V. Cheval
Harpe. Était surtout l'instrument à l'usage des jongleurs irlandais et bretons, 655, n.
— Harpes à 22 cordes, etc., 655, n.
Hastings (Bataille d'), 743 et n.
Haubert, chemise de mailles qui, au xne siècle, ne descend que jusqu'aux genoux, qui est fendue devant et derrière et qui est munie d'un capuchon de mailles enserrant toute la tête et ne laissant voir que les yeux, le nez et labouche, 321. Cf. lesfig. 131, p. 715; 43, p. 321; 49, p. 330.
— *Le haubert a remplacé la broigne ou brunie : « ]I1 vest la broigne vielle d'antiquité. »
{llenis, B. N., fr. 19160, f° 79.) — Différence essentielle entre la broigne et le haubert.
— La broigne était une tunique de cuir ou d'étoffe grossière sur laquelle étaient cou-
sus des anneaux, des plaques ou bandes métalliques; le haubert consiste en anneaux ou mailles qui entrent les uns dans les autres, sans qu'il y ait besoin d'étoffe ou de cuir en dessous, 716, n.-717, n. — Labroigne descendait jusqu'à mi-jambes; le haubert, dérivé de la broigne, descend plus bas que le genou en certains monuments du xn" siècle,
718, n. — L'usage du haubert se généralise durant la première moitié du xne siècle, 717, n. — Façon dont onrevêt le haubert : il s'enfile, comme une chemise, par le cou, 322.
— Matière du hauhert : mailles fines et serrées; mailles doubles (hauberts doubliers) et triples. Ces mailles sont d'abord blanches et plus tard vernissées en diverses couleurs, de sorte qu'il y a de3 armures blanches, rouges, noires, vertes, azurées, 718, n., 719. Cf. 321. — Les princes et les grands seigneurs font dorer leurs hauberts,
719. — Ce que c'est que le haubert jazerenc. Comme quoi il est surtout réservé aux chefs, aux ducs, aux comtes, 716, n., 717, n.— Manchesduhaubert.
Elles s'arrêtent au poignet; mais, dès la seconde moitié du xne siècle, les mains ellesmêmes sont couvertes de
mailles, 719, n., fig. 34.— Fentes du haubert, généralement pratiquées sur le devant et sur le derrière, parfois latéralement, tantôt des deux façons à la fois, 719, n., 720.
(La fig. 130, p. 713, donne une idée exacte du premier mode de fentes.) — Capuchon du haubert, 720, n. — Plastron du haubert, sa position, sa forme ; il tombe en désuétude dès la seconde moitié du xii" siècle, 720, n. — Haubert débordé au bas et aux manches par la chemise ou le bliaut. (L'effet de la jupe flottante est bien rendu dans les fig. 133, p. 718, et 134, p. 719.) — Broderies grossières en fils d'archal dont le haubert est parfois orné :
ces broderies s'appellent safre, et les hauberts ainsi ornés sont des hauberts safrês, 719. — La remise du haubert constitue à l'origine un des rites de l'adoubement, 270.
— Le haubert a été d'abord réservé aux chevaliers et interdit aux écuyers, 198.
Haute-lisse (Tapisserie de), 607-610 et n.
Hautelisseurs. — Leur corporation était, en 1302, de fondation toute récente, 609 n.,
Hautemise, épée de Turpin, de Gaufrey, 708, n.