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Ion rinvilant à se rendre à Pékin par Pé-lang; même invitation à M. Bruce. — Relation du voyage à Pékin de M. Ward, l'envoyé américain; indignité du .traitement qu'il subit pendant le voyage et à son arrivée à Pékin. — L'empereur était très-désireux de voir M. Ward^maisil insistait sur la cérémonie du ko-tou; refus formel du ministre' américain; l'échange des traités se fait à Pé-tang. — Décrets publiés par la Gazette de Pékin, dans lesquels l'empereur reconnaît la présence de Sang-ko-lin-sin et de plusieurs autres chefs à Ta-kou, le 25 juin. — Les cabinets de Londres et de Paris envoient des forces en Chine et font partir de nouveau lord Elgin et le baron Gros. — Ultimatum adressé de Chang-hai au premier ministre de l'empereur par MM. Bruce et Bourboulon (8 mars 1860). — Réponse envoyée à M, Bruce sous forme d'un décret du grand conseil adressé au vice -roi des Deux-Kiangs. — Réponse à M. Bourboulon où l'on voit le désir de séparer laFrauce de l'alliance anglaise. — L'archipel du Chuzan est occupé, sans coup férir, par les alliés (21 avril). — Lord Elgin et le baron Gros arrivent ensemble à Hongkong (21 juin) et de là vont à Chang-hai. — La flotte anglo-française réunie dans la baie de Ta-lien se monte à 260 navires, dont presque le tiers de guerre. — L'armée des alliés forme un total d'environ 50,000. — Débarquement des alliés à Pétang (!*' août), au nombre de 16,000 hommes de toutes armes; la ville et les forts étaient abandonnés. — Le 5 août un détachement anglo-français fait une reconnaissance vers les forts de Ta-kou et a un court engagement avec un corps de 5,000 cavaliers tartares. — Le 12, les alliés attaquent et prennent un camp retranché qui contenait environ 12,000 cavaliers ; le même jour ils prennent possession de la ville de Sin-ho, à mi-chemin entre Pé-tang et Ta-kou. — Suite des opérations, prise des forts de Ta-kou d'après le récit d'un témoin oculaire. — Lord Elgin et le baron Gros vont à Tientsin paf la rivière, les troupes, par terre en suivant la rive droite. — Arrivée de Kouei-liang et d'un autre haut dignitaire pour entamer des négociations (51 août); ils accèdent à toutes les demandes des ambassadeurs, mais quand il s'agit de signer les stipulations, Kouei-liang déclare qu'il n'est autorisé à rien signer (8 septembre). — Fragment d'un décret à l'encre de vermillon qui explique la conduite de ce mandarin. ~ Après ce refus de signer, l'armée alliée marche sur Pékin ; elle est forte de 12,000 hommes, déduction faite des corps laissés à Tien-tsin et k Ta-kou.— Les troupes arrivent, le 10 septembre,
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à YouQg-soung (un tiers du chemin entre Tien-tsin et Pékin).
— Deux mandarins se présentent porteurs d'une dépêche du prince de Y et de Mou-yin, président du conseil de guerre, priant les ambassadeurs de s'arrêter; on n'y répond pas, et l'armée continu3 sa marche. — La ville de Ho-si-vou, qui a fermé ses portes et refusé des \ivres, est prise et saccagée.
— M. Parkes (consul britannique à Canton) est envoyé par par lord Elgin à Toung-cho avec quelques officiers et une escorte portant drapeau parlementaire. — Son entrevue avec les commissaires impériaux ; convention qu'il fait avec eux.
— Ce qui se passait à Pékin pendant la marche des alliés. — Conseil donné à l'empereur par Sang.-ko-lin-sin de se retirer en Tartarie ; il adresse un décret aux princes et aux conseils pour en délibérer ; opposition des conseils à cette retraite. — Mémoire signé (9 septembre) par Kia-tching et vingt-cinq hauts mandarins. — Cependant l'armée alliée s'avançant vers Pékin, l'empereur se décide à fuir ; le 12, il adresse un nouveau décret aux princes et aux conseils — Emotion que cette nouvelle cause à Pékin. — Remontrances des mandarins dans différents mémoires qui sont cités. — L'empereur est ébranlé et consent à rester; décret qu'il publie. — De retour à Ho-sivou, M. Parkes en sort de nouveau, le 17 septembre, de bon matin, portant une réponse de lord Elgin aux plénipotentiaires lartares; il est accompagné de quelques officiers anglais et français et de plusieurs autres personnes des deux nations. — Commencement de la narration officielle de M. Parkes sur l'emprisonnement qu'il eut à subir. — L'avant-garde de l'armée alliée (3,500 hommes) se met en marche de Ho-si-vou, le 18 au matin; elle rencontre l'armée indigène composée de 25,000 cavaliers et 10,000 fantassins et qui cherche à l'envelopper; déroule de l'armée impériale. — Les alliés continuent leur marche, et le 21 septembre nouveau combat; l'action dure cinq heures, et le résultat est le même. — Plus de cent canons, toutes les munitions, les bagages, les tentes, e%., tombent entre les mains des alliés. — Un marché est ouvert à Toung-cho; à cette condition les troupes n'y entrent pas. — Démarches pour réclamer MM. Parkes, Loch, de Norman et vingt-six Anglais et treize Français faits prisonniers dans les lignes chinoises où ils étaient allés en parlementaires. — Koung, frère de l'empereur, s'annonce comme le nouveau commissaire nommé par celui-ci ; les ambassadeurs déclarent qu'ils ne traiteront pas jusqu'à ce que les prisonniers soient rendus. — Fuite de l'empereur, le 28 septembre. — Après
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l'anivéc de l'artillerie de siège à Toung-cbo, l'armée alliée marche sur Pékin (5 octobre). —Le 6, prise du palais d'été appelé Young-min-youen ; richesses qu'on y trouve — Le 8, WM, Parkes, Loch, d'Escayrac de Lauture et deux soldats indous sont rendus. — Les alliés, après avoir placé leurs batteries, somment la ville de Pékin, qui se rend le 13 à midi.
— Les ambassadeurs refusant toujours de traiter de la paix tant que le reste des prisonniers ne sera pas rendu, dix Anglais et sept Français sont rendus vivants, accompagnés de dix-huit cadavres de leurs compagnons de captivité. — Suite du récit de M. Parkes. —Détails sur ce qui concerne les autres prisonniers; noms des victimes; tourments qu'ils eurent à supporter.
— Passage du récit de la captivité de M. d'Escayrac de Lauture, publié dans le Moniteur des 50 et 51 décembre 1860.
— Indignation de l'armée alliée au sujet de la trahison et des cruautés commises envers les prisonniers. — Lord Elgin décide la complète destruction des palais de Youen-ming-youen ; l'armée anglaise met deux jours à les brûler (18 et 19 octobre 1860) ; les Français n'y prennent aucune part. — Le 17, les douze cadavres anglais sont inhumés au cimetières russe, et les six français au cimetière catholique, que les mandarins avaient déjà rendu au baron Gros. — Demandes présentées par lord Elgin au prince Koung, qui adhère cà ses exigences ainsi qu'à celles du baron Gros. — Signature (le 24 et le 25 octobre) des conventions anglaise et française avec le prince.
— Description de la cérémonie par un correspondant du Times. — Plan de Pékin. — Détails, donnés par le Moniteur du 50 janvier 1861, sur l'échange des ratifications du traité de paix entre les Français et les Chinois. — Par un article additionnel lord Elgin obtient la cession d'un terrain dans l'île deKou-loun, tout près et en face de Hong-kong. — Attitude pacifique du peuple de Pékin pendant l'occupation des alliés. — Après la publication des traités par le prince Koung, les allifs évacuent Pékin; 3IM. Bruce et Bourboulon restent à Tien-tsin avec 5,000 hommes. — Traité signé, le 14 novembre, entre le prince Koung et l'ambassadeur russe, général Ignatieff. — Vers la fin de 1860, après la prise de Pékin et pendant l'occupation de Chang-hai par les alliés, tentative audacieuse du gouverneur de cette dernière ville pour violer les traités ; réflexions à ce sujet. — Un décret impérial du 14 décembre 1860 institue une Surintendance des relations commerciales avec toutes les nations étrangères; appréciation de l'auteur toucliant cette création, — Nomination, par le prince Koung,
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de M. Lay, ancien consul britannique, à la place d'inspecteur général des douanes de tous les ports ouverts au commerce étranger. — M. Bourboulon se rend à Pékin le 25 mars 1861 ; Te Deum chanté à la cathédrale catholique; le 26, audience que lui donne le prince Kong; le 27, il reçoit les hommages de tous les Européens présents à Pékin. — Mêmes cérémonies à peu près pour l'arrivée de M. Bruce. — Dernières réflexions de l'auteur 169