DANT UNE ROTATION QUATERNAIRE, PAR LA VENTE DU GRAIN ET DE LA VIANDE
Acide phos-
Azote. phorique. Potasse.
lbs Ibs. 1bs En fourrageant des navets. 68 498 0‘51 En vendant 38 boisseas”:
ii NE TNT 32:3 14.95 9°60 En FAFragonnt 3 tonnes de DR ddr at Vila dard ie: 109 6‘51 0‘52 En SE 28 boisseaux de FFOMOUÉ, 0, 30°8 1335 9:05 En fourr ice une 14 tonne do Dale cs 1'2 0.72 0:09 82'0 38'96 20:07 Déduction de l'engrais provenant («6 440 1bs, d'avoine et 700 lbs, de tourteaux 8e à à à AR Viet Tir 365 1274 10:70 Perte totale en quatre ans. 455 2622 837 Perte moyenne par an...... 11'4 956 234
La perte en poiasse est insiginfiante, et il n’y a pas lieu d'en tenir compte. Cependant, si la terre est pauvre
en potasseet qu'on ne donne pas de tourteaux au bétail
Dans ce tableau, on a supposé que les récoltes ont été consommées par des moutons et uu bétail de tous âges et non pas seulement par des animaux à l’ergrais,
on pourra compenser la perte en employant, pour les
fourrages 14 cewt. de kaïnite. Si l’urine n’est point
recueillie à l’étable et si le fumier a été exposé à la
pluie, les pertes de potasse seront plus grandes que ne
l'indiquent les chiffres du tableau. ! | On peut aisément compenser la perte en acide
phosphorique, même sans avoir recours aux tourteaux,
en faisant l'acquisition de 2 cwt. de superphosphate
pour les navets de Suède.
La perte en azote est, comme on voit, beaucoup plus considérable que celle en acide phosphoriqüe ou en potasse. Et les chiffres indiqués sont encore au-dessous de la réalité, car il n’a été tenu compte ni de l'azote perdu par le fumier, ni des nitrates enlevés au sol par les eaux de drainage.
Si nous admettons (et cette supposition n’a rien d’exagéré) que le fumier perd, soit à l’étable, soit sur le tas, la moitié de l’azote contenu dans les déjections, la perte annuelle d'azote s’élevera à 42 1bs par acre,
D'autre part, l& perte moyenne d'azote, par suite de l'entraînement des nitrates du sol n’est pas moindre, en Angleterre que 7 Ibs. par acre. Cette moyenne est même grandement dépassée quand l’année est pluvieuse. | 4
Fa parallèle, des pertes d'azote, nous devons mentionn r la proportion de cette substance apportée au sol pat les eaux de pluie, environ 4 Ibs. par acre, plus une quantité bien supérieure puisée sous forme d’ammoniaque dans l'atmosphère, par le sol et les plantes. L'apport par les plantes est suitout considérable dans
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la culture des légumineuses. Et si cette culture réussit, la récolte étant consommée sur la ferme, il n’y a guère à redouter l’appauvrissement en éléments azotés, avec la rotation que nous avons supposée.
Dans la rotation quaternaire, sur des terres fortes de Rothamsted, la quantité d'azote annuellement enlevée par les récoltes, pour une moyenne de quarante ans, a surpassé de 32 lbs. à l’acre la quantité apportée par l’engruis. Si, dans cette rotation expérimentale, nous admettors que les récoltes aient été identiques chaque année, il faudra conclure que ces 32 Ibs. d'azote manquantes, plus la quantité entraînée par les eaux de drainage sous forme de nitrate, ont été fournies chaque année par l'atmosphère et apportées, soit par la pluie, soiÿ bien plutôt par l'absorption directe faite dans l'air par le sol et les plantes.
La diminution ou l'augmentation de l'élément azoté dans le sol, dépend en grande partie du fermier. Il peut, s’il le veut, maintenir la terre bien pourvue, sans avoir à acheter d'engrais azotés, Pour atteindre ce but il doit porter son attention sur trois points :
le Diminuer autant qu'il est en son pouvoir, les pertes du fumier.
2e Atténuer l’entraînement par les eaux, pendant l'automne et l'hiver.
8e Mettre à profit la propriété que possèdent les légumineuses d’absorber l'azote de l'air.
Nous avons indiqué plus haut les soins à donner au fumier, Nous allons dire quelques mots touchant les deux autres points à observer.
Les pertes occasionnées par les pluies d'automne et d'hiver peuvent être prévenues en grande partie au moyen d’une culture intelligente, Avec la jachère, on aura avantage de semer de la moutarde de bonne heure en août et de l’enfouir en octobre avant l’ensemencement du froment. L’azote des nitrates est ainsi transformé en matière végétale et ne redoute plus l’entrainement par le drainage.
Une rotation convenable suffit parfois pour la conservation des nitrates ; ainsi, si l’on sème du trèfle avecdel'orge, cette orge restanten terreaprès la moisson de la céréale prévient l'enlèvement de ces principes azotés. Mais si, après du froment, on cultive de l'orge ou des navets, le sol cessera d’être protégé après la moisson du blé, et, avec un automne ou un hiver pluvieux, il y aura une grosse déperdition de nitrates.
Il est possible d'éviter cette déperdition en utilisant intelligemment les cultures en vert. Ainsi, il suffira de semer sur le chaume du froment de la moutarde ou des navets, de la navette, du seigle, du trèfle, des vesces, des pois, etc... et, suivant le cas, on enfouira la récolte à l'automne ou au printemps. Le but chérché ne sera point manqué, même si alors la végétation est peu avancée, car la plante est d'autant plüs riche en azote qu’elle est plus jeune; et ce but sera largement atteint si c’est une légumineuse que l’on a cultivée en vert.
Il existe aujourd'hui en Allemagne des cultivateurs qui n'apportent au sol aucun engrais azoté pendant leur rotation : Quand une céréale est sortie de terre
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ils sément sur elle une légumineuse ; celle-ci demeure après la moisson et ils l’enfouissent par un -labour profond à l'automne ou au printemps. Ces praticiens recommandent principalement pour ce mode de culture le lupin blanc, ou un mélange de trèfle alsike et de Bokhara, ou bien encore divers trèfles mélangés, rouge, alsike. Toutefois, la meilleure combinaison à adopter dépend de la nature du sol et du climat et elle doit être déterminée pour chaque région par des expériences comparatives.
Lorsqu'on veut retirer le plus de profit possible des sources naturelles de fertilité, on transforme le sol en prairie temporaire ou bien on fait suivre une plante verte par une autre, par exemple le trèfle incarnat (trifolium incarnatum) par des navets ; ou bien encore on cultive une légumineuse vivace pendant plusieurs années de suite, On diminue ainsi les pertes subies par l'exportation des grains,etlaterre reste pendant plusieurs années dans des conditions favorables à l'accumulation de l’azote dans le sol.
Nous avons supposé que, pendant la rotation, il n’a été exporté que Ja viande et le grain ; souvent il sera plus économique de vendre un plus grand nombre de produits et de les remplacer par des engrais commerciaux. Pour des terres fortes, la vente de la paille n'occasionnera pas une perte appréciable, tandis que, dans un sol léger, la perte en potasse et la diminution de la quantité d'engrais seront plus ou moins sensibles. La vente du foin ou des plantes-racines est beaucoup
plus préjudiciable à la fertilité des terres et, sauf pour