SÉLECTION ET RÉCOLTE DE MÉDICAMENT
approfondie de la pathologie comparée, a établi un autre mode de traitement,Ia sérothérapie, due à Richet et Héricourt. Mais son étude ne touche plus que par son but à la pharmacologie; elle appartient tout entière au domaine de la biologie; elle est donc une conséquence des phénomènes vitaux.
| 2. — Sélection et Récolte des Médicaments.
Les substances médicamenteuses tirent leur origine, soit du règne inorganique, soit du règne organique. Ce sont ces dernières surtout que le pharmacien choisit et récolte, les autres lui étant fournies par la grande industrie chimique. Les matières animales tenaient une grande place dans l'ancienne pharmacopée. On s'imaginait que les animaux devaient fournir les remèdes les plus héroïques : l'homme par-dessus tout était susceptible de donner les médicaments les plus précieux.
Lémery vantait l'efficacité de la poudre de crâne humain et recommandait surtout l'emploi de celle qui provenait d'une personne ayant péri de mort violente.
Linné préconisait encore dans sa « Matière Médicale » là graisse de chat sauvage et l'huile
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de petit chien. Le Codex de 1866 conserva les vipères dans la thériaque.. Des animaux sont cependant par eux-mêmes, ou par les produits qu'ils donnent, d'une réelle efficacité.
L'huile de foie de morue est utile par l'iode qu'elle contient ; c'est un reconstituant et un fortifiant énergique. Les morues pêchéesà Terre- Neuve ou sur les côtes d'Islande sont éventrées et leurs foies mis à part ; autrefois, ces foies étaient abandonnés à la putréfaction, dans des tonneaux au soleil ; le produit ainsi obtenu était malheureusement acre, souvent nauséabond, légèrement acide.
Aujourd'hui, en Norvège et en Danemark, on place les foies des morues dans dès cuves à double fond, portées aune douc« température, au moyen de vapeur d'eau. Les liquides qui s'écoulent sont alors jaunâtres et infiniment moins désagréables au goût.
Les insectes vésicants analogues aux fourmis agissent par leur venin ; les sangsues, opérant une succion énergique, • provoquent des saignées plus ou moins abondantes. D'autres animaux ou produits biologiques, ayant pour origine certains de leurs organes, sont encore connus autrement que de mémoire : la poudre de cantharide, le castoréum, le sucre de lait, le lait lui-même, sont encore des médicament em*
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ployés. Le blanc de baleine, le beurre, la cire, le miel, le suif ne servent que comme supports à des médicaments actifs.
Mais, dans notre Codex, nous trouvons encore l'ambre, la bile de bœuf, la corne de cerf, la poudre de corail, les escargots, qui nous sont restés des anciens alchimistes.
1 Nous y trouvons même encore , des remèdes populaires : les yeux d'écrevisses, qui • sont de petites granulations calcaires ou chilineuses, trouvées dans les estomacs de ces crustacés.
Les cloportes ou les scinques, sortes de lézards africains, ne sont peut-être pas d'une bien grande efficacité. Les toiles d'araignées sont toujours, hélas ! indiquées pour arrêter les hémorragies.
L'étude des phénomènes vitaux de notre organisme a révélé l'existence d'un grand nombre de corps jouant, dans la digestion, par exemple, un rôle fondamental : la pepsine, la pancréatine, extraites du tube digestif des animaux, serviront de remède à ceux chez lesquels on aura reconnu l'absence de ces produits.
On peut tout aussi bien, d'ailleurs, remplacer le suc digestif, la pepsine, par les produits de la digestion, les peptones; pancréatine, pepsine, peptones sont des produits pharmaceutiques don t l'importance devient indiscutable.
Le règne végétal fournit des produits qu'il serait trop long d'énumérer, nous n'avons qu'à rappeler toutes les simples, toutes les plantes médicinales si fréquemment employées.
| 3. — Médicaments simples.
Les médicaments simples - sont, en général, des espèces chimiques pures que Ton rencontre dans le commerce, dont le pharmacien n'a qu'à vérifier la pureté et dont la préparation est tout entière fournie par l'industrie des produits chimiques.
L'acide chlorhydrique est employé comme eupeptique, ce qui est logique puisqu'il existe dans le suc gastrique.
L'acide sulfurique est un caustique énergique.
L'acide arsénieux peut être employé comme fortifiant : les maquignons le donnent à leurs vieux chevaux pour leur rendre, au moment de la vente, un poil luisant et une vigueur du jeune âge. Pareillement, les femmes d'Orient absorbent de l'acide arsénieux pour favoriser le développement d'un embonpoint fort prisé en Turquie et pour donner plus de brillant à leurs cheveux. De même, les alpinistes absorbent de l'acide arsénieux, qui, activant leur respiration, permet des ascensions moins pénibles.
L'acide borique est un antiseptique si répandu et si anodin qu'il est presque sorti du domaine médical pour entrer dans celui de l'hygiène domestique.
Les sels métalliques sont peut-être les corps les plus employés. Le chlorure de potassium fut longtemps employé contre les fièvres ; il portait alors le nom de sel fébrifuge de Sylvius. Le chlorure de sodium, le sel marin ordinaire, à la dose de 3o ou l\o grammes, devient purgatif.
Cette action est bien plus manifeste avec les sels •de magnésie ou avec le sulfate de soude. Ce sont ces sels que Ton rencontre dans les eaux purgatives. Le médecin et le vétérinaire en ont appliqué les principes actifs au traitement des embarras gastriques. -
Le perchlorure de fer est un hémostatique puissant. Le bichlorure de mercure ou sublimé corrosif est l'antiseptique par excellence, mais son emploi inconsidéré est des plus dangereux, étant donnée sa terrible toxicité.
Le bromure de potassium est un calmant ; Fiodure est un fondant.
Parmi les sels plus complexes, le nitre peut être employé comme diurétique ; le chlorate de potasse sert à faire des pastilles contre le rhume ; les phosphates et glycéro-phosphates de chaux sont plus ou moins employés contre l'anémie ;
le nitrate, d'argent, étant corrosif, . peut servir pour brûler et détruire des excroissances de chair; c'est la pierre infernale.
Les produits organiques sont tout aussi employés que les produits minéraux. Le vinaigre, ou acide acétique, est d'un usage fréquent comme dissolvant, les acétates ne servent guère qua contre les syncopes : oesont les sels anglais. L'acide tartrique donne des sels complexes, dont le plus connu est l'émétique, tartrate d'antimoine dont nous avons déjà parlé. L'acide citrique et les citrates servent à faire des limonades. L'acide valérianique et les valérianates sont employés comme calmants énergiques.
Gomme dissolvants, l'alcool et la glycérine sont d'un usage journalier; l'éther ranimera un malade; l'éther et le chloroforme serviront à endormir ceux dont l'état nécessite une intervention chirurgicale.
Parmi les antiseptiques, viennent se placer le phénol et le thymol. Tous deux, caractérisés par leur odeur, ne doivent cependant être employés qu'avec les plus grandes précautions; le thymol surtout est un toxique énergique.
A côté d'eux vient se ranger l'iodoforme, si précieux dans le pansement des plaies.
La créosote est le meilleur antiseptique que l'on ait encore trouvé contre les bacilles de la
tuberculose; c'est celui qui, pénétrant dans l'organisme, peut le mieux enrayer les progrès de la maladie. Enfin, il y a une dizaine d'années que M. Thiéry, chirurgien de la Pitié, a montré contre les brûlures toute l'efficacité de l'acide picrique. La dernière classe d'éléments organiques jouant un grand rôle en pharmacie est celle des alcaloïdes végétaux . Ce sont des corps azotés, rappelant, par un grand nombre de propriétés, la soude, la potasse ou l'ammoniaque, mais qui, en outre, jouissent de propriétés physiologiques remarquables; ce sont ces propriétés que l'on a appliquées en pharmacie. La quinine est le fébrifuge par excellence ; c'est de beaucoup le remède le plus efficace contre les fièvres des pays chauds. On l'extrait de l'écorce d'un arbre des tropiques. Les quinquinas poussent surtout en Amérique, et la légende rapporte que les Incas les auraient de tous temps employés. Cependant, Humboldt assure que les Européens seuls découvrirent ses propriétés. Ce n'est que vers le commencement du xvn e siècle qu'on l'introduisit en Europe pour la première fois. La comtesse Del Cinchon, femme d'un vice-roi du Pérou, aurait été guérie d'une fièvre intermittente par l'emploi dece remède inconnu jusqu'alors. Elle en envoya, dit-on, une certaine quantité en Espagne vers Tan 1640. On donna à ce quinquina en poudre
le nom de « poudre de la comtesse » et ce n'est que sous cette forme que pendant longtemps le quinquina fut exclusivement connu. La même année les jésuites de Rome en reçurent de leurs Missions d'Amérique un envoi considérable qu'ils distribuèrent à leurs confrères d'Italie. De là, nouveau nom de l'agent thérapeutique : c'était la poudre des Jésuites. Les Indiens du Pérou désignaient les arbres à quinquina par le mot « Kin-Kin » ; de là, on a fait quinquina, et Linné, lorsqu'il étudia les végétaux qui le fournissent, donna, à la famille végétale qu'il créa pour eux, le nom de Ginchonées, en souvenance de la comtesse Del Cinchon .
Le quinquina est un arbre toujours vert à grandes feuilles, à fleurs roses et odorantes, dont la forme et le parfum rappellent nos lilas. Quelques-uns atteignent une grande hauteur; c'est sur le versant oriental des Andes, entre 2000 et 25oo mètres au-dessus du niveau de la mer, qu'on les rencontre le plus fréquemment. Le « cascarillero » cherche au milieu, de la forêt vierge le bouquet de quinquina, la manchas y qu'il distingue au loin par la couleur de son feuillage. L'arbre est alors abattu et dépouillé ; l'écorce, enlevée par lanières de 4 à 5 décimètres de longueur et de huit à dix centimètres de largeur, est abandonnée au soleil ; lorsqu'elle est dessé-
chée, on latrie et on l'emballe. En Europe, les quinquinas ont des valeurs commerciales différentes. Les quinquinas gris, jaunes et rouges, appartenant à des arbres de genres différents, doivent tous néanmoins leurs propriétés thérapeutiques à deux alcaloïdes, la quinine et la cinchonine. Ils ont été découverts en 1820 par Pelletier et Caventou, et, depuis ce temps, on a presque toujours, au moins comme fébrifuge, remplacé le quinquina par la quinine. pure ou plutôt par ses sels: le chlorhydrate ou le sulfate de quinine. Néanmoins, pendant des années, le quinquina a été employé comme tonique et comme astringent et il n'y a pas encore bien longtemps que le vin de quinquina était un des remèdes à la mode; il a dû maintenant céder le pas à des produits similaires qui ne sont ni meilleurs, ni plus mauvais.
L'opium est extrait du pavot somnifère. C'est une substance solide, flexible, jaune, brune ou rougeâtre, brûlant au contact d'une bougie; il est tellement employé en matière médicale, lui ou ses constituants, que c'est peut-être le médicament le plus courant. On l'emploie pour combattre l'insomnie, pour calmer les douleur?, pour diminuer la sensibilité exagérée qui accompagne la plupart des maladieè; c'est un remède puissant contre les névralgies; pris à
doses élevées, l'opium agit d'abord comme stimulant, exaltant les fonctions intellectuelles, déterminant une sorte d'ivresse suivie d'un sommeil profond et agité. Les peuples d'Orient sont la proie de la passion incurable, et nécessairement fatale, de l'abus de l'opium. Les Chinois, se plongeant dans l'ivresse opiatique, y trouvent un charme des plus puissants, mais il ne tardent pas, soit qu'ils mangent ou fument le funeste poison, à voir s'éteindre leurs facultés intellectuelles. Ils tombent rapidement dans un effrayant marasme qui les achemine lentement vers la mort. A haute dose, l'opium est un toxique des plus violents.
Il doit ses propriétés à la morphine, à la codéine et à la narcotine qu'il contient ; c'est surtout la morphine qui est employée médicalement; c'est un palliatif qui, s'il ne contribue à la guérison, procure au moins aux malades quelques heures de repos. Peu à peu, l'Europe a cédé au même entraînement que l'Extrême- Orient ; la même ivresse a eu des adeptes : le Chinois fume l'opium, l'Européen se pique à la morphine.
Ce sont les mêmes symptômes et les mêmes conséquences: le visage s'amaigrit, devient d'une pâleur de cire, et la mort est nécessairement l'issue de la morphinomanie.
A côté de l'opium, vient tout naturellement le tabac, contenant des alcaloïdes analogues, la nicotine pure. Certes, la plante de Jean Nicot n'avait pas, dans les premières années qui suivirent son introduction en Europe, un usage bien répandu. C'est à peine si, au début, quelques seigneurs prisaient la feuille séchée de 1' « Herbe à la Reine ». C'était en effet Catherine de Médicis qui en avait introduit l'usage en France, et ce fut l'origine de ce nom. Par la suite on fuma, puis on mâcha la feuille préparée. Aujourd'hui, il n'est pas jusqu'aux habitants de l'Océanie qui n'usent et n'abusent du tabac.
Ce fut, tout d'abord, une panacée et ce n'est plus maintenant qu'une habitude. Autrefois, observant que l'usage modéré de cet excitant aidait aux fonctions cérébrales, on l'employa dans toutes sortes de maladies et sous toutes les formes. Aujourd'hui, on se nicotinise régulièrement avec les feuilles de la nicotiane et on lui a attribué, peut-être avec raison, une foule d'affections plus ou moins graves : congestions cérébrales, vertiges, altérations des fonctions digestives, paralysie des extrémités inférieures, enfin et surtout silence du cœur et de tous l'appareil circulatoire : telles sont les maladies que les adversaires du tabac annoncent à tous les fumeurs.
La nicotine n'est donc plus un remède : ce n'est plus qu'un poison des races européennes.
D'autres plantes renferment encore des poisons d'une violence extrême ; ce sont les Strychnées, qui contiennent deux alcaloïdes dont l'un au moins délicat est un précieux médicament : la brucine et la strychnine, qui ne peuvent être employées qu'à des doses extrêmement faibles. Rappelons encore la digitaline, si précieuse dans les maladies du cœur, mais d'un emploi si délicat ; l'atropine, qui provoque la dilatation de la pupille ; la cocaïne, anesthésique partiel et local, qui permet de petites opérations chirurgicales sans trop de souffrance pour le malade; etc.
| 4» — Médicaments complexes*
C'est avec ces médicaments simples d'une part, avec des plantes ou des produits naturels, d'autre part, que le pharmacien prépare le médicament complexe. Les plus simples de tous sont évidemment les solutions.
Lorsque l'eau est le dissolvant employé, on a un hydrolat; dans l'alcool, un alcoolé ou une teinture; dans le vin un œnolé; dans le vinaigre, un acétolé; dans la bière un brutolé.
Toutes ces classes comportent d'ailleurs des subdivisions : les hydrolats peuvent être faits à chaud ou à froid ; les tisanes, par exemple, sont des hydrolats bien connus, dont les plus pharmaceutiques et les moins familiales sont peut-être celles de miel, de gomme, d'orange ou de chiendent.
Lorsque Ton fait bouillir la chair des animaux avec de l'eau, on a des bouillons et là, la pharmacie fait place à la cuisine. Mais le bouillon de veau et celui de limaçon rentrent encore dans le domaine officinal.
Enfin, les potions sont des médicaments magistraux: tisanes, apozèmes, bouillons ont des préparations réglées par le Codex. La potion est laissée au bon plaisir du médecin ; c'est donc un médicament magistral, puisqu'il ne se fait que d'après une ordonnance.
Les alcoolés sont déjà moins banals. Si la teinture d'aloès n'est plus d'un emploi bien fréquent, la teinture d'iode, au contraire, est de plus en plus répandue. Le laudanum de Sydenham est encore un alcoolé, dissolution d'opium, de safran, de cannelle, etc.. . dans de l'alcool. Enfin lorsque l'on fait macérer des plantes fraîches, on a une alcoolature.
Les vins médicinaux sont presque des vins de fantaisie. Le Codex donne des formules pour
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la préparation du vin d'absinthe ou du vin de Colombo ; des spécialités pharmaceutiques ont fait connaître les vins de quinquina ou de kola les plus divers.
Des médicaments nécessitant des préparations plus compliquées sont ceux que Ton obtient par distillation. Après avoir mélangé, en proportions convenables, l'eau et la matière première du médicament, on distille et on recueille les produits de cette distillation; on a ainsi des eaux distillées, telles que l'eau de laurier cerise.
Si Ton a distillé une plante possédant un produit particulier non miscible à l'eau, et si ce produit est une huile qui vient nager à la surface et se sépare, par conséquent, nettement du reste de la masse, on obtient une essence ou une huile essentielle.
Enfin, si nous faisons passer les vapeurs d'un dissolvant, de l'alcool, par exemple, sur la matière première, de telle sorte que ce soient toujours les mêmes vapeurs et le même liquide qui repassent constamment dans l'appareil, nous obtenons un extrait ou un alcoolat.
Les sirops ou saccharolés sont des dissolutions de sucre, renfermant un principe actif. Le sirop de fleur d'oranger, le sirop de groseilles, celui de goudron, celui de gomme sont employés tous ltt s jours. Le sirop d'ipéca, renfermantle principe
MÉDICAMENTS COMPLEXES Io5
actif de l'arbre ipécacuanha, constitue un vomitif bien connu.
On peut,^ d'ailleurs, mélanger les matières actives à bien d'autres substances qui leur servent alors de véhicule. Les mellites sont à base de miel ; les pâles et les gelées, les tablettes, les pastilles, les pilules, les granulés sont des formes permettant de dissimuler facilement le mauvais goût d'un remède dont l'absorption devient ainsi moins désagréable. Les racines ou les fruits sont souvent transformés en des masses homogènes que Ton appelle alors des pulpes.
La pulpe de carotte ou celle de pruneau sont bien rarement employées de nos jours. Les racines et les écorces sont toujours transformées en poudre; les feuilles et les fleurs sont utilisées sous leur forme primitive pour la préparation des différentes tisanes ou potions.
Mais quelle que soit la forme médicamenteuse employée, toutes celles énumérées ci-dessus ne peuvent convenir qu'à l'absorption d'un principe actif.
Il arrive cependant que l'on n'ait pas besoin de faire absorber le remède ; il peut agir parfois par simple application sur la peau. Ce sont alors les graisses, la vaseline, la cire qui vont servir de support et permettre l'introduction dans l'organisme en facilitant l'absorption par la peau.