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J'ai déjà, dans le cours de la publication de cet ouvrage, donné quelques renseignements sur le commerce de la Chine, et notamment sur le mouvement de ses échanges en 1802.
Comme je le faisais pressentir, les chiffres que je donnais alors ne pouvaient être longtemps vrais : ils sont aujourd'hui singulièrement dépassés.
En 1863, le commerce de la Chine s'est élevé à deux milliards, dont un milliard pour Chang-hai seul, qui, en dehors de ses exportations ordinaires, a vendu à l'Europe pour plus de 100 millions de francs de coton.
De 1860 à 1803, le commerce de Chang-hai a doublé. En face de ces progrès d'une ville nouvelle et neutre, Hong-kong qui progresse, mais dans une moindre mesure, se croit ruinée, et ses plaintes, malgré leur exagération, montrent combien sont inutiles les colonies même les mieux conduites.
Chang-hai est maintenant une superbe cité bâtie sur des terrains qui, il y a vingt et un ans, se sont achetés à raison de 30 et 40 centimes, et valent aujourd'hui de 50 à 17.") francs le mètre.
Huit lianques anglaises y fonctionnent ou vont y fonctionner; leur capital réuni atteint 2.">0 millions.
La part de la France dans le commerce de la Chine est à peu près nul. Les tableaux