‹ La Chine et les puissances chrétiennes (volume 3)Chapitre 8 sur 55 · CHAPITRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIÈME

TROISIÈME GUERRE ENTRE LA GRANDE-BRETAGNE (de co>cert avec la fraace) et la cni\E.

Il y a en Chine, depuis 1840, le parti de la paix et le parti de la guerre; après la signature du traité de Tien-tsin, ces deux partis s'agitent fortement à Pékin. — Mémoire que Sang-kolin-Sin, l'un des princes de la Mongolie, adresse à l'empereur à l'occasion du traité dont les ratifications devaient être échangées à Pékin. — M.Frédéric W. A. Bruce, frère de lordElgin, est nommé envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire pour l'échange des ratifications à Pékin ; il arrive à Hongkong le 1" mai 1859. — M. Bruce apprend^ dès son arrivée, que les Chinois ont rebâti les forts de Ta-kou et barré la rivière; on lui assure qu'il ne sera pas reçu par l'empereur, à moins qu'il ne se soumette à la cérémonie du ko-tou; après un séjour de quelques semaines à Hong-kong^ il arrive à Changhai le 6 juin,8un jour avant M. Bourbonien, ministre de France.

— Les commissaires impériaux Kouei-liang et Houa-cha-na paraissent à Chang-hai, au lieu de se trouver à Pékin pour l'échange des ratifications qui devait avoir lieu le 26 du même mois; ils écrivent à M. Bruce pour lui demander une entrevue.

— MM. Bruce et Bourboulon refusent l'entrevue demandée et partent pour le Pei-ho ; ils se trouvent en dehors la barre de cette rivière, le 20 juin 1859, avec une escadre de cinq ou six grands navires et onze petits bateaux à vapeur; l'amiral les y avait devancés. — Après deux tentatives pacifiques pour se faire ouvrir le passage, on se décide, le 2i, à employer la force. — Bien que ce lieu parût abandonné des autorités, les cinq forts étaient garnis de nombreuses troupes d'élite commandées par le prince Sang-ko-lin-sin; trois barrières avaient été construites à travers la rivière. — Le 24 juin, les alliés franchissent la première barrière ; le lendemain 25, un bateau à vapeur rompt la seconde, et, suivi dé deux autres steamers, arrive à la troisième pour en faire autant; un coup de canon lui est tiré par les forts; c'est le signal du combat. — Les alliés sont obligés de se retirer après avoir eu près de cinq cents morts ou blessés sur treize cents hommes qui avaient été engagés. — Description du combat d'après la lellre d'un témoin oculaire. — Retraite des alliés à Changhai pour y attendre des ordres et des renforts d'Europe. — Les ministres de Pékin sont effrayés de leur triomphe ; continuation du commerce ; dépêche amicale à M. Bourbou-

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