‹ La Chine et les puissances chrétiennesChapitre 29 sur 65 · I- iirps sans UMcs do deux doiitre les trois ctrani,'ers · texte numérisé non relu

I- iirps sans UMcs do deux doiitre les trois ctrani,'ers

- près de Wlianipon, ont été trouvés flottant dans la

'. Mai'di dcrnici', dans les faubourgs occidentaux,

iioninics ([lie l'on suppose être des niatolots étran-

inl été abatlns ii coups de salu'c, puis emportés par

/i^e,s, Plusieurs Chinois furent fusillés par la colonne

il la poursuite des braves, et les Chinois quittent

iibourgs en foule emportant avec eux leurs etîet's.

( ' -|)ère que celte fusillade fera du bien , mais de tels

;ii - (occasionnels de sévérité ne font qu'irriter et effrayer

1 ( liinois, et ne leur persuaderont pas que la procla-

1 il 1011 des chefs alliés, avec toutes ses menaces, ne soit

|- lie lexagératiou. Des aftiches hostiles remplies du

1 1^ \iolent langage contre les démons étrangers sont

(iiiiiiuellement placardées partout; une d'elles était par-

t iilicrement dirigée contre le barbare à cheveux roux,

In IV Parkes, et une autre recommande aux barbares

: li- de retourner chez eux jusqu'à ce que l'extermination

!il ( iimpléte, après quoi ils recevront la permission de

:\ciiir.

I. authenticité de la proclamation de Ilouang saisie 1 la police est à présent hors de doute. »

Plusieurs soldats furent assassinés ou emportés; il y t même des assassinats dans l'intérieur de la ville. Il I fut plus possible de sortir hors des portes, excepté en ands détachements. Toutes les familles riches indines quittèrent la ville. Les fusées incendiaires tomlient dans les quartiers des Anglo-Français lancées de hors et par-dessus les murs. Cet état de choses empê- ,a l'amiral Seymour, obligé d'aller au secours de Cann, d'accompagner lord Elgin au Japon. Même a la date 1 23 août (cinquante-huit jours après la signature du

i:.i i.A ciiiM': i:t les itissancks chrétiknniîs.

liailo (le paix", 1(! vice-roi ilciiuiiit; juiltliail une proclfi nuition pour appuyer une demancle de fonds.

Il disait que, nonobstant (ju'un traité eût été signé Tion-tsin, il n'en avait pas reçu conmiunication, et qu' était plus urgent que jamais de se préparer contre U rebelles brigands et contre les étrangers. Encore au con niencenient de janvier (1859), des détachements eurc péens, sortis hors des murs pour faire rex(;rcice, eurei à souffrir le feu des volonlaircîs indigènes. En cons» quence, la garnison étant augmentée par les troupes a: rivées de Tien-tsin, les Anglo-Français liroiit plusieui expéditions armées dans l'intérieur de la province, sui tout vers les villages oiî il y avait des dépôts de voloi taircs. La dernière de ces expéditions fut faite au mo d'avril.

Cet état de choses au Sud, pendant que la paix éta signée a Tien-tsin, s'expliciue par le décret secret de l'en pereur dont je donne ici traduction :

« Jetant les yeux sur les événements passés depu notre avènement au trône, en un temps où nous étioi encore jeune, nous rappelons a notre esprit nos craint continuelles que, malgré notre sollicitude incessan pour les affaires d'État, nous manquions a remplir le d voir a nous confié par notre illustre prédécesseur.

« Contrairement à toute attente, depuis le cômmenc ment de mon règne, il y a maintenant huit ans, les r belles a longs cheveux ont continué, sur les deux riv du fleuve (Yang-tsze) leurs excès extravagants, et dai les provinces de l'Est et de l'Ouest de Yueh (Kouang-loui et Kouang-si), les voleurs à turbans rouges ne cessent < causer des troubles, l'empire tout entier est dans la coi fusion, et les brigands se montrent de tous côtés.

« Et au moment même où quelque amélioration avt lieu dans l'état des choses, et où nous commencions être témoins d'un rétablissement partiel de l'ordre dai

SECONDE GUERHK ISS

I pays, les barbares aiij^lais su iT\<illcn'iit ciiror'»* subijint'iil, piircMil possession de laeapilalc de la Yuuli oriente (lanton), atlaciuèreiil cl dùlruisirent b's forts de iii-tsiii, et même osèrent pénétrer dans l'intérienr du i\^. Leur violence éveille l'indignation et des Dieux et > hommes, la terre elle-même élève la voix contre eux iiir les maux qu'ils occasionnent. Des myriadc's sutliitiit-clles pour compter les maisons qu'ils ont détruites? ■> millions sulliraicnt-ils pour couvrir lo montant des \riins(ju'ils ont lait dépenser inulilêUHmt ?

l",n rcchercliant l'origine de ces troubles, nous voyons une manière concluante qu'ils ont été causés par l'emni ([ue nous avons fait d'hommes impropres à leurs ■laryes, incapables soit de guider, soit d'entraver les acbns des étrangers;, et qui ont ainsi amené la ruine sur l'iiys. Nos larmes coulent au récit de ces malheurs.

l'ourquoi donc avons-nous cédé aux circonstances, avons-nous souffert qu'on acceptât des conditions de lix de ces barbares? Ce n'a été, en effet, que parce le la guerre avait atteint les barrières de nos doaines impériaux; l'ennemi était aux portes de notre jipitale, et dans le cortège de la guerre suivent toujours 'ilarme et le désordre ; le peuple est dispersé et rendu in> asile. Comment pouvions-nous supporter que notre ■ai>le fût dans la souffrance? Notre repos était troublé, iiiius ne pouvions manger en paix. Aucun autre moyen M' présentait donc a nous, pour mettre fin a la détresse 1 moment, que de concéder ce qu'ils demandaient.

Maintenant, toutefois, nous avons commandé à Leang- Ung-sin de se rendre en toute diligence "a Toung-cho et jacheter une grande provision de pieux, qu'il doit fixer blidement a Tien-tsin ou sur les côtes voisines, dans les bsitions qu'il jugera convenables, afin de préparer une éfense si sûre, une barrière si efficace, que les vaisseaux arbares ne pourront plus jamais entrer dans les eaux itérieures. C'est la une mesure de la plus haute imporn. 9.

l.-.{ LA CHINE ET LES PUISSANCES CHRÉTIENNES,

u Pour 00 qui conconio la province de Kouang-tounj (|ui, jus([u"a présent, a été renommée pour sa loyauté son patriotisme, et ([ui, dans une occasion précédent reçut de l'eu Sa Majesté l'inscription monunienlah a Récompense d'un loi au dévouement dun peuple! » un édil spécial dans le([uel l'empereur exprimait a cet province une haute approbation de sa conduite et las tisfaction qu'il en avait ressentie, je m'en remets a c fçrandsministres Lo-Tung-y en et autres (c'est-îi-dirc les trc membres du comité de guerre de Kouang-toung) po exécuter mes désirs. C'est sur eux que repose le devoir taire en secret tous les arrangements nécessaires, d'c ganiser les populations rurales sans attirer l'attentio d'établir partoutdes compagnies d(! milice, et en forma entre elles des ligues aussi bien qu'en les excitant ii a{ et à conserver leurs moyens de communication parte complets, de faire en sorte qu'elles présentent aux bî bares du dehors un déploiement des forces de la Chi tel, qu'il leur fera abandonner les positions qu'ils c prises.

« Atin d'assurer le secret de leurs mesures et pour e; pécher toute intelligence de ces desseins de se répand les autorités ne doivent pas plus longtemps paraître O; d'une manière hostile (envers les étrangers), mais d\ vent simplement ordonner au peuple de leur faire! l'opposition ; et il n'est pas besoin qu'aucune commuj cation a ce sujet soit adressée aux fonctionnaires locail ni même au gouverneur général ou au gouverneur dc| province.

'( De cette sorte, si la victoire nous accompagne, n<| pouvons être certains que nous faisons ce que demail le ciel ; mais, si nous sommes vaincus, nous évitenj toujours d'être entraînés dans une guerre. Et il n'est impossible que nous voyions, comme résultat de ce si tème, la paix prendre peu a peu la place de ces trouo et de ces attaques des étrangers que nous éprouv<'

SECONDE Gl'ERKK. 155

r puis (|U('li|ii('.s aniK'cs ; cl (|iit' iimis |(iiis>ions voir un I Mil' mis aux (Miiiùclcmciils |t;iil»ai'c'S, cl la f,'loiru dcs- ' Milro encore sur la ci^ilit^alion de ilea (la Chine).

Que vos efforts ii vous, mes ministres (les membres du iiiiitc de guerre), soient diri{;és vers ce l»iil, et ne Irom- ( / |ias les espérances de votre souverain. Quand vous lirez reçu cet édit secret, hàtez-vous de préparer un cx- -I' minutieux des mesures que vous croyez nécessaires Miir l'exécution de ces pi'ojcts, et envoyez-le-nous par un .1 l'/h volant ((pii doit voler) ; qu'il n'y ait aucun retard et |iic cet édit important, qui est pour l'instruction (des iiiinbrcsdu comité), leur soit porté par un exprès faisant i\ cents //a' par jour, »

I ord Elgin avait exigé, depuis le commencement d'ocoliie, que le vice-roi Houang fût rappelé de Canton, et \u<' le comité de guerre ITil dissous ainsi que les corps de

'luntaires. 11 avait déclare aux commissaires impériaux |im1 n'entrerait avec eux ni dans l'arrangement de la [iirslion des tarifs ni d'aucune autre aftaire, tant que ces Icinandes ne seraient pas satisfaites. Les commissaires ui avaient exprimé leur indignation contre la conduite le ilouang et promis qu'ils demanderaient avec instance

I 1 empereur son rapptd. Sur ces promesses, lord Elgin nlra en négociations pour le nouveau tarif, qui fut ar-

i;iiigé d'accord avec les réprésentants de la France et des Ktats-lJnis. Les points in)portants de ce tarif furent la

II ^;alisation de l'introduction de l'opium, moyennant le lii>it de 30 dollars par caisse, et la fixation d'un maxiiiiiun de 2 1/2 pour 100 pour les droits a percevoir dans Il > douanes intérieures de l'empire sur les articles étranjgers.

I L'arrangement du nouveau tarif touchant a son terme, les commissaires impériaux ouvrirent la bataille pour jlaquelle ils étaient venus a Chang-haï. Leur mission est (bien expliquée dans la lettre qu'on va lire, et qui fut

150 I,\ CllINt 1:T LtS PUISSANCES CIUŒTIENNES.

Irouvi'O dans un dos villages environnant Canton, loides expéditions militaires dont j'ai parlé.

C'était évidemment une communication écrite par un agent envoyé ii Chang-haï par llouang 'le vice-i'oi <li Canton , afin d'être informé de ce qui s'y passait. La letliv était adressée a un mandarin supérieur^ mais ce supérinn n'était pas le vice-roi lui-même, a ce que les interprèteont assuré.

a Les administrateurs des affaires barbares dans la ca pitalesont les trois princes Houi, Koung etChing (*).

«Lorsque les quatre commissaires impériaux (**) eurent leur audience de congé. Sa Majesté Icursignifia que c'était son bon plaisir de ne pas permettre que la paix lût faite de cette façon (***), et que tous les cinquante-six articles du traité de Tien-tsin devaient être annulés. Ho,gouverneui général des deux Kiang, les reçut à Chang-chôu, dans la huitième lune (août, septembre), et maintint résolûmen qu'il no fallait parler d'aucun changement. Ils restèren donc indécis jusqu'à leur arrivée à Chang-ha'i, où, grâct au chaleureux appui que le trésorier Wang donna auj représentations de Ho, les commissaires comniencèren à pencher vers un compromis. Plusieurs mémoires, ai nom de tous les cinq, furent adressés au trône, en réponse à chacun desquels ils continuèrent a recevoir les injonc tions poremptoires de Sa Majesté (de persister dans li conduite prescrite), jusqu'à ce que, dans son demie: décret, Sa Majesté déclara que son bon plaisir était qui

(•) Le prince Houi est Mien-yû, seul frère vivant de feu l'eu» pereur; Koung c'est Yili-su, frère du présent empereur; Ching et un prince du second ordre de la noblesse impériale.

(**) Koueiliang, Houashana, Mingsheu et Taou Ching-shlh.

(" ") Livtéralement, un tel mode de paix ou de telles mesures è paix.

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