‹ La Chine et les puissances chrétiennes (volume 2)Chapitre 54 sur 59 · COMMERCE ENTRE LA HOLLANDE ET LA CHINE · texte numérisé non relu

COMMERCE ENTRE LA HOLLANDE ET LA CHINE

L'intercourse entre ces deux pays a lieu surtout par la colonie de Java. Les navires hollandais embarquent en Chine quelque thé et soie et une grande quantité d'objets manufacturés indigènes à l'usage des Chinois émigrants qui se trouvent dans leurs colonies. Ils y portent des produits dits des détroits de Malacca (nid de salangane, tripangs, rotins, etc.) et quelquefois du riz. Plusieurs bâtiments néerlandais font sur la côte de Chine le commerce de cabotage pour le compte des négociants européens ou indigènes qui les frètent. Voici la note des arrivages de ce pavillon dans les ports de la Chine en 1856 :

Ports. Navires. Tonneaux.

Canton 46 42,220

Chang-baï. .... 18 14,586

Amoy 85 65,728

Ningpo 16 11,524

Fou tchaou 8 5,788

Hong-kong. ... 74 38,968

COnmiERGE ENTBE LA CllIIVE KT LE VOnrtûhKM

Il s'effectue par l'emploi de deux ou trois navires qui font dîrectemeût le trajet entre Lisbonne et Macao; ïhj portent principalement des vins rouges et expQrti?ntte thés.

Macao possède 12 ou 15 navires et plus de iOO hrdins qui s^emploient au commerce de cabotage entre Canton, Hong-kong, Amoy et les autres ports de la Chine : ils vont aussi à Slamt en Gochinchîne et dans les détroits de Malacca.

Macao fut un entrepôt flori >ant tant qu'il conserva le monopole des échanges entre la Chine et les pays étrangers; mais à mesure que TEi ipire s'est ouvert, cet établissement portugais a de son importance/Dans ces dernières années, il i peu relevé par suite des guerres et des troubles régnant à Canton. Si pourtant la paix se consolide et que le commerce puisse être exercé librement au nord et dans Tintèrieur de l'Empire, Macao n'a plus d'espoir de revivre; son histoire est l'histoire de Venise : cette reine des lagunes vécut dans une grande prospérité tant qu'elle conserva le monopole du commerce entre l'Orient et l'Occident : le cap de Bonne-Espérance fut découvert, et Venise périt. Ainsi Macao, ville très-opulente quand elle était la seule pour faire le commerce entre la Chine et les nations étrangères, n'aura plus de raison d'exister comme entrepôt dès que l'Empire Céleste sera réellement ouvert aux pays commerçants.

COMIUERGE EIVTRE LA CHINE ET L'ESPAGNE

Excepté parla voie de Manille, il n'y a point de rapports commerciaux entre les deux pays,

Celle capilale des îles Philippines expédie en Chine du riz, du sibucao, et aulres produits de son sol, de l'Espagne ou des îles de la Malaisie; elle reçoit du thé, des soies moulinées et ouvrées, et toute espèce d'articles manufacturés chinois.

Le bilan des échanges est en faveur de rEny)ire, excepté dans' les années de disette de riz. Dans ce cas on en importe de grandes quantités des îles Philippines, et il faut envoyer de l'argent à Manille pour solder le compte.

Je donne ici la valeur des effets importés et exportés pour les années 1856 et 1857 : ce sont les notes les plus récentes qu'on puisse avoir k ce sujet en ce moment :

Valeur de Valeur de

Années. Timportation en Chine. l'exportation Différence.

1856 Piastres fortes 837,755 5,176,8i4 2,539,091

Ce qui donne pour ces deux années un bilan en faveur de la Chine de 25,500,000 francs.

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