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des sables et des cailloux ou pierres à feu. Mis en fusion parle moyen d’un alcali, comme la potasse ou la soude, elle forme le verre.
De tous les métaux, le fer est le seul dont nous nous orcuperons dans eet ouvrage, vu son utilité ét le rôle qu’il joue dans la végétation des plantes et la vie des animaux.
Le FER, qui est sans contredit le plus utile des Métaux, a été répandu sur la terre en grande profusion par l’Auteur de toutes choses. Ce thétal a une tiès grande affinité ou tendance à se combiner avec l’oxigène en différentes proportions; il forme alors des oxides ou terres. C’est en cet état qu’on le trouve généralement et que ses mines forment quelquefois des 1nasses énormes et iné puisables. Les sables ferrugineux se reconnaissent aisément au moyen d’uu acier aimanté, qui ée couvre, lorsqu'on l’y plonge, de particutes de fer. Les ciseaux à fioid des forgerons peuvent souvent servir à cet usage, vu qu'ils sont généralement aimantés par la percussion. Pour tirer le métal de ses oxides, on fait chauffer fortement le minerai ou fhine de fer. Le soufre, l’arsenic et d’autres substances volatiles se dégagent dans l’air, On le mélange alofs nvéc du charbon et de la chaux, et on le souinet à la chaleur élevée d’un fourneau. Le charbon aüsorbe l’oxigène à mesure qu’il se sépare du minerai ; la chaux s’empare de la g'aise, du sable et des aut'es impuretés ; te
métal, qui est plus pesant, coule au fond de la fournaise, d’où on le laisse sortir par un trou. Ce métal est la fonte de fer. En le chauffant de nouveau et en le battant on l’adoucit et le transforme en fer malléable ou forgé.
Lorsqu'on laisse le fer exposé à l'humidité, il se couvre d’un oxide rouge qui n’est autre chose que la rouille ; le fer s’est emparé de l’oxigène de l’eau. C’est le seul métal qui prenne feu par le frottement avec un caillou.
Le fer, tenu longtemps à une grande chaleur dans le charbon de bnis pulvérisé, se transforme en acier ; il devient fusible et forme alors l’acier fondu (cast steel). On peut distinguer l’acier du fer en y mettant une goutte d’eau-forte ; si c’est du fer, l’acide forme un tache rougeûtre, si c’est de l’acier, la tache sera noire ; cette dernière couleur est due au charbon que l'acide ne dissout pas. Une goutte de thé vertet le jus d’une pomme produisent le même effet sur les couteaux d’acier.
La plombagine, qu’on appelle improprement mine de plomb à cause de sa couleur et dont on fabrique les crayons, n’est pas autre chose que du fer combiné avec du carbone en forte proportion, On s’en sert pour polir les objets de fonte et les garantir de la rouille ; avec de la graisse, elle forme un bon enduit pour les roues de voiture,
Certaines sources d’eau contiennent du fer en solution et s’appellent en conséquence ferrugineuses, L'on a découvert que la couleur brune
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| ou rougeâtre, qu’on remarque souvent au fond des À mareset de certains cours d’eau, provient de la 4 peau ou enveloppe de très petits êtres vivants ou animalcules, et qu’elle est composée en grande : partie de fer. Ces animaux sont invisibles à l’œil nu; mais on les aperçoit par centaines dans cha- { que goutte d’eau de rivière ou de marais. Dans .. certains districts, ces armures ou dépouilles se sont 4 accumulées en masses considérables, et forment des couches immenses de minerai de fer que « l’homme exploite à son tour pour ses besoins. 4} Ainsi c’est au travail, à la vie, à la décomposi- « tion de ces êtres invisibles que nous devons les | amas de ce métal précieux au moyen duquel : nous accomplissons de si grandes choses. Com- 4, ment ne point admirer de plus en plus l’inépuisa- 4 ble sagesse de la Providence qui fait concourir au grand œuvre de la création des êtres dont l’infinie petitesse doit nous surprendre autant que l’immensité de l'univers !
Le fer se combine avec un acide (l'acide gallique) contenu dans l’écorce de certains bois comme le chêne, etc., et forme une couleur noire qui n’est autre chose que le principe de l’encre à L. écrire, que l’on retient suspendu dans l’eau pour A s’en servir au moyen d’un peu de gomme. La | couleur noire se donne au cuir, de la même ma- … nière, par la couperose verte qui est un sulfate de … fer, c’est-à-dire, du fer combiné avec du soufre « et de l’oxigène. C
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C’est à la présence du fer dans le sang qu'est due en grande partie la couleur rouge de ce liquide, et c’est sa combinaison avec l’oxigène dans les poumons qui entretient, en grande partie, chez les animaux la chaleur naturelle. Le sang vient dans les poumons se mettre en présence de l’air. Le fer, que chaque globule contient, s’empare de loxigène de l'atmosphère et, par conséquent, d’une partie de sa chaleur ; il s’oxide, se rouille, pour ainsi dire. Le sang contient, en outre, du carbone que lui ont fourni les aliments ; ce carbone vient en même temps que le fer s’oxider, se brûler aux poumons, puis il s’en retourne par les artères porter dans le reste du corps la chaleur et la vie. On conçoit alors que l’air que nous renvoyons à chaque expiration contient plus d’azote et de carbone oxidé que d’oxigène. Les poumons sont donc le poêle du corps des animaux,
Le fer du sang ainsi oxidé est d’un rouge vif Jorsqu’il part des poumons par les artères ; lorsqu’il revient au cœur par les veines, il est noir et plus froid, et a besoin d’une nouvelle provision d’oxigène qu’il trouve encore aux poumons. Le cœur, dans cet admirable pareil, fait les fonctions d’une pompe qui ne se repose jamais et ne s’arrête qu’à la mort; c’est lui qui pousse le sang, avec une force prodigieuse, à travers les artères et une mültitude de petits vaisseaux qui charrient ainsi, dans les parties du corps les plus éloignées, la
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© chaleur, la nourriture et la force. Dans l'hiver, À lecorps perd plus de chaleur qu’en été ; mais, « comme l’air froid est beaucoup plus compact, plus serré que l’air chaud, il en arrive davantage aux | poumons à chaque respiration ; de cette manière il y & compensation, et le corps conserve une température égale dans tous les climats et en toute % saison. De même, lorsque des mouvements violents, comme la course, par exemple, demandent © un plus grand déploiement, une plus grande dé- + pense de force, le sang circule plus vîte, la respi- { ration devient de plus en plus rapide, et la diffi- 4! culté de continuer plus longtemps cette augmen- A tation de fonctions vitales vient b'entôt avertir à l’homme qu’il est temps de cesser des efforts dangereux pour l’équilibre de son système.
1 Par ce que nous venons de voir plus haut, il est © évident qu’une quantité considérable d’air est né- « cessaire à la respiration des hommes et des ani- " maux ; celui qu’on renvoie à chaque seconde ne peut plus soutenir la vie et devient par conséquent © malsain, ce qui explique l’oppression et la fatigue qu’on ne tarde pas à éprouver au milieu d’une . foule entassée dans un espace étroit. Il faut donc avoir soin de bien entretenir la circulation « de l’air dans les chambres à coucher et dans les endroits où se tiennent un certain nombre de pere … connes. Les étables, où l’on renferme trop bien « les animaux, eont souvent malsaines faute d’air.
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