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RÉ S Été 1 : 118 1 : 465
Paille d’orge................ Sue 1 : 404 1 : 636 Paille defroment.............. : 1 : 409 1:
AR NES Fa 1 : 14'1 1 :100:5
Pour les données de la première colonne, on a supposé que tout l'azote de l'aliment s’y trouve sous forme d’albuminoïdes ; ce mode de procéder, quoique erroné, est
généralement suivi, Dans la seconde colonne, on n’a tenu compte que des albuminoïdes proprement dits ; dans la suite de ce traité, on s’en tiendra à cette dernière relation. Par suite, les amides se trouvent relégués
parmi les corps non albuminoïdes.
Le tableau ci-dessus fait ressortir d’une manière frappante la grande différence qui existe entre les divers aliments ; quant à la quantité d’albuminoïdes qu'ils renferment, elle est beaucoup plus grande qu’on ne l'avait supposé dans le principe, parce qu’on admettait alors que tout l'azote contenu dans les aliments y existait sous forme d’albuminoïdes. C'est ainsi que l’on considérait les betteraves et les navets comme des aliments riches en albuminoïdes, tandis que, en réalité, ils n’en contiennent qu'une très faible proportion. Cette extrême pauvreté en albuminoïdes digestibles d’une ration formée de racines et de paille hachée rend très avantageux l'addition de tourteaux ou de farine de légumineuses,
Ainsi employés, les tourteaux, les pois, les feveroles apporteront non seulement leur valeur nutritive mais surtout ils feront acquérir par leur présence, à la ration une valeur générale bien plus grande ; ainsi, ils rendront les hydrates de carbone des racines et de la paille propres à la formation des tissus. Si, d’un autre côté, l'animal est en pacage, ou bien, si on l’engraisse avec du foin de trèfle ou tout autre aliment riche en albuminoïdes, il est inutile d’avoir recours aux tourteaux ou aux fèveroles ; il sera plus économique de donner un supplément soit de maïs, soit de graines de céréales.
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Il va sans dire que la relation nutritive d’un aliment diffère avec les animaux, d’après le pouvoir digestif de chacun d’eux.
Ainsi, la même qualité de foin aura une relation nutritive de 1:9'1 pour le mouton et de 1:67 pour le cheval. Comme nous l'avons déjà dit, le cheval digère les albuminoïdes du foin, presqu'aussi bien que le mouton ; il digère moins bien les matières non azotées, D'où la conclusion que le foin constitue une nourriture plus azotée pour le cheval que pour le mouton. En composant les rations de façon à ce qu'elles contiennent une proportion d’albuminoïdes déterminée, on arrive à obtenir une alimentation plus économique.
Si l’on donne à une bête une ration moins azotée qu'il conviendrait, l'animal pourra ne pas en souffrir, à
Ja condition qu'il puisse absorber une plus grande
quantité d'aliments nauvres.
Nous étudierous dans le prochain chapitre les proportions d'albuminoïdes convenant le mieux aux diverses rations.
4—-Influence de La proportion d'eau.—La valeur nutritive des racines et de tous autres aliments riches en eau, est très souvent diminuée par le fait qu’une partie de la chaleur qu’ils produisent est absorktée pour élever cette eau à la température du corps de l'animal et pour en évaporer une partie par la transpiration. Chez les moutons, la proportion normale entre l’eau et la matière sèche est environ de 2 : 1; chez les chevaux de 2—3 : 1; chez le bétail, de 4:1. Des moutons récemment tondus ont besoin de moins d’eau que ceux pourvus d’une épaisse toison, Un excès d'eau est préjudiciable à la nourriture.
Un mouton nourri en hiver, à l’air extérieur, avec des navets, et qui consomme par jour, disons 20 Ibs de cet aliment, absorbe avec cette nourriture 18'4 Ibs. d’eau, soit 15°2 Ibs. de plus qu’il ne lui en faut pour son entretien, Ces 15:2 Ibs. d’eau, qui sont à la température de la glace fondante, doivent être portées à la température du corps de l'animal, soit environ 65° Fahrenheïit, Or, pour produire cette augmentation de chaleur, il faudra la combustion d'environ 60 grammes d’hydrates de carbone (considérés comme amidon), ce qui équivaut à 9 p. c. environ de la nourriture totale consommée. Mais, cette perte de nourriture est encore plus grande, si l’on tient compte de ce qu’une partie de cet excès d’eau est évaporée par transpiration ou exhalée par la respiration. Or, l’'évaporation de 1 1b. d’eau prise à la température de l'animal, exige la combustion d'environ 59 grammes d’amidon. L’absorption d’un excès d’eau augmente en outre, dans une certaine mesure, la quantité d’albuminoïdes oxydés et occasionne par là une perte d'éléments azotés.
I1 résulte de ce qui précède quil est économique d’adjoindre des aliments secs aux racines ou aux aliments verts donnés aux moutons. De cette manière, on diminue la quantité d’eau absorbée par ces animaux eb sa proportion dans la ration se rapproche dr ce qu’elle devrait être normalement.
5.—Conclusions générales.—On a essayé d'établir la valeur pécuniaire de chaque élément alimentaire, afin de déterminer ensuite celle des diverses rations d’après leur composition. Dans ces sortes de calculs,
il faut prendre chaque fois pour base les prix du marché.
Les évaluations ainsi obtenues sont naturellement variabies et n'indiquent ni la valeur de l'aliment au point de vue du profit que l’animal en tire, ni sa valeur conme producteur de fumier.
La valeur nutritive relative des différents aliments ne peut être déterminée scientifiquement qu'en comparant leurs pouvoirs calorifiques respectifs. En partant de cette base, la valeur de la graisse est plus que double de celle de tout autre principe nutritif. Cependant, si dans le calcul de la valeur nutritive des éléments de la nourriture, on comprend leur valeur comme engrais, les substances azotées prennent la première place. Jusqu'ici, on n'a pas tenu grand compte de la valeur des aliments comme engrais, pour en déterminer le prix vénal.
L'effet pratique utile d’un aliment quelconque dépend, en majeure partie, des conditions dans lesquelles 1l est donné, de l’espèce animale qui le consomme et de la composition de la ration dont il fait partie. Ainsi, uu ruminant ïetirera plus de profit d’une nourriture volumineuse, comme le foin ou la paille, qu’un cheval ou un porc. Des aliments concentrés, faciles à digérer, tels que les grains et les tourteaux, ont une valeur de beaucoup supérieure à celle de leur composition s'ils viennent s'ajouter à une nourriture pauvre et volumineuse comme, par exemple, la paille hachée, ou à une nourriture aqueuse, teile que les navets. Ces substances concentrées, ainsi additionnées, améliorent la ration, de telle sorte que l’animal en tire le meilleur profit.
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D'un autre côcé, les racines et les fourrages verts, quoique aqueux et de composition pauvre, d:viennent très utiles s'ils sont ajoutés aux aliments secs dans uue juste proportion. En un »aot, pour obtenir d’un aliment la plus grande valeur nutritive, il
faut en faire un usage rationnel.
Reste une condition qu'on ne parviendra jar is à exprimer au moyen de chiffres : la saveur. Une saveur agréable excite l'appétit et probablement aide à la digestion. Cette partie de la question appartient plutôt à la pratique qu’à la science,