‹ La Chine et les Chinois (volume 4)Chapitre 19 sur 26 · ALLOCATIONS · texte numérisé non relu

ALLOCATIONS

poui' lûgumcs, (ÎL'lairage, liiai bon (lsae,la-tclio, tan;

pour foiiniiliirt'S

de liiireau

(Idiu).

IGO

TDTAL

L'iivildll.

GO(i

l'.)7 ir)3 3G

Les wei-wey sont des huitième et neuvième rangs.

Les soldats sont qualifiés de pb-pin, fantassins, ma-pin, cavaliers, et mao-pifi. soldats des garnisons.

On voit que la solde varie entre 280 et 4 000 francs par an, et que les officiels pauvres ne pourraient vivre s'ils ne s'attribuaient la solde de quelques alisents ou n'écornaient celle des soldats présents.

L'armée tartare compte douze tsyan-kyun, qui sont ceux de lllin-kin, (dnrin. Xei-lbu kyan, Kan-Sb-, Ili, Ulen-si, Kyafi-sb, Tuio-kyan, Fo-kycn. Kwan-lbfi. Xb-pey et Ss(i-tuiuen ; il y a de plus, à Fb-tmeb, une sorte d'amiral général, qualifié de xaetuien-kbfi, qui prend rang avant les tsyafi-kyuii.

Il y a dix-sept ti-tb de terre ou de mer : les premiers sont ceux de Pékin ou des neuf portes; de Tsn-uian-ti . résidant à Pao-tifi, capitale du Tmi-li: du ILIen-kan. résidant dans le Ulen-si: de Kan-lmeb et de Nfian-si, résidant dans le Kaii-Sb; de Kyan-nan, de Tuio-kyan, de Fo-kyen, de Sso-tmuen, de Kwci-tmeb, de Yun-nan cl de Xb-nan, qualifiés de syuen-man ti-tb; et celui de Kwan tbfi, qualifié de h.-!;, ti-tb. Ceux de mer ou de rivière sont ceux de Kwan-tmeb (Canton) et de Fb-tiucb ; ceux de terre et de mer sont ceux de Xb-pey et de Kwan-si.

Il y a de plus soixante-douze tsbfi-pin, et dans le lllin-kin quatre tb-lsbù; leurs résidences seront indiquées sur les cartes jointes à cet ouvrage.

Les contingents tartares sont classés sous environ deux cents bannières, commandées par autant de tuian-kià ; les bannières de la Mongolie intérieure, au nombre de qiiaranie-liuil on quarante-neuf, forment six corps, oui quatre chefs dits tsiu-^va^l. el

comprenneiil, (lit-(»n, près de deux cent mille hommes : je crois qu'elles peuvent en mettre en ligne environ le sixième.

Les autres bannières mongoles, au nombre de plus de quatre-vingts, réparties en quatre corps sous quatre klians et six tsin-wan, et celles du Ko-ko nor au nombre de Irente environ, formant un seul corps, peuvent compter ensemble vingt mille hommes. Il y a, à Ili, treize bannières et environ sept mille hommes, composant cinq corps, sous un tsyan-kyun et un khan; à Kobdo, quinze bannières et deux mille cinq cents hommes, formant deux corps commandés par un khan. Pour toutes les autres bannières tailarcs et turques, au nombre de six ou huit, on ne compte plus qu'un corps, et je crois que l'effectif total est très-faible. L'emploi de ces contingents coûte peu : en temps de paix, le gouvernement paye seulement à leurs chefs des tributs qu'il appelle du nom de solde ou de celui de secours; il neutralise ainsi des bandes redoutables pour lui-même autant qu'elles le sont peu pour nos armées. Il serait fort désirable que le gouvernement chinois fût en possession d'une force militaire sérieuse; il en possède les éléments : la prairie lui donnerait des cavaliers; la Chine cultivée, une infanterie solide; l'Europe, des instructeurs, et pendant quelque temps des chefs: l'indépendance du pays serait assurée, le maintien de l'ordre garanti, et l'Europe appréciée, toujours suffisamment plus forte d'ailleurs que la Chine, verrait croître ses rapports fructueux avec cet empire et se dégagerait de toutes velléités de conquête, .le me féliciterais, quant à moi, qu'il n'existât pas de pays assez faible pour que le mien pût l'opprimer. Mais la Chine n'en est pas encore arrivée à organiser sa défense : la seule force efl'ective qu'elle possède aujourd'hui consiste dans quehiucs bandes formées et commandées par des olliciers anglais, français ou américains; elle n'a pas un officier capable, pas un navire de guerre, pas une arme sérieuse, qui ne lui viciment de l'étranger.

II serait difficile d'expliquer la tactique chinoise : elle est à la fois imparfaite et compli(|uée; le soldat apprend l'escrime de la lance, celle des deux sabres, ou le tir de l'arc. L'arc est très en faveur parmi les Tartares et dans le Nord : on s'exerce à faire passer les flèches à travers des anneaux, et pour s'iiabituer on soutient sa main à l'aide d'un autre anneau. L'arc chinois est dur à bander et à tirer; il exige de la force et beaucoup de stabilité dans la main gauche, qui doit en maintenir le centre parfaitement immobile. On le tire à cheval. C'est une arme qui a peu d'effet : la tradition s'en conserve néanmoins; elle dure chez nous en Picardie depuis Charles V, qui, pour combattre les Anglais, a encouragé dans cette province l'exercice de l'arc. Il serait temps peut-être que, comme les Suisses ou les Anglais actuels, nous employions do préférence nos loisirs au tir de la carabine; nous sommes de très-mauvais tireurs

Page 1