‹ La Chine et les Chinois (volume 4)Chapitre 9 sur 26 · LES SYNDICS · texte numérisé non relu

LES SYNDICS

Les gens du lUan-tbTi ont, en 1860, à Chang-hai, offert cet emploi à un homme du Tmi-li, les deux provinces de Ulan-tbfi et de Tuii-li pouvant, à certains points de vue, être regardées dans le Kyan-nan comme n'en faisant ciu'une, bien qu'elles aient des gouvernements distincts

Les natifs d'une ville se choisissent aussi quelquefois des tbfi-ssô, qui deviennent leurs intermédiaires officieux auprès de l'autorité. Rien, en effet, n'embarrasse plus un Chinois du commun, et même au-dessus du commun, que d'entrer en rapport ou de traiter une affaire avec un magistrat : les pauvres n'y parviendraient pas facilement ou seraient malmenés; les riches n'aiment pas à se mettre à genoux, et l'on peut dire en général qu'une des choses que redoute le plus un Chinois, c'est la vue de ceux qui le gouvernent.

Les tsn-ssô, étant en quelque sorte des agents d'affaires, sont payés par ceux qui les emploient, et payent les magistrats. Les corps de métiers, les fb-(so, ou gens de peine, les ouvriers, ont souvent des tbn-sso, qualifiés de tao-nao, ou cerveaux de la tête ; ceux des marchands s'appellent quekiuefois t«n-iiiô. Les bateliers de Chang-hai en ont un nommé tmuen-xan : il vend des licences pour les barcjues et partage avec le sous-préfet. Les syndics de cette espèce sont babituellcment désignés par le gouvernement: sur le sol des concessions européennes, ils le sont, au contraire, toujours par l'élection .

Il n'y a dans les cantons et dans les arrondissements ni agents de police sérieux, ni militaires représentant nos gendarmes. C'est à Pékin seulement qu'il en existe. Il est vrai que là ville en est pleine, et cjne de demi-li en demi-li, c'est-à-dire de 300 mètres en 300 mètres, on rencontre une sorte de corps de garde appelé tb-weitso, dans lequel se tiennent deux hommes. Ces agents sont appelés simplement pin (soldats). Depuis qu'une partie de la Chine est en rébellion armée, on leur a donné des armes, c'est-à-dire une mauvaise pir[ue et un mauvais sabre; ils portent le costume militaire, mais sans le plastron écrit appelé xao-yi.

Les gens inculpés de crimes ou de délits sont amenés au commissaire de police par les habitants, ou arrêtés par lui avec l'aide de ces mêmes habitants. Le souspréfet est alors informé.

S'il s'agit d'un meurtre, il envoie un kwai-pan, ou agent rapide, qui recueille l'information et amène le coupable. Le sous-préfet examine l'affaire et obtient des aveux au moyen de la torture, s'il juge à propos de la faire appliquer. Les procédés employés pour faire parler les accusés sont variables dans chaque province et dans chaque arrondissement. Les plus ordinaires sont les coups de bâton gros ou mince, ou plutôt des extrémités grosse ou mince d'un bâton : cela s'appelle tman et tmu;

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