‹ La Chine et les puissances chrétiennesChapitre 28 sur 65 · I.a racine de ce mal si grave se trouve dans l'igno · texte numérisé non relu

I.a racine de ce mal si grave se trouve dans l'igno

mce des hauts personnages de Pékin au sujet des choses

t l'Europe. C'est pour cela que j'ai beaucoup recom-

Ic et que je recommanderai toujours la politique de

\enir dans les capitales des nations chrétiennes, le

us possible de Chinois lettrés.

Les quatre ambassadeurs arrivèrent à Chang-haï au '*" Voir ce rurieux document au chapitre III.

1 JO LA CHINE ET LES PUISSANCES Cimi'-TIENNES.

coDinioncoincnt d'avril, ci adressaient do non vcllcs leltrt à la cour, en annonrani leur départ pour k' Pcï-lio. Ils s plaignirent de ne pas avoir reçu de réponse directe leurs premières dépûches. Ils rappelèrent que, d'après Id stipulations du traité de Nankin, les représentants d(| puissances chrétiennes ont le droit de coninuiniqui directement avec les hauts fonctionnaires des provinc(| ou avec la cour; et que par conséquent le refus du pr)| micr ministre sur ce point, constituait une infraction ai traité. I

Le 24 avril ils envoyèrent de nouvelles dépèches, datéif du t^olfe de Pi-chi-li. Le 30, le gouverneur de la prij! vinco, Taou, et deux autres fonctionnaires arrivèrcnti Ta-kouetécrivirent aux ambassadeursqu'ils étaientveni en qualité de plénipotentiaires ; mais les dépèches leij furent rendues parce qu'ils y avaient placé le nom dj rois d'Europe plus l>as que celui de l'empereur.

Vers le 15 mai, le comte Poutiatine fut informé qi l'empereur se refusait a recevoir des ambassadeurs Pékin. C'est la première fois (ju'un refus si catégoriqi ait été notifié.

Les ambassadeurs alliés déclarèrent ne vouloir traiter avec Taou et ses adjoints, parce qu'ils ne pure montrer des pleins pouvoirs de l'empereur. Après l'èchan de plusieurs communications qui n'aboutirent à auci résultat favorable, il fut décidé de s'emparer des fo! bâtis à droite et a gauche de la rivière, k l'endroit où ( situé le village de Ta-kou

Le 20 mai (ISiiS), a 8 heures du matin, on somma] forts de se rendre, et a 10 heures une vingtaine de cane nières a vapeur anglaises et françaises firent leur mou^ ment en avant. Les forts ouvrirent le feu les premie Us montaient en tout environ 150 canons. L'escadri riposta, et au bout de cinq quarts d'heure, les feux è forts étaient presque éteints. Des troupes débarquèrent les garnisons des forteresses prirent la fuite. Les aUj

SKCONDK (ill'.IUT. Hl

|ii^s('t(MiI en iiviiiil cl s'criiparei'ciil, ;iiifi's une l'urte i^isliincc, (111110 giaiidc halterie construite! au premier (tour de la rivière; sur li; rivage du nord. Ils s'cMiiparèi!il aussi de plusieurs oanipeincnts proléf,M''s par des llliries qui les flanquaient.

Tendant le combat, une cinquantaine de brûlots en Il avaient été lancés vers les canonnières des alliés; iiis le vent élanl contraire, ils éeliouèrcnt. \ii delà de Ta-kou plusieurs lignes de jonques à l'ani ' t't attachées par des chaînes, barraient le passage de ! rivière : les alliés en prirent possession. IN'iulant ces combats, les P'rancais au nombre de JjOO I loiit 4 officiers morts et une trentaine de matelots l's ou blessés. De plus, un accident déplorable, l'iniidio d'une poudrière dans l'un des forts, en mit d'autres 1 ^ dt> combat ; il y eut en tout? hommes tués et 59 bles- -. Les pertes des Anglais furent moins considérables : tues et 17 blessés.

A rcmbouchure du Pcï-ho , avant d'arriver a Ta-kou , y a une barre d'environ un mille de largeur; on y iu\e à marée haute neuf a dix pieds d'eau, et a peine ii\ pieds k marée basse.

l»i' ïa-kou a Ticn-tsin il y a dix lieues par terre et ii^t-deux par la rivière , tant elle fait de détours. Los ambassadeurs d'Angleterre, de France, de Russie et s i:tats-Unis, se dirigèrent vers la grande ville de Tieniii. où ils mouillèrent le 30 mai a l'endroit où le grand inal entre dans le fleuve Peï-ho. C'était une bonne posiui pour pouvoir arrêter les jonques qui y arrivent char- •is de grains pour la capitale : on peut dire que Tien-tsin 1 t;<t le port.

Les troupes avaient devancé les ambassadeurs (*). Les

■ A mesure qu'ils montaient ce fleuve, les amiraux ordonlient aux jonques de commerce qui occupaient les berges, de eltre à la voile et de se diriger vers la mer, afin de laisser le

152 LA CUINK liT LICS TUISSANCliS CIlRLTlEiS.NES.

premiers jours de l'occupation il n'y avait que 2,000 Al p,lais et moins de GOO Français, mais des renforts, arrivtj ' de l'escadre mouillée au golfe de Po-clii-li cl de Canloi portèrent les forces de terre dans Ticn-tsin à 5,000 hor* mes.

Deux hauts mandarins, Kouei-liang, le second dj quatre ministres (jui forment le cabinet de Pékin, Houa-cha-na, furent envoyés ii Tien-tsin pour trait avec les représentants des nations européennes.

L'ambassadeur britannique demanda la résidence d'i' ministre a Pékin, l'ouverture du fleuve Yang-se-kiai jusqu'il Ilang-kôu fa 600 milles de la mer) et de quehin nouveaux ports, l'un d'eux dans laMandchourie; la libci pour les Européens de voyager par toute la Chine av un passe-port; la tolérance complète de la religion cbr tienne, l'usage de la langue anglaise parles autorit britanniques, et une indemnité de 2,000,000 de t;u pour les pertes subies par les sujets anglais a Canton,

passage libre. Ils ne rencontraient d'ailleurs, de la part de la | pulation, aucune diffîculté. Loin de là, les Chinois aidaient naiv ment les alliés à dégager les navires échoués dans la vase; quand on passait à proximité d'un village, les habitants, eiïra\ d'abord , puis rassurés par l'attitude bienveillante de ces Eui péens qu'ils voyaient pour la première fois, montaient dans barques et venaient offrir aux matelots des fruits, des légunv des fleurs, des oiseaux, etc. Les mêmes incidents s'étaient pas; lors du bombardement de Canton. [La Chine contemporaine, i Ch. Lavollée.)

Quand les canonnières anglo-françaises se trouvaient dansl'ei barras et ne pouvaient sortir de la vase , elles jetaient un cài sur le rivage, et les Chinois, pleins de stupéfaction à la vue d monstres floUants, se mettaient après et s'empressaient de les b 1er. Ces pauvres gens ne voulaient point accepter de sapèqu» de peur des mandarins ; mais ils prenaient avec joie le biscuit q leur donnaient les matelots. {Souvenir d'une ambassade en Chi et au Japon, par le marquis de Moges.)

(lOO de laols en sus pour les Irais do lu yuorrc.

- l)assc sur tous les inciclouls des ncgocialions. Les

Il iiilarins, cela va sansdiro, (îrcntles plus grands efforts

p ip s'opposer à chacune de ces i)rélentions, mais surtout

11' (le la résidence d'un ministre a Pékin. A la fin,

leur fut de céder, désirant coûte que coûte éloigner

1 européens de la capitale, sur laquelle ils menaçaient

c rnarciier.

.ambassadeur de France n'exigea pas comme condi-

m première la résidence d'un ministre a Pékin, et les

\ es russe et américain furent encore moins exigeants

anglais et le français : ils savaient qu'ils auraient

i\ alliage de tout ce qui serait obtenu par ces derniers.

-H le traité russe fut signé le 13 juin et l'américain

tandis que l'anglais ne le fut que le 26, et le fran-

\ a peu de différence entre les concessions obtenues jrL'cs différents traités. Une indemnité de i millions I tat'ls fut accordée a la France et 500,000 aux Étatslis. Le gouvernement chinois s'obligea à rendre aux légionnaires français toutes les églises qu'ils avaient -sodées jadis et qui leur avaient été enlevées. Le comte Poutiatine conseillai lord Elgin de ne pas trop sister sur la question de la résidence d'un ministre à ■kiii; peut-être fit-il cette démarche pour contenter les nimissaires impériaux : ceux-ci avaient adressé les us pressantes suppliques a tous les membres de la mis- 311 britannique pour obtenir de faire désister lord Eln de cette prétention; ils assuraient que s'ils y acquiesaciit, ils seraient dégradés et perdus. Les Russes ayant puis longtemps une espèce d'ambassade résidant à 'kin, le comte Poutiatine ne perdait rien en recommaniut la modération a lord Elgin a propos d un droit semlable.

Lnrd Elgin et le baron Gros ne voulurent partir ({u'arts avoir reçu communication du décret par lequel

li: LA ClILNii 1:T LKS puissances CIIHÉTIENNES.

1 Cnipcreur approuvait le Irailô conclu par ses plénipr tentiaires : ceci souleva de nouvelles difficultés, mais I réyinionl anglais n° '69 étant arrivé an golfe de Pi-clnle i" juillet, un décret d'approbation du traité l'ut rend le 4. En conséquence les ambassadeurs sortirent de Ti( i tsin le 6 du même mois, suivis des forces de terre et d mer.

Il faut rendre compte d'un incident survenu pendai la négociation : la cour se rappela du vieux Ki-yiin négociateur de plusieurs traités avec les Européens et (ji avait été dégradé pour cette cause : elle l'envoya a Tin tsin, mais les ambassadeurs se refusèrent à traiter a\( lui, parce qu'il ne venait pas revêtu du caractère de ou missairc impérial : la cour lui rendit ce titre. En altci dant, on observa à Tien-tsin des signes de mauvais voulo de la part du peuple, signes qui n'avaient pas été vus ju qu'alors. On insulta les Européens dans les rues; on Ici jeta même des pierres. Les ambassadeurs attribuèivi toutes ces menées a Ki-ying. Il voulait sans doute essayi le même procédé qui avait si bien réussi a Canton, et ip permettait aux mandarins de dire : « Nous voudrions bii vous laisser entrer dans notre pays, mais le peupb oppose. » Les interprètes des ambassadeurs firent li Kouei-liang et Houa-cba-na, devant Ki-ying, la copif iJ document si offensif pour les Européens, que celuiavait adressé a l'empereur et qu'on avait trouvé aux ai chives de Canton. Les deux hauts commissaires et K ying lui-même comprirent qu'après cela les ambassadcin ne traiteraient pas volontiers avec cet ancien vice-roi il Canton.

Le malheureux Ki-ying avait annoncé en arrivai: presque les larmes aux yeux, que s'il ne réussissait ps k concilier les différends avec les Européens, il perdra la vie. Il avait supplié, pour ce motif, les interprètes tVi mener les ambassadeurs k se retirer de Tien-tsin, pronie tant qu'ensuite il serait facile d arranger tout le rc^i-

SECONDE GL'ElUa:. H.-,

Jiniid il fut persuadé qu'il u'oliliciuliail lini, il (iiiilla |il)i((Mii('nl Ticn-tsin pour retourner ii Pékin.

II iidrossa en niùnie temps un mémoire ii l'empereur an- ' .Mit qu'il se rendrait iila courel qu'il aNaitiidire des

^importantes a Sa Majesté. Un ordre l'atteignit à .iini;-cho qui lui mandait de retourner a Tien-tsin. Il i^isla pourtant ii ne pas y aller. Alors il l'ut arrêté, iiiluit à Pékin, mis en jugement et condamné à mourir, empereur publia un décret dans lequel, tout en blâmant iiiinent la conduite ofilcielle passée et présente de Kilu il commuait la peine capitale prononcée par la

III en un suicide forcé. Il nomma une commi.ssion de M- grands mandarins chargés de lui annoncer cette dé- ■hiii : « Nous commandons, disait l'empereur a Siuaou, etc., de se rendre dans la prison de Ki-ying et de i l'Hire entendre que notre désir est qu'il se suicide, Il ijue notre extrême désir d'être a la l'ois juste et nii-

I i( ordieux puisse être manifesté. «

(il infortuné ex-ministre avala un verre de poison en I -cnce des trois envoyés de l'empereur!

II avait été convenu qu'une commission de mandarins rait nommée pour aller, aChang-ha'i, régler les nouveaux lits avecles représentants européens. L'empereur vout que les mêmes Kouci-liang et Iloua-cha-na, accomignés de deux autres grands fonctionnaires et de Ho, le ro-roi des deux provinces de Kiang, se rendissent dans ville indiquée pour conclure cette affaire. Ils se firent mrtant attendre longtemps, et les ambassadeurs s'en liient au Japon, où les envoyés russe et américain les aient devancés et conclu des traités. Lord Elgin était aure a Chang-ha'i le 30 juillet : il alla au Japon, entra Yoddo, fit un traité avantageux, remit en cadeau à ■inpereur de ces îles un yacht à vapeur, construit en igleterre dans ce but, et se trouvait de retour à Changti le 3 septembre.

146 LA CHINE ET LES PllSSANCES CHRETIENNES.

Le baron Gros partit de Chang-hai le 6 septembre et revint le US octobre, aprt>s avoir conclu au Japon u traité semblable a celui obtenu par lord Elgin.

Un des articles du traité signé à Tien-tsin le 26 juii stipulait que le mot / barbare) ne serait plus cmplo; pour désigner un Européen. Dans la Gazette de Pékin i 25 juillet, un décret do l'empereur parut, dans lequ l'arrivée et le départ de Tien-tsin des forces anglo-fra çaises était ainsi raconté : « les barbares étaient mont avec leurs vaisseaux jusqu'il Tien-tsin; mais a la sui des ordres que Kouei-liang et son collègue leur comm niquèrent avec une affectueuse sévérité, ils levers l'ancre et s'en allèrent dans la haute mer. »

Lord Elgin se plaignit de ce que l'encre du traité àpei sèche, l'empereur violait l'article 51 qui abolissait po toujours l'usage du mot barbare. Il ne devait pas tard à apprendre que le gouvernement chinois, en accepta le traité de Tien-tsin, n'avait eu en vue que d'éloigner 1 escadres et les troupes européennes qui menaçaient capitale.

Les cinq hauts commissaires impériaux arrivère entin a Chang-hai le 4 octobre, avec une grande suite ; e se composait d'au moins six cents personnes.

Lord Elgin écrivait a son gouvernement que le choix si grands personnages pour régler le tarif était unepreu de la résolution de l'empereur d'exécuter toutes les clauf du traité ; il devait pourtant savoir ce qui se passait au s de l'empire.

J'ai déjà dit qu'après la prise de Canton et aussitôt q le gros des forces anglo-françaises quittèrent le sud pc se diriger vers Tien-tsin, un comité de guerre composé trois mandarins entreprit l'organisation d'une garde r liûnale mobilisée dans les 96 villages du district de Cant et imposa des taxes et des souscriptions volontaires ou f( céos, pour parer aux frais de ces armements. L'emperei dans un de ses décrets communiqués a lord Elgin,

SECONDE GiEniu:. m

iiu que ce comité agissait d'après ses ordres, pourdé- Ics rebelles). 11 publia itlusicurs proclamations conl".urop('c'iis,ol olVrit une somme d'argent pour leurs llouang, le nouveau vice-roi nommé en remplacel(^ Yé, n'entra jamais h Canton, et dans ses édits il I le comité. Voici quelques passages d'un de ces

lis Anglais en ont prolité (des troubles causés par les

s pour se livrer aux plus grandes violences sous un

le imaginaire et des plus frivoles l'affaire de la

-inoït'), ne prenant en aucune considération les

ils que nous leur avons accordés en leur permet-

liabiter parmi nous.

En dépit du traité d'amitié qu'ils ont fait avec nous et

'cspect qu'ils doivent a notre autorité, ils sont entrés

Violence dans ma ville, détruit mes forteresses et

ssacré mes habitants, divisant les familles et portant

euil et la désolation partout.

Les paroles sont impuissantes pour en faire la des*

lion. L'aspect seul de la ville de Canton a rempli mon

de tristesse ; depuis ce temps le sommeil a abandonné

1 paupières, et je ne saurais prendre la moindre nour-

re

Pourquoi ne commercent-ils pas en paix, pour pouvoir étirer le gain et la nourriture dont ils ont tous besoin?

ivaient-ils besoin de faire un traité d'amitié avec nous r avoir recours aussitôt après a la violence? Ils ont usqu'a en concevoir de l'orgueil, et, s'étant cru enno-

ils se sont vantés d'avoir été victorieux

Les demandes de ces Anglais n'ont jamais de fin ; . . .

... . et toutes n'ont pas d'autres résultats que celui

ïious tromper. Il n'y a ni Dieux ni hommes qui n'aient

tgens en exécration!

'il i>lus,nous sommes les maîtresi et eux les hôtes ; leur

nombre est tros-limilo, tandis qiio nous sommes innoil brablcs. Il leur laul aussi, pour arriver jusqu'à nous, ti verser des mers de plusieurs milliers de lieues d'étendi ce qui les ('mp(^(lic de venir en grand nombre chez noi

« De vrais Européens, combien en est-il entré dans C{ ton?... Quelques milliers à peine. (Il fait allusion a cipayes, que les mandarins ne mettent pas au niveau ( Européens, et qui sont en majorité.)

« Nos routes, à nous, sont bordées de villes et de ^ lages; au premier appel, cent voix répondront aussitôt des milliers d'habitants accourront même si le besoin s fait sentir. Il leur sera alors bien aisé de faire la différei de l'hôte et du maître.

« Pourquoi ces étrangers n'ont-ils pas été choisir de p férence des parages plus tranquilles, plutôt que de ve dans notre ville s'entourer de dangers de toute espèce, ils vivent dans la plus grande inquiétude et trembl pour leurs jours?

« Ils devaient bien savoir qu'ils ont bien peu h, comj sur l'appui de ceux qui ont embrassé leur cause, et qi les abandonneront aussitôt qu'ils n'auront plus rie espérer d'eux. Tout le monde, depuis le plus stupi connaît leur méchanceté incurable.

« Anciennement ils étaient les plus grands enne des Français. Voulant obtenir leur aide pour entrer d Canton, ils se sont réconciliés avec eux. Maintenant qi ont obtenu ce qu'ils désiraient, ils renieront tous les gagements qu'ils ont pris vis-a-vis d eux.

« Jusqu'à présent même, les Français ne se sont aperçus qu'ils ont été grossièrement trompés.

« Combien il est à regretter que je ne puisse faire C( prendre à ces Anglais la différence qu'il y a entre le d et la violence, la propriété et le vol !

SKCO.NDIi (ilKHRK. H»

In vouant ici, j'avais rcrii l'ordre de rfiiiiicrciir di-

- iiil)ler les plus braves de nos troupes et de les diriger

I nuit sur Canton, afin ([uo les Ant;lais, a la nouvelle

(le leur approclic, l'iisscnl saisis de ci'ainlc et vins-

lire leur soumission Et si, en changeant de con-

ils avaient aussi purifié leur cœur, nous aurions

pu, à ces conditions, oublier le passé et les laisser

il II lier il commercer,

M.iis puisque depuis le commencement jus([u'a la fin ni été si pervers, que la force imposante de Canton na présence même au milieu de vous ne les a pas fait nger de conduite, je les exterminerai tous en expia- 1 de leur faute; j'irai avec mon peuple les anéantir, ous reviendrons ensuite prendre notre repas du matin. Après avoir montré la puissance de l'empereur, je veux ore que les barbares lui fassent acte de soumission.

Maintenant il sera tenu une liste exacte de tous ceux

auront souscrit au fonds patriotique ou auront levé

soldats. Cette liste sera présentée a l'empereur, pour il les récompense

Si quelqu'un de vous parvient aussi à tuer un des re-

Jes étrangers, il sera de même récompensé et son nom

sente a l'empereur

La première chose que je veux faire a présent, c'est que itre dans Canton, c'est de chasser les barbares; car je

egarde comme la plus importante, pour que mon iple puisse jouir de la paix.

C'est dans ce but que j'ai publié le présent édit, afin les nobles et les habitants de la province de Canton 3nt avertis.

Qu'à partir du présent édit, les habitants de chaque trict se préparent aussi de leur coté a l'attaque et me nnent en aide : car la peau de la main tient a celle des gts.

; Unissez vos forces et vos ressources, montrez votre

l.-,o l.\ (IIIM: I:T I.KS ITISSANCES ClinKTIFNM-S.

courage en no luisant pas de ijuailici', alin (|uele8n compenses (ini nous attendent égalent votre valeur.

a Réfléchissez aussi que Ilien-foungest entouré danssc palais des plus grands ministres du royaume qui vqi ordonnent, dans le plus grand secret, d'unir toutes V' forces pour combattre, afin que votre courage seul puis servir de rempart à vos villes. »

Dans une proclamation qui portait sa signature ets( sceau, Ilouang offrit 30,000 piastres (près de 170,000 f pour la tète du consul britanniciue M. Parkes. Depuis mois d'avril, le général qui commandait la garnison i Canton en avait fait fermer les portes a l'exception trois, et ordonné la destruction de plusieurs maiso voisines des remparts, qui obstruaient les défenses. ( fouillait tous les indigènes qui entraient dans la ville, l'on prit d'autres mesures de précaution. On s'attendai une attaque de la part des gardes nationaux des qi tre-vingt-seize villages, et Pik-ouei lui-même, le gouV' neur chinois, avoua que les rasseniblements de troup hors de la ville n'avaient pas d'autre but. Voici ce qui rapporté dans le China mail du îi juillet 1858 :

« L'état de Canton empire de jour en jour; toutes nuits des fusées sont lancées dans les positions des alli et tous les faul)0urgs sont remplis de braves (volontair dont un grand nombre, à ce que l'on croit, rôde tout plus à quelques centaines de yards de nos sentinelles, ville, même dans les rues principales et pendant le jo est peu sûre pour les étrangers, si ce n'est en ban; armées. Lundi passé, M. Lewis, missionnaire alternai fut attaqué en descendant la rue du Nord-Est ; il rei une blessure a la tête, mais se sauva en courant. La n précédente une patrouille anglaise, composée de hommes de police, fut attaquée en dehors à peine df

SKC-oNDK (il i;itui;. 151

iii' lit' I Kst. Doux hiirs de |ioii(ii(' cl un pot h f(!U la

' ' ;illiini(''o leur t'iuTiil lances, mais ;iii(Minoblossurc

Il l'ut l'aile ; et les braves s'cnlnircnl iinincdialcnienl,

Page 1