‹ La chimie agricole mise à la portée de tout le monde [microforme]Chapitre 6 sur 34 · LA CHALEUR.—LA LUMIÈRE.—L'ÉLECTRICITÉ · texte numérisé non relu

LA CHALEUR.—LA LUMIÈRE.—L'ÉLECTRICITÉ

Après avoir indiqué les avantages que procure l'étude des sciences en général et de la chimie en particulier, je vais passer en revue, en aussi peu de mots que possible, dans le présent chapitre et dans ceux qui suivront, les substances qu’il est nécessaire de connaître pour comprendre le phénomène de la végétation.

Tous les corps subissent l’influence de fluides ou d’agents qu’on appelle impondérables, parce qu’on ne peut découvrir qu’ils aient du poids comme tous les autres corps,

Ces agents sont au nombre de trois : le calori. que ou la cause de la chaleur, la lumière et l'électricité.

La principale source de chaleur est le soleil, Il y en a d’autres, comme le frottement, la per-

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Si on mélange de l’eau avec de l’esprit-de-vin

| ou avec un acide,comme l’huile de vitriol;il y aura * de la chaleur produite. Si l’on a mis un demiard ï de chaque liquide, le tout ne formera point une chopine ; un des deux corps aura donc pénétré

l’autre, la chaleur qu’ils conténaient se trouve réduite à un plus petit espace, et, mise en liberté, : devient sensible. Un morceau de bois qui brûle ! émet de la chaleur, parce qu’il y a combinaison

4 « d’une portion de l’air extérieur avec des parties . de ce bois. Ainsi, si l’on pèse les cendres, la | fumée et tout ce qui s’est produit ou séparé

é pendant la combustion d’un morceau de bois, on

| trouve que le résidu total est plus pesant que

| n’était le bois lui-même,de sorte que rien ne s’est

à per: tout a été remis à la nature pour servir à

a végétation de nouvelles plantes. La chaleur

© des animaux provient de la respiration et de la … digestion ; ! l’air, l’estomac une partie des aliments, exécu- & tant ainsi une sorte de combustion qui fournit à … la fois et la chaleur et la nourriture destinées à £ remplacer la substance que le corps perd par le

les poumons absorbent une partie de

mouvement et la chaleur que l’air extérieur lui

” enlève.

Les forgerons enflamment une allumette sur un

morceau de fer violemment frappé à froid. Lex

sauvages se procurent du feu par le frottement rapide de deux morceaux de bois. On est obligé de graisser les roues des voitures pour diminuer le frottement et empêcher qu’elles ne prennent feu.

La chaleur tend toujours à se mettre en équilibre, c’est-à-dire à passer du corps qui en a lé plus à celui qui en a le moins.

Le froid n’est pas un fluide particulier, ce n’est que la diminution de la chaleur. La sensation du froid est produite sur la main par le passage de la chaleur de la main au corps moins chaud qu’elle touche ; un morceau de fer semble plus froid qu’un morceau de bois, parce que le fer prend la chaleur plus vîte que le bois. La sensation du chaud est causée par le passage de la chaleur à la main. Si l’on tient pendant quel-

ue temps une main dans de l’eau chaude, l’autre A de l’eau froide, et qu’on les plonge ensemble tout-à-coup dans de l’eau tiède, on éprouvera les deux sensations du froid et du chaud à Ja fois.

La chaleur rend la plupart des corps liquides ; les uns en demandent plus que d’autres. L’eau est liquide à la température ordinaire, mais se change en glace lorsqu'une partie de sa chaleur Jui est enlevée. Les métaux ne deviennent liquides qu’à des températures élevées.

La chaleur augmente le volume des corps, et ceux-ci en se refroidissant reviennent à leur premier état. Les charrons profitent de ce principe

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Ls solide mieux ensemble les parties qu’il enveloppe.

aussi bien que ceux qui ne le sont pas.

4 pour cette raison qu’un vêtement de laine est plus * chaud en hiver, plus frais en été que s’il était de | toile, | certains ustensiles de métal des poignées de bois.

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Les corps poreux ne conduisent pas la chaleur C’est

C’est pour la même raison qu’on met à

Les liquides ne conduisent pas bien la chaleur

# et ne s’échauffent que difficilement, à moins que

la chaleur ne soit appliquée au bas des vaisseaux qui les contiennent. La partie chauffée s’étend

+ alors, devient plus légère, monte à la surface et

” sur le mouvement de la chaleur.

: sorbe et renvoie moins vite la chaleur que le noir,

| fait place à d’autres qui se réchauflent à leur tour.

L’air agit d’une manière semblable autour

» d’un poêle dans un appartement ; c’est ce qui - fait dire incorrectement que la chaleur monts : toujours.

La couleur et la surface des corps influent aussi Le blanc ab.

uû corps poli beaucoup moins qu’un corps mat. Par conséquent, si la neige empêche la terre de se réchauffer aux rayons du soleil, elle l’empêche bien mieux encore de se geler à une aussi grande profondeur qu’elle le ferait sans cela Une maison blanche est plus fraîche en été, plus chaude en hiver qu’une maison de couleur

foncée. Un liquide se refroidit moins vite dans un vaisseau de métal poli que dans celui qui ne l’est pas, Une feuille de fer-blanc poli garantira mieux une cloison de la chaleur d’un poêle qu’une feuille de tôle.

Les liquides chauffés à un certain degré se réduisent en vapeur avec. force, et peuvent être condensés, c’est-à-dire, revenir à leur premier état par le refroidissement. C’est cette faculté qu'on met à profit dans les machines à vapeur. C’est elle aussi qui, par la cuisson, fait rompre les petits vaisseaux où sont contenus les différents sucs des plantes, les fait mélanger entr’eux, et leur donne ainsi des qualités que séparées ils n’ont point. Rien ne ressemble moins à uns Done ie (patate) cuite que celle qui ne

est point.

Les liquides ne se mettent pas en vapeur au même degré de chaleur; cela permet de lès séparer, par la distillation à différentes tempéraiures, dans des appareils disposés pour cela.

La LUMIÈRE est sujette aux mêmes lois de réfraction que la chaleur. Les principales sources de lumière sont le soleil et les étoiles fixes. La combustion de différentes substances produit la lumière comme la chaleur. Enfin, on peut dire que toute chaleur poussée à un degré suffisant d'intensité produit la lumière. La lumière du soleil exerce uns influence toute puissante sur la végé-

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