‹ La Chine et les puissances chrétiennesChapitre 4 sur 65 · CONDUITE DU GOUVERNEMENT CHINOIS · texte numérisé non relu

CONDUITE DU GOUVERNEMENT CHINOIS

ACnÙS I.A GLLItllt; UE 18i^0.

.Vprès la paix, et leur frayeur une fois passée, les mundarinreviennent sur leurs pas et renouvellent autant qu'ils peuvent leurs anciens traitements envers les Européens.— Réflexions de sir J. F. Davis à ce sujet. — En violation d'un article du traité de Nankin, l'empereur fait dresser une liste de tous les Chinois qui ont aidé les Anglais en quoi que ce soit.

— l'crsécutions exercées contre ces malheureux; exécution du général Yu Puyun. — Agents envoyés en Chine par diverses puissances. — La Belgique et la Suède obtiennent une copie du traité de Nankin et du traité additionnel, et la concession des avantages desdils traites. — M. Caleb Cushing, envoyé des Elats-Lni:-, dcbar(|uc à .Mac.io avec une suite nom-

TAitLK nr.s MATii:iu:s.

bicuso il fuvrior 18i'i\ — Li' vice toi ^.y rend ot roncliil avec lui un Irailù (■oiiforinc on sul)sliiiice à celui fie Nankin; avanlape ajouté en ce qui comeine le droit de lonnasc. — Rixes à Canton entre les étrangers et la populace; un indigène est lue par un Américain. — Di-bals i'i ce sujet avec Kiying. — Après le départ de M. Cusliinp, |ilusieurs envoyés américains se succèdent et trouvent les mandarins aussi peu trailables que jamais. — En juillet 185(>, querelle, à Foutcliaou-fou, entre des Chinois et des Américains. — En aoilt t8U, arrivée à Macao de M. de Lagrcnée, envoyé extraordinaire de France. — Le vice-roi se rend à Macao et conclut avec lui un traité semblable à celui qu'a obtenu M. Cushin;; ; M. de Lagrcnée obtient en outre un décret de l'empereur permettant, dans ses Etats, le libre exercice de la religion chrétienne. — Les missions américaine et française sont traitées avec assez d'égards ; motifs de cette conduite de la part des mandarins. — Apres le départ de M. de Lagrcnée, le baron de Forth-Rouen est envoyé en Chine, en qualité de ministre plénipotentiaire, puis remplacé plus tard par M. Rourboulon. — En juillet 1856, martyre du missionnaire francais,- M. Cbapdelaine, dans la province de Kiang-si. — Document curieux: exposé fait à l'empereur par Ki-\ing en justification de sa conduite. — Indignation qu'a excitée, à tort, ce document après sa publication. — Effets de la réaction provoquée parles mandarins. — Manifestes furibonds contre les Anglais répandus à Canton (2 décembre 18 lô) ; le 7 attaque des factoreries par la multitude ; incendie du consulat anglais et de trois factoreries. — Longue série d'insultes et d'attaques contre les étrangers sans répression de la part des autorités chinoises, pendant les annéesl 1815 et 18i6 ; réflexions de sir J. Davis à ce sujet. — En mars 1817, nouveaux excès de la populace de Canton ; message énergique de sir J. Davis; plus tard il envoie à Ki-ying copie dune communication trèsforte de son gouvernement ; le commissaire impérial n'en tenant aucun compte, il se dirige sur Canton avec des forces de terre et de mer (1" avril 18i7;. — Prise des forts du Dogue. — Convention par laquelle il est stipulé que les Anglais entreront dans Canton au bout de deux ans. — Mémoire adressé à l'empereur par Siu, gouverneur général des provinces de Canton et de Kian-si. — Continuation, pendant l'année 1818, des mêmes insultes et attaques. — Le 4 avril 1817 approchant, sir G. Bonham entame la question de l'entrée à Canton; Siu en réfère à l'empereur; réponse équivoque de

TAnLK DKS MATitnrs.

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(l'iuiri. — Kii iiiar-; IHilt, fuiinatioii à Caiitdii d'un coinilà do jiatrioles pour ein|iôc'lifr les Anglais d'onlrer dans la ville; organisation d'une garde nationale de près do 1(K),000 bomluc!!. — Les Anglais avaient assez de forces navales et do troupes pour s'emparer de la ville. — Siu inlerpri-lo le décret de l'empereur dans le sctks opposé à l'ouvorturo. — Les Anglais se dé^istent;la sortie de leurs vaisseaux do la rivière de Canton est considérée par les Chinois comme une victoire.

— Décrets de l'empereur; récompenses accordées à Siu, à, Yé, etc. — Arrivée à Canton du 1)' Bowring en qualité do consul général ; il ne peut obtenir une entrevue avec le viceroi. — Envoi du vapeur de guerre lifimtrd à Tien-tsin ; détails sur la mission de ce navire. — Décret impérial qui circule parmi les habitants ; demande d'explications à Siu qui répond évasivemcnt. — Les mandarins marchent à grands pas dans la voie de la réaction. — En juin 18r)0, nouveau système qu'ils établissent pour le commerce du thé, en violation du traité de Nankin. — Les réclamations des Anglais sont sans résultat.

— Mort de l'empereur Ïao-Kouang à la lin de 1850; le parti réactionnaire s'empare de son successeur, prince Agé de vingt ans et sans capacité. — Disgrâce de Mu-cbanga et de Kiving: décret publié par le nouveau souverain qui déclare les délits qu'ils ont commis. — Mauvais protîédés à l'égard des ministres plénipotentiaires, sir J. Dowring, M. Mac-Lane cl M. Bourboulon. — M. Mac-Lane demande la révision du traite américain, suivant une des stipulations de ce traité. — Conférence qu'il a avec Uiang, vice- roi des deux provinces do Kiang; celui ci lui répond qu'il doit s'adresser à Yé, viceroi de Canton. — Mémoire adressé par Iliang à l'empereur sur ce sujet (-21 juin 18.^i). — Décret impérial approuvant la conduite d'Iliang (15 juillet). — Autre mémoire d'Iliang (20 août). — Décret impérial adressé à Yé (6 août 1854). — Sir J. Bowring et M. Mac-Lane se présentent à Chang-hai, et n'obtenant pas d'audience d'Iliang, ils vont à Tien-tsin; arrivés à; l entrée du l'ei-ho, le 15 octobre, ils sont en correspondance avec quelques hauts mandarins. — Mémoire de Wan-kien et de Chang-jui (-20 octobre). — Mémoire des mêmes (24 octobre). — Décret impérial en réponse. — Mémoire conGdentiel de Tsoung-loun, AVan-kien et Chang-jui (4 novembre). — Mémoire supplémentaire- des mêmes (5 novembre). — Décret impérial (5 novembre 1854). — Mémoire de Tsoung-loun (10 novembre).— En décembre 1854, Canton est vivement menacé par les insurgés ; Yé .s'humilie jusqu'à

TABLE DES MATIÈRES. \i

Vagti.

(U'iuaiuler à sir J. Uowiing le secours des v;ii:-scaux anglais ; mais il n'en refuse pas moins à celui-ci une entrevue dans le palais du gouvernement. — Le 11 juin 1855 môme refus sur une nouvelle sollicitation de sir J.Bowring. — En février 1850, les ministres anglais et américain annoncent qu'ils vont se rendre à Cliang-hnï pour demander do nouveau la révision des traités. — Instructions données par le gouvernement do Pékin (2i mars) aux autorités du littoral. — Un faclum chinois d'une extrême violenco contre les Européens est imprimé à Canton et répandu à profusion (juin 1856) ; effet produit par ce faclum. — Envoi, en 18ii, d'un ministre plénipotentiaire en Chine par le gouvernement portugais ; lo vice-roi refuse de le reconnaître. — Difficultés entre M. Amaral, gouverneur de iMacao, elles mandarins; ceux-ci le font assassiner; détails sur cet événement. — Bref récit de ce qui est arrivé à l'auteur luimême en sa qualité d'envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire d'Espagne en Chine. — Affaire de la gabare Arrow dans les eaux de Canton (8 octobre 1856}; hostilités amenées par cet événement. — Un fort ayant tiré sur un navire américain, deux ou trois vaisseaux de guerre de cette nation attaquent ce fort et en démolissent les batteries. — Nouvelles réclamations de l'amiral anglaisa Yé; celui-ci ne ûéchit pas; destruction d'une flottille de vingt trois jonques de guerre; prise d'un fort de cent cinquante canons et des forts du Bogue (13 novembre). — Le vice-roi reste inébranlable ; les Anglais, manquant de forces suffisantes pour occuper Canton, attendent des instructions et des renforts. — Incendie des factoreries étrangères par les Chinois (12 décembre 1856). — L'amiral Seymour, avec une vingtaine de bateaux à vapeur, a plusieurs engagements avec les jonques chinoises (25, 26 et 27 mai, et 1" juin; il en détruit cent quatre-vingts; les Chinois se défendent avec beaucoup d'habileté et de courage 53

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