‹ La Chine et les ChinoisChapitre 33 sur 49 · EXPLICATION RELATIVE AUX TARLEAUX CHRONOLOGIQUES · texte numérisé non relu

EXPLICATION RELATIVE AUX TARLEAUX CHRONOLOGIQUES

Je crois nécessaire de rappeler que les Chinois divisent le temps en périodes de soixante années. Sur le tableau général des dynasties, ces cycles sont numérotés en haut des rectangles, de 1 à 73. Sur les autres tableaux, on retrouve les numéros de différents cycles. Dans le bas des rectangles du grand tableau, j'ai placé les siècles chrétiens. Les chiffres insérés dans les rectangles se rapportent toujours aux cycles: ils représentent le nombre d'années dont la date de l'établissement d une dynastie ou de sa chute dépasse le cycle précédent. Ainsi 17 après le cycle 63 se lira 63 . 17. ou 63 cycles et 17 ans. Dans les tableaux de chronologie concordante, la dynastie principale occupe le rectangle ou bande qui est en haut. Les dynasties contemporaines sont placées au-dessous, avec la date cycliiiue de leur début et de leur fin. Je li ai pas mis les dates européennes dans ces derniers tableaux.

Monnaies chinoises. — Types anciens.

L'invention de la monnaie remonte, en Chine, à la plus haute antiquité. Les monnaies métalliques ont consisté presque exclusivement en pièces de cuivre battues ou fondues dans un moule, quelquefois avec addition de sable ou d'autres corps étrangers. On n'est pas arrivé d'abord à la forme ronde, qui est évidemment la plus commode. Quelques-unes des premières monnaies paraissent rappeler d'anciens outils dont elles représentaient la valeur ou qui servaient eux-mêmes de monnaie : c'est ainsi que dans le Kordofan on fait usage de pièces de fer de diverses dimensions, appelées hachchach ou bêches, parce qu'elles sont de véritables fers de bêche ou en ont la forme.

La Chine a eu aussi des monnaies non métalliques, de cuir surtout et de papier. Le papier-monnaie est ancien en Chine, et descend à la représentation de la valeur la plus ijifime.

Aujourd'hui la monnaie usuelle est le tsyen, de la valeur d'un demi-centime, percé au milieu et mis en enfilades de cent et de mille tsyen. Les Européens appellent cette monnaie sapèque et cash.

Des lingots d'argent d'une, deux ou plusieurs onces servent aux échanges plus Importants : leur forme est celle d'un petit bateau; on les nomme yuan-pao.

Je vais donner, d'après un traité chinois (i), l'iconographie et la description de quelques-unes des monnaies les plus intéressantes. Les plus anciennes sont fort rares

(1) Ce traité, intitulé Tsijen-tchu. qui résume en quatre volumes les travaux de dix. savants chinois, a été mis en ordre par Tciiaù Isoun-i, de Souù-kyaù fou, en la neuvième année de Tao-kwaù (1830).

el se vendent à des prix Irès-élevés : il y en a qui valent, je crois, jusqu'à 1 500 francs. Il en existe beaucoup de fausses dans le commerce, et il est difficile de les reconnaître. Les Chinois ont reproduit à l infîni, avec un art extrême, tous les objets, vases, bronzes, monnaies, qui possèdent quelque célébrité et qui étaient susceptibles d'être ainsi imités. Un grand nombre de ces contrefaçons existent, dans les collections particulières, en Chine, au Japon et en Europe. ■ : [■

On assure que Nyao-wan, quatrième descendant de Syen-yuan, après cent ans de règne mit en circulation les premières monnaies de cuivre. Elles étaient longues

de I pouce (tsun) et 7 lignes (fen) (peut-être du pied décimal des Tuick, égal à 0'". 31962); leur largeur à la partie moyenne était de 9 lignes, et en bas de 1 pouce; elles pesaient 1 tsyen et 3 fen. lllun-wah, en la quarante-huitième année de son règne, émit une monnaie dont

les dimensions étaient : longueur, 2 tsun , largeur, I tsun 2 fen à la partie moyenne; largeur en bas, 1 tsun 3 fen.

Sous la dynastie des Ulya, depuis Yu-wafi jusqu'à son dix-septième successeur, on

eut deux monnaies différant seulement par l'inversion de l'exergue. Leur longueur était de 2 tsun 1 fen, et leur largeur de 1 tsun 3 fen.

Tari-wan, premier prince de la dynastie des Ulan, mit en circulation la pièce cijointe, longue de 2 tsun.

A l'époque de cette dynastie, un prince appelé Tin-k^n, maître d'une partie de la Chine, émit des pièces d'une forme bizarre, longues de 3 tsun 5 fen, larges à leur partie moyenne de 9 fen, et du poids de 1 once et 3 tsyen.

Sous les Tsin, il fut émis une monnaie ronde du diamètre de 1 tsun 3 fen , portant comme exergue les mots Pan-léan, dont le sens est demi-once.

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