‹ La Chine et les Chinois (volume 4)Chapitre 6 sur 26 · HUISSIERS ET PARASOLS · texte numérisé non relu

HUISSIERS ET PARASOLS

kyafi Ui): i'I tai (lai-tsaù). Los derniers ôcritcaux intilriil Kyeii h. xae-kwaii. inspecteur général des douanes de mer.

Deux hommes porlaiil des drapeaux à Jiampe bleue Lordés de rouge, et sur le fond blanc dcsciuels on voil le ligre volanl. fei-xi; ; les dix individus (pii précèdeni sont velus de rouge.

Quatre hommes vêtus de bleu, portant, suspendus à des bàlons. des écrileaux veris sur lesijuels on lit. écrit en or, Piil-pei-tao.

Des miliciens, uiyaù-ybn, qui ont sur la poitrine le caractère yî;n. el sont armés de lances et de sabres; des soldats, avec les caractères yeo-yin. aile droile. armés de mousquets.

Les tsao-pan, agents de police, vêtus de l'ouge, coiffés de bonnets verts ornés de grandes plumes; les exécuteurs des basses œuvres, armés de fouets et de bâtons.

CHAISE A l'OKTKUllS.

Le coffre à habits, i-syafi. Il est dusage dans presque toute l'Asie, en Turquie particulièrement, de se faire accompagner ainsi dune foule d'objets dont on n'a cpie faire.

Des serviteurs portant des tsyen et des papiers.

Quatre hommes dils mao-tsd, ou chapeaux, en raison de leurs chapeaux pointus rouges ou noirs ; ils portent des fouets et des chaînes.

Le parasol rouge, xbfi-tbh-san. La largeur de ce parasol varie suivant le grade : les tuii-myen ont d'ordinaire le parasol bleu, lan-lean-san. On voit souvent des parasols à la couleur du grade, et dont la frange porte un grand nomljre de noms propres brodés sur tout son pourtour; ce sont les Avan-min-san, c'est-à-dire les parasols aux dix mille noms (dix mille veut ici dire beaucoup), présentés aux magistrats par des populations reconnaissantes. L'usage d'offrir des parasols de cette espèce est commun à toute la Chine ; celui d^ déchausser les magistrats cjui partent et de suspendre leurs bottes aux portes des villes est spécial à (incbiucs provinces.

nAnyvE de !'lais.\>xe d'u.n magistrat.

l.c tchi-cliyeii de Cliaiig-haï.

Divers serviteurs, quelquefois un second parasol, et des hommes portant des encensoirs appelés tl-h;-iiiyafi.

Avant ou après ces encensoirs et les parasols, un ou deux cavaliers à globule blanc ou doré, appelés, en raison de ces globules, lifi-nia : ce sont des sous-officiers, \vci- Avey. ou des employés subalternes.

La chaise portée par quatre hommes, suivis souvent de quatre autres qui les relayent : on n'emploie huit porteurs que pour quelque cérémonie importante, après une victoire, etc.

A la hauteur des premiers porteurs marchent deux hommes à globule appelés fb-kyao-ti.

Après la chaise et fermant la marche, deux cavaliers sans globule, qualifiés de kiin-ma, parce qu'ils sont choisis parmi les kon-pan, qui sont des serviteurs intimes et quelquefois des esclaves, comme dans d'autres parties de l'Asie les mamehiuks.

Ces cortèges, qui s'annoncent par un bruit assourdissant et que le peuple évite comme si le contact de ses maîtres était impur et malsain, n'ont rien de noble, ni de grand. Ceux qui les forment sont inq)udents et malpropres; leurs chapeaux grotesques, leurs vestes bleues, jaunes ou rouges, tachées et déchirées, les font ressembler i)lus à une troupe de bohémiens qu'à une réunion de gens honnêtes, et il m'est impossible de croire que la majesté de la loi puisse gagner quelque chose à des mascarades de cette espèce. Il appartient aux gouvernements bas ou tombés de s'entourer de ces viles pompes; la gloire des autres est de mépriser le clinquant, et de ne pas imposer au peuple l'ignoble parasitisme d'une bohème de cour ou dune bohème de préloire.

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