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celui de toiulé de pouvoii". que nous donnons en France aux assistanls des receveurs généraux. Les intendants, comme divers autres fonctionnaires, ont un k^-la-nid nu trésorier.
Cliaque province compte en moyenne une dizaine de départements de première classe et trois ou quatre de seconde classe; chaque déparicmoiit peut compiendre habituellement de cinq à dix ariondissements.
Le déparlement de première classe est adminislié par le Imi-fb-, assisté d'un fb-kin, fb-kifi-li oukin-li, qui le remplace en cas d'absence ou reçoit diverses missions, et d'un sso-yu ou fs-ssô-yu, chargé de la prison départementale; ces deux fonctions sont souvent confiées au même individu. Il y a de plus un kyao-mao. et un fb-mo iiiun-tao subordonné au précédent, chargés de la répression des fautes légères que peuvent commettre les fonctionnaires et les lettrés. L'administration d'une partie du département peut être déléguée à un tbn-liui et à un tbû-pan.
Le département de seconde classe est administré par le tmi-tmeb', assisté d un tiueb-pan et d'un li-nib chargé de la ])rison; un myo-tiuen et un mun-tao sont chargés de la police des fonctionnaires et des lettrés; un tuies-tb-n peut administrer une partie du tuicb- ; il y a encore un syun-kyen.
Lariondissement de première classe est administré par le tmi-myen, assisté dun inyen-tiuan, d'un tyen-mf) chargé de la prison, d'un kyao-yu et dun mun-lao charg(? de la police des fonctionnaires et lettrés; le myen-tuiah est quelquefois chargé de l'administration d'un gros bourg; d'autres fonctioimaires appelés tuiK-pb et fenluyen, ou syun-kyen, peuvent administrer de même une partie de certains arrondissements très-étendus ou très-populeux. Goncalves traduit tiub-pb par trésorier. Je suis moins sûr des fonctions du tiub-ps que de celles du syun-kyen: mais Goncalves traduit un peu au hasard le peu de termes administratifs qu'il donne, et les auteurs des auties dictionnaires sont encore plus incomplets et moins dignes de confiance lorsqu'il s'agit d'expressions techniques.
Chaque chef-lieu de département est en même temps le chef-lieu d'un, deux ou trois arrondissements qui y ont leur administration et leurs bureaux; la ville se trouve divisée entre eux, et le nom de ces divisions administratives est communément employé pour désigner les diverses parties de la ville même : la ville de Pékin, par exemple, qui s'appelle LLIun-tyen, et est le chef-lieu du département de ce nom, comprend dans ses murs les arrondissemeids de Ta-min et de Yuan-pin. et l'on dit d'un homme qu'il est de Ta-min ou de Yuan-pin comme on dirait qu'il est de Westminster ou de Southwark, ou même, en France, de liayonne ou de Saint-Esprit. Nan-xaé est de même le plus ancien et le plus célèbre des deux arrondissements de la ville de Kwan-tmes ou Canton; Sb-tuieb, du Kyan-SK, compte trois arrondisse-
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mciils clans ses murs. Les Européens qui nOiil pas saisi ces tlélails ont été souveni Irès-enibarrassés par des noms de lieux qu'ils ne pouvaient trouver sur les cartes. et par les appellations diverses données à une même ville ou plutôt à ses divisions.
Le tini-myen. ou sous-préfet, est l'agent le [ilus actif de l'administration chinoise : il instruit le premier les affaires criminelles cl Iraiismet au nfian-iua-sso, ou grand juge criminel, le résultat de son information ou instruction, en même temps (piil lui envoie les accusés; il veille à la perception des impôts dont il fixe lui-même la quotité, et fait passer au trésorier de la province la parlie des sommes versées qui est due au gouvernement central.
Il arrive souvent que les sous-préfets auxquels un avancement est accordé préfèrent conserver leur poste. L'on voit ainsi des sous-préfets porter les globules de la sixième ou même de la cinquième classe, c'est-à-dire le bouton blanc ou le boulon de cristal : ils ont, comme je lai dit pins haut, alors droit au parasol rouge, tandis que le bouton de cuivre ne les autorise à user (pie du parasol bleu.
Le iiiyen, ou arrondissement, se divise théoriquement, suivant les provinces, en quatre ou huit myan ou districts, que l'on appelle district du nord, du sud, etc.
L'arrondissement se divise en pao ou communes, dont le nombre varie d'ordinaire entre cinquante et soixante-dix. On donne le même nom de pao aux ditférents quartiers d'une ville. A Chang-hai, toutefois, ces quartiers s'appellent iv, et on peut dire, en général, que les diverses dénominations dont se compose la nomenclature administrative ou politique varient dune province à l'autre. (luelquefois plus encore, et qu'il faut en conséquence, autant que possible, s'attacher aux expressions officielles. C'est ainsi que j'ai trouvé souvent dans des livres sur la Chine, ou entendu surgir dans la conversation, des appellations que je ne comprenais pas, mais qui, lorsqu'elles m'étaient expliquées, ne me représentaient que des choses connues déjà de moi sous d'autres noms.
Le sous-préfet est représenté, dans chaque pao, par un pao-tman, appelé aussi pao-tuien, ti-pao et syao-kya. Cet agent n'est pas un kwan et ne reçoit point de solde proprement dite, mais il y a lieu de croire que ses fonctions sont assez lucratives : il n'appartient pas. en général, à la partie la plus distinguée de la population; il est assisté par des kya-tuian, dont le nombre est égal à celui des maires.
Les maires peuvent, lorsque la commune est très-vaste et compte plusieurs tsun, ou villages, être au nombre de deux ou de trois; ils portent le titre de mô-tman et sont assistés par un mo-fj;, ou adjoint, et un Is-mô, ou secrétaire.
Ces trois fonctionnaires municipaux sont choisis par des gens du lieu; ce n'est pas, à proprement parler, une élection, car il n'y a point de vote : les habitants sont
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iiivilés par dos affiches, émanées de Tun d'entre eux, à se réunir lel jour et à tel moment de la journée dans tel temple, pour y procéder au choix dun ou de i)lusicurs fonctionnaires municipaux. Bien que tout le monde ait le droit de prendre part à cette réunion, le has peuple, moins intéressé à ses résultats, s'y transporte rarement. Tout est discuté entre un petit nombre de notables, ou pour mieux dire de gens un peu plus à leur aise que les autres, qui tombent assez facilement d'accord sur un choix d'ailleurs assez peu important pour n'avoir pas besoin de scrutin.
Cette élection s'appelle kbù-kyu; l'élu est ordinairement un homme riche et considéré; les fonctions qui lui sont confiées sont gratuites et quelquefois onéreuses : il ne saurait guère, toutefois, se refuser à accéder au désir de ses compatiiotes. J'ai dit C[ue le choix du maire était peu important. Le maire, en effet, n'est nullement un personnage officiel ; il n'est point reconnu par le gouvernement, n'entretient point de rapports avec le sous-préfet, et n'est qu'une sorte d'agent officieux de la population auprès du commissaire de police.
Le commissaire de police tient le sous-préfet au courant de tout ce qui se passe; il opère l'arrestation des coupables. En théorie, il doit être assisté par le maire, faire le dénombrement des hommes de quinze à soixante ans, tenir compte des absents, surveiller les étrangers.
Aucun édifice particulier n'est consacré soit aux travaux de la mairie, soit au commissariat de police. Chaque commune possède une petite chapelle (ou oratoire) qui n'est confiée à la garde d'aucun préire, et qui renferme le dieu de la terre ou de la localité. Cette chapelle est nommée lUo myao ; l'idole locale qu'elle renferme est appelée LUo pb-sa. Les plus petits villages ont aussi leur oratoire et leur dieu, sans prêtres : on appelle ces oratoires et ces dieux Ts-ti myao et Tb-ti ps-sa.
Dans chaque grande ville, il existe un nombre assez considérable d'étrangers, ou plutôt de gens appartenant à d'autres provinces. Ils sont rarement groupés dans le même quartier ; mais ils sont réunis en corps de nation par la possession d'une ou plusieurs pagodes, ordinairement sans prêtres, mais pourvues de gardiens, et dans lesquelles on dépose les cercueils, qui souvent doivent être envoyés au loin : c'est ainsi qu'il y a à Chang-ha'i des pagodes de Nifi-po, du LUan-tbn, de Canton, du Ttuo-kyah, du Nnan-xvvey, de Nankin. Elles portent d'autres noms que celles des provinces ou des villes dont les natifs les ont fait élever; ainsi, celle de Nankin s'appelle Syen-wbh-tyen ; celle de Nnan-xwey, Wen-ksfi-tsi) ; celle de Nin-po, Ssomiii-kbn-sswo, etc.
C'est dans ces pagodes cjne les étrangers se réunissent pour choisir un tbfi-ssd, ou homme entendant les alfaires, (lu'on peut regarder comme l'agent ou le consul officieux de leur nation.