du tems de ma pauvre femme...
RICHEPANSE , rlvem'ent.
Veux-tu me faire un plaisir, Potel ? Va-t-en au diable avec ta femme ! «