‹ La chenille de l'hémérocampe (la chenille houppée à taches blanches) et les moyens de la détruire sur les arbres d'ombrage et de verger [microforme]Chapitre 2 sur 9 · C. GORDON HEWITT, Entomologiste du Dominion · texte numérisé non relu

C. GORDON HEWITT, Entomologiste du Dominion

* e | Len La CHENILLE DF L'HÉMÉROCAMPE.—1, tas d'œufs attaché à un rocon; 2, chenille dévorant une feuilie; 3, papillon femelle et tas d'œufs fratchement déposé; 4, papillon mâle. Les fig. 1, 2 et 3 sont extraites du bulletin 312, Station agronomique de Geneva.

(Hemerocampa leucostigma S & A.)

Par J. M. Swains, chargé des insectes nuisibles aux forêts, division de l’entomologie, Ministère de l'Agriculture, Ottawa, Ont.

Depuis longtemps déjà, on reconnaît que les chenilles houppées de l’hémérocampe comptent parmi les pires ennemis des arbres d'ombrage à feuilles décidues dans nos villes de l'Est. L'espèce est indigène à l'Amérique du Nord; elle se rencontre sur ces arbres presque partout et pendant toute la saison, en nombre variable. Périodiquement, ces chenilles deviennent extrêmement nombreuses, surtout autour de nos villes; elles dépouillent de leurs feuilles un grand nombre de nos plus beaux arbres d’ombrage, les défigurant ainsi complètement et les affaiblissant beaucoup.

La dernière invasion dans l'Est du Canada s’est produite entre 1903 et 1911, s'étendant de la Nouvelle-Ecosse jusqu’à l’ouest de l'Ontario, mais les villes qui bordent les grands lacs, le fleuve St-Laurent et le rivage maritime, en ont plus souffert que les autres. A Ottawa, par exemple, l'irruption n’a pas été considérable et les œufs ne sont pas plus nombreux que d'habitude cette année. Cette très grave invasion a été finalement et subitement enrayée par des insectes parasites pendant l'été 1911, et depuis cette époque la chenille houppée ne s’est rencontrée qu’en nombre relativement restreint. Mais la saison dernière, elle est redevenue très abondante dans plusieurs villes, et les nombreux tas d'œufs que l’on aperçoit actuellement sur les troncs des arbres donnent la crainte qu’une invasion considérable ne se produise, et notamment à Moncton, Montréal, et Toronto. Cette chenille est un fléau spécial des villes, mais elle cause des dégâts un peu partout, lorsqu'elle pullule. C’est un ennemi important des pommiers, elle dévore les jeunes fruits aussi bien que les feuilles. On devrait pouvoir : une lutte vigoureuse et bien conduite, l’hiver et le printemps prochains, , venir une grande partie des ravages dont ce fléau nous menace,

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