CHAPITRE ONZIÈME
SECONDE GUERRE ENTRE L'ANGLETERRE (de co.^cert avec la fraxce) et la chixe.
Émotion produite en Angleterre par les derniers événements du chapitre précédent. — La majorité de la chambre des communes se prononce pour la paix; dissolution du parlement. — Envoi de forces de terre et de mer, et nomination de lord ElgÏQ comme ambassadeur extraordinaire. — Le gouvernement français envoie de son côté le baron Gro-^ en qualité
Il TABLE DKS .M ATI EUES.
P.igtt il .iiiiba^sadour oxlraonliiiairc, e( apri'^ i|iioli|iio licsilalion, i^c
tli'citlanlpour la coopiTalioii, il expùdiotles ronforls. — Arrivée de lord KIgiii à Sint^apour (ôjuiii 1k:i7j; sur la doiiiandc du pouveriicur goni-ral de llnde, il laisse des ordres pour enjoindre aux vaisseaux de guerre cl aux transports ciiargés do troupes de partir surle-chainp pour Calcutta, et il continue son voyage à llong-kong, où il dél)ar(|ue le I" juillet 1H57.
— Obligé d'attendre l'arrivée du baron (!ros, lord KIgin so rembarque pour Calcutta, où il arrive le 8 août; il est de retour le 20 septembre; arrivée du baron Gros le 14 octobre.
— Pendant ce temps, le comte l'oulialine ambassadeur de Russie, n'ayant pu aller à Pékin, était venu A J'emboucbure du Pei-bo; arrivé ùHong-kong, le U novembre, il témoigne de sa disposition à unir ses cfTorts diplomatiques à ceux des ministre» d'Angleterre et de France. Le ministre des Etats- Unis en fait autant. — Après la défaite de l'insurrection de 1 Inde, des forces navales et des troupes arrivent à Hong-kong, et l'on décide que l'on attaquera Canton si le vice-roi n'accède aux demandes des ambassadeurs. — Malgré la modération de ces demandes le vice-roi ne fait aucune concession.
— La ville est attaquée le 28 décembre 1857 ; dénombrement des forces des alliés. — Incendies causés dans la ville par le bombardement. — Le 29 au malin le fort Z,i« est abandonné ; prise du fort Coiifjh qui doipine Canton; à midi tous les forts sont au pouvoir des alliés. — .\ssautdes remparts par la brècbe ouverte à un demi-mille au nord de la porte de l'Est , les Français y montent les |»remiers ; en même temps s'accomplit l'assaut de la porte du Nord-Ouest. — Pertesdes alliés etdes indigènes. — S' isite du riche négociant How-koua et de plusieurs notables à bord des vaisseaux amiraux ô janvier 1858J. Le l janvier trois détachements, dont un était français, pénètrent à travers les rues étroites de Canton et s'emparent sans résistance du vice-roi Yé,du gouverneur de la province, Pik-ouei, et du général en chef. — Occupation de l'hôtel du Trésor public; argent qu'on y trouve; il est transporté à bord des vaisseaux par des indigènes cantonais. — Conduite de Yé en présence des deux amiraux et du^énéral anglais; il reprend son insolence ; on le transfère abord d'un vaisseau de guerre ;
— Motifs qui ont empêché le vice-roi et les autres chefs de prendre la fuite alors qu elle était possible. — Les alliés réinstallent le gouverneur Pik-ouei et le général tartare dans leurs fonctions. — Tentatives de Pik-ouei et des autres mandarins pour ennuyer les alliés: un comité de guerre s'établit
TM'.M: 1»I:S MATIKURS. xm
rages.
(I.iiis la \illt' (II! l'.iciiari et (•liciciic à ariuor iinn cspict! do giU'ilo iialioiialo. — Allaiiuc (liri^;t'i! contre des olliciers el viiipl-ciiii| soldais poiidaiil une cxciirsion hors de la ville (-20 ffvrier lsr»S). — A la nii'inc dato on oxiiédic Yù à (^alrulla ; il y niouii ai)ics une résidenco de (luclque leiiips. — L'idée d'envoyer Yc à C.alcutla ne fut pas heureuse; mieux eùl valu l'envoyer i\ Londres ou à Paris.— Dépèches adressées par les anibassaileurs (y compris reux do Russie et des Klals-Unis) au premier ministre de l'empereur el rcmise^ au gouverneur général des provinces Kiang, ;\ Soulchaou {-Ht février) ; elles ne reçoivent pas do réponse directe. — Dépêche du premier ministre à Ho-kuei Ising, gouverneur général des provinces Kiang. — Ignorance du gouvernement de Pékin sur ce qui se passe à Canton. — L'empereur nommait llouang à la place de Yé el enjoignait aux ambassadeurs de retourner à Canton. — Arrivée des quatre ambassadeurs à Chang-hai au commencement d'avril ; nouvelles lettres à la cour annonçant leur départ pour le Pei-ho. — Le 21 avril, envoi de nouvelles dépêches datées du golfe de Pi-chi-li. — Le 50, le gouverneur de la province, Taou, et deux autres fonctionnaires arrivent à Takou en qualité de plénipotentiaires; refus par les ambassasadeurs de recevoir leurs dépêches. — Le comte Poutialine est informé que l'empereur se refuse à recevoir des ambassadeurs à Pékin ; les ambassadeurs alliés déclarent ne vouloir pas traiter avec Taou et ses adjoints qui n'ont pas des pleins pouvoirs de l'empereur; on se décide à s'emparer des forts de Ta-kou. — Le 20 mai 1858, attaque et prise des forts, d'une grande batterie et de plusieurs campements; les alliés prennent possession des lignes de jonques embossées pour barrer la rivière. — Les quatre ambassadeurs se dirigent vers la grande ville de Tien-tsin, où ils mouillent leôOmai; les troupes les avaient devancés. - Deux hauts mandarins, Koueiliang el Houa-cha-na sont envoyés à Tien-tsin, pour traiter avec les ambassadeurs. — Conditions imposées par lord Elgin au nombre desquelles se trouve la' résidence d'un ministre à Pékin ; les mandarins après avoir discuté toutes ces conditions, mais surtout celle de la résidence, sont forcés de céder dans la crainte de voir les Européens marcher sur la capitale. — Signature des différents traités. ~ Lord Elgin et le baron Gros ne veulent quitter Tien-tsin qu'après l'approbation du traité par l'empereur (reçue le 4 juillet) ; ils partent le 6, suivis des forces de terre et de mer. — Incident survenu pendant les négociations et relatif au vieux Ki-ying; son suicide
IV TAIILE DES MATIKHF-S.
l'aï par ordre de l'enipereur. — En ullciulahl r;iiriv(jc des liuiils
couinii^saires iinpôriaux avec Uvoquols il;* doivent ii'|;ler les nouveaux tarifs, à Clianp-haï, les ainliassadcurs tie rendent tour à tour au Japon, où ils oljlieniient des traités avanlapeux. — Arrivée des iiM(| hauts coniniissaires .1 Ciliang-liaï le 4 octobre. — Mauvaise foi du gouvernement chinois qui, en traitant à Ticn-tsin, n'avait eu pour but que d éloigner les forces qui menaçaient la capitale. — Ce qui se passait au sud de l'empire. — Fragments d'un édil de Houang, vicé-roi nommé en remplacement de Yé, mais qui n'entra jamais A Canton. — Dans une proclamation liouang mettait à prix la tête de M. l'arkes, consul britannique.— L'état de choses empire à Canton, les attaques contre les étrangers se renouvellent ; plusieurs soldats sont assassinés jusque dans l'intérieur de la ville. — Décret secret de l'empereur qui donne l'explication de ce qui se passait au sud pendant que la paix était signée à Tien-tsin. — Négociations pour le règlement du nouveau tarif. — Lettre trouvée dans un village près de Canton pendant une expédition militaire et qui explique la conduite des commissaires impériaux ; ceux ci n'avaient retardé leur arrivée à Chang-hai pendant plus de trois mois que pour donner le temps aux troupes alliées de se retirer de la Chine et pour laisser passer l'époque où les opérations militaires au Peï-ho sont possibles. — Dépêche qu'ils adressent à lord Elgin pour revenir sur l'article du traité relatif à la résidence d'un ministre à Pékin (22 octobre). — Nouvelle dépêche, plus pressante sur le même sujet (28 octobre). — Lord Elgin se laisse toucher et promet d'intercéder auprès de la reine ; il part pour Hang-k6u (8 novembre) ; est de retour à Chang-hai (1" janvier 18.59). — Sur sa demande si Houang, le vice-roi de Canton, a été destitué, les commissaires lui envoient (13 janvier 1859) un décret de l'empereur, daté du 21 octobre 1858, et dans lequel Sa Majesté fait connaître que tout ce qui s'est fait à Canton a été fait d'après ses instructions ; Houang reste donc à saplace.— Lord Elgin adresse aux commissaires copie du décret secret qu'il a reçu de Canton ; ils le déclarent faux; un décret paraît dans la Gazette de Tékin le désavouant et nommant Ho-kouei-tsing vice-roi des deux provinces Kiaog pour traiter avec les étrangers, à la place de Houang. — Le traité est enfin publié à Canton ; lord Elgin s'embarque pour l'Angleterre (4 mars 1859) ; le baron Gros quitte aussi la Chine . !
TABLK Dl.S MATlKnKS. xv
CIIAIMTHE DOliZlIvMK ^'^"''
TROISIÈME GUERRE ENTRE LA GRANDE BRETAGNE (DE toxcEnr Avrx, i.a rnixE: et i.a tiii.\E.
Il y a en Chine, depuis 18(0, le parti de la paix et le parti de la guerre; après la signature du trai»c de Tien-tsin, ces deux partis s'ajiitcnt forlcinent à Pékin. — Mémoire que Sang-koliii-sin, l'un des princes de la Mongolie, adresse à l'empereur à l'occasion du traité dont les ralilications devaient être échangées à Pékin. — M.Frédéric W.A. Bruce, frère de lord Elgin, est nommé envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire pour l'échange des ralilications à Pékin ; il arrive à Hongkong le 1" mai 1859. — M. Bruce apprend, dés son arrivée, que les Chinois ont rchûti les forts de Ta-kou et barré la rivière ; on lui assure qu il ne sera pas reçu par l'empereur, à moins qu'il ne se soumette à la cérémonie du ko-tou; après un séjour de quehjues semaines à Hong-kong, il arrive à Changhai le 6 juin.iun jour avant M. Bourhoulon, ministre de France.
— Les commissaires impériaux Kouei-liang et Houa-cha-na paraissent à Chang-hai. au lieu de se trouver à Pékin pour l'échange des ratiOcalions qui devait avoir lieu le 26 du même mois; ils écrivent à M. Bruce pour lui demander une entrevue.
— MM. Bruce et Bourhoulon refusent l'entrevue demandée et partent pour le Pei-ho ; ils se trouvent en dehors la barre de cette rivière, le iO juin 1859, avec une escadre de cinq ou six grands navires et onze petits bateaux à vapeur; l'amiral les y avait devancés. — Après deux tentatives pacifiques pour se faire ouvrir le passage, on se décide, le 21, à employer la force. — Bien que ce lieu parût abandonné des autorités, les cinq forts étaient garnis de nombreuses troupes d'élite commandées par le prince Sang-ko-lin-sin; trois barrières avaient été construites à travers la rivière. — Le 2i juin, les alliés franchissent la première barrière; le lendemain 25, un bateau à vapeur rompt la seconde, et, suivi de deux autres steamers, arrive à la troisième pour en faire autant; un coup de canon lui est tiré par les forts; c'est le signal du combat. — Les alliés sont obliges de se retirer après avoir eu près de cinq cents morts ou blessés sur treize cents hommes qui avaient été engagés.. — Description du combat d'après la lettre d'un témoin oculaire. — Retraite des alliés à Changhai pour y attendre des ordres et des renforts d'Europe. — Les ministres de Pékin sont effrayés de leur triomphe; continuation du commerce ; dépêche amicale à M. Bourbon-
XVI TAULE DKS MATIKRKS.
Ion liiivilaiil à so rondro à l'ckiii par l'c lan^• ; iii^nie invilalion il M. Itnico. — Hclation du voya^ic a l'ckiii do M. Ward, l'onvoyi' aiiu'ricain ; iiidiniiilé du tiaiti'iiicnt (|u'il subit pendant le voyapo cl à son arrivée à Pékin. — l/eniiiereur élait lrès-désireu\ lie voir M. Ward, mais il insistait sur la ((■rémonicduko-lou; refus formel (fa ministre américain ; l'écliango des traites se fait à !*é tanj;. — Décrets publiés par la Gazette (le Pvkiii, dans le><|uels l'empereur reconnaît la présence de Sang-ko-lin-sin et de plusieurs autres chefs à Ta kou, le 25 juin. — Les cabinets de Londres et de Paris envoient des forces en Chine et font partir de nouveau lord Llgin et lo baron dros. — L'ilimalum adressé de CbaiiK-baï au premier ministre de 1 empereur par MM. Hrucc et P.ourboulon (8 mars 1800). — Réponse envoyée à M. Pruce sous forme d'un décret du grand conseil adressé au vice-roi des Dcux-Kiangs. — Réponse à M. Rourbouion où l'on voit le désir de séparer la France de l'alliance anglaise. — L'archipel du Chuzan est occupé, sans coup férir, par les alliés (-21 avril). — Lord KIgin et le baron Gros arrivent ensemble à Hong kong (21 juin) et du là vont à Chang-hai. — La flotte anglo-française réunie dans la baie de Ta-lien se monte ù 2G0 navires, dont presque le tiers de guerre. — L'armée des alliés forme un total d'environ 50,000. — Débarquement des alliés à Pétang (1"' août), au nombre de 16,000 hommes de toutes armes; la ville et les forts étaient abandonnés. — Le 5 août un détachement anglo-français fait une reconnaissance vers les forts de Ta-kou et a un court engagement avec un corps de 5,000 cavaliers tartares. — Le 12, les alliés attaquent et prennent un camp retranché qui contenait environ 12,000 cavaliers ; le même jour ils prennent possession de la ville de Sin-ho, à mi-chemin entre Pé-tang et Ta-kou. — Suite des opérations, prise des forts de Ta-kou d'après le récit d'rn témoin oculaire. — Lord Elgin et le baron Gros vont à Tientsin par la rivière, les troupes, par terre en suivant la rive droite. — Arrivée, de Kouei-liang et d'un autre haut dignitaire pour entamer des négociations (51 août); ils accèdent à toutes les demandes des ambassadeurs, mais ([uand il s'agit de signer les stipulations, Kouei-liang déclare qu'il n'est autorisé à rien signer (8 septembre^. — Fragment d'un décret à l'encre de vermillon qui explique la conduite de ce mandarin. — Après ce refus de signer, l'armée alliée marche sur Pékin ; elle est forte de 12,000 hommes, déduction faite des corps laissés à Tien-tsin et à Ta-kou— Les troupes arrivent, le 10 septembre.
TAltLK DliS MATIEUKS. xvii
,1 ^ iiiinp-souriK ("'> iK'is lin iliPinin cnirc Tii'n-lsin et l'ckin). Deux niaiidarins m- prùsoiiUMit porlcur.s d'uiio (Ji'Iii'cIk! du |u iiu'O do Y l'I do Mou-yiii, piosidcnt du conseil do (;ucrit', |iii;inl les aiiiliassadeurs de s'arrëler; on n'y ré|tond pas, el 1. innée continu; sa niarclic. — La ville do Hosi-vou, qui a frinio SOS portos el refuse des vivres, est prise el saccagée.
— .M. l'arkes (consul britanni(|ue à Canton) csl envoyé par pu lord Kl;;in à Toung-cho avec (inolques otliciors et une r-iorto portant dra|)eau parloniontairc. — Son entrevue avec les commissaires impériaux ; convention i|n'il fait avec eux.
— Ce qui se passait à l'oUin pendant la marche des alliés. — Conseil donné à l'empereur par Sang-ko-lin-sin de se retirer en Tartario ; il adresse un décret aux princes et aux conseils pour en délibérer ;o[iposi(ion des conseils à celte retraite. — Mémoire signé (9 septembre) par Kia-lching et vingt-cinq hauts mandarins. — Cependant l'armée alliée s'avaiiçanl vers Pékin, l'empereur se décide à fuir ; le 12, il adresse un nouveau décret aux princes el aux conseils — Emotion que cette nouvelle cause à l'ékin. — Remontrances des mandarins dans différents mémoires qui sont cités. — L'empereur est ébranlé et consent à rester; décret qu'il publie. — De retour à Ho-sivou, M. Parkes en sort de nouveau, le 17 septembre, de bon matin, portant une réponse de lord Elgin aux plénipotentiaires lartares; il est accompagné dequelquesolliciers anglais et français et de plusieurs autres personnes des deux nations. — Commencement de la narration officielle de M. Parkes ?ur l'emprisonnement qu'il eut à subir. — L'avant-garde de l'armée alliée ;ô,300 bomracs) se met en marche de Ho-si-vou, le 18 au malin; elle rencontre l'armée indigène composée de •2.''),000 cavaliers et 10,000 fantassins el qui cherche à l'envelopper; déroute de l'armée impériale. — Les alliés continuent leur marche, et le 21 septembre nouveau combat; l'action dure cinq heures, et le résultat osl le morne. — Plus de cent canons, toutes les munitions, les bagages, les tentes, etc., tombent entre les mains des alliés. — Un marché est ouvert à Toung-cho; à celle condition les troupes n'y entrent pas. — Démarches pour réclamer MM. Parkes, Loch, de Norman et vingt-six Anglais et treize Français faits prisonniers dans les lignes chinoises où ils étaient allés en parlementaires. — Koung, frère de l'empereur, s'annonce comme le nouveau commissaire nommé par celui-ci ; les ambassadeurs déclarent iju'ils ne traiteront pas jusqu'à ce que les prisonniers soient rendus. — F uilc de rcniperour, le 28 septembre. — Apres
xviii . T.Mll.l': l)i:s .M.VTIEKHS.
l'arrivée de l'arlilleifc do siépe à Toung-cho, I armée alliée niarclio sur Pékin (.> octobre). — Le O, prise du palais d'élé appelé Yiiunr/-inin-ijou('n ; richesses qu'on y liouvc — Le 8, MM Parkes, Loch, (VKscayrac de Laulure el deux soldais indous sont rendus. — Les allies, après avoir placé leurs batteries, sonimcnl la ville de Pékin, qui se rend le 1.' à midi.
— Les ambassadeurs refusant toujours de traiter de la paix tant que le reste des prisonniers ne sera pas rendu, dix Anglais et sept Français sont rendus vivants, accompagnés de dix-huit cadavres de leurs compa};nons de captivité. — Suite du récit de M. Parkes. — Détails sur ce qui concerne les autres prisonniers; noms des victimes; tourments qu'ils eurent àxupporlcr.
— Passage du récit de la captivité de M. d'Escayrac de Lauture, publié dans le Moniteur des 30 el .îl décembre 1860.
— indignation de l'armée alliée au sujet de la trahison et des cruautés commises envers les prisonniers. — Lord Elgin décide la complète destruction despalais de Youen-niingyoucn ; l'armée anglaise met deux jours à les brûler (18 et 19 octobre 1860) ; les Français n'y prennent aucune part. — Le 17, les douze cadavres anglais sont inhumés au cimetières russe, el les six français au cimetière catholique, que les mandarins avaient déjà rendu au baron Gros. — Demandes présentées par lord Elgin au prince Koung, qui adhère à ses exigences ainsi qu'à celles du baron Gros. — Signature (le 24 el le 25 octobre) des conventions anglaise et française avec le prince.
— Description de la cérémonie par un correspondant du Times. — Plan de Pékin. — Détails, donnés par le Moniteur du 30 janvier 1861, sur l'échange des ratifications du traité de paix entre les Français el les Chinois. — Par un article additionnel lord Elgin obtient la cession d'un terrain dans l'ile deKou-loun, tout près el en face de Hong-kong. — Attitude pacifique du peuple de Pékin pendant l'occupation des alliés. — Après la publication des 'railés par le prince Koung, les alliés évacuent Pékin; 3Ii>I. Bruce el Bourboulon restent à Tien-tsin avec 3,000 hommes. — Traité signé, le 1 i novembre, entre le prince Koung et l'ambassadeur russe, général Ignatieiï. — Vers la fin de 1860, après la prise de Pékin el pendant l'occupation de Chang-hai par les alliés, tentative audacieuse du gouverneur de celle dernière ville pour violer les traités ; réflexions à ce sujet. — Un décret impérial du li décembre 1860 institue une Surintendance des relations commerciales arec toutes les nations étrangères; appréciation de l'auteur louchant cette création. — Nomination, par le prince Koung,
TAKLK DliS MATIi:iU:S. xU
do M. Lny, ancien consul britnnnii|iie, à la place d'inspecteur général des douanes de tous les porls ouverts au commerce étranger. — M. itourhoulon se rend à Pékin le 25 mars ISfil ; Te Druin ciianté à la catliédrale callioiique ; lo -iO, audience que lui donne le prince Kong ; le 27, il reçoit les hommages de tous les Européens présents à Pékin. — Mêmes cérémonies à peu prés pour l'arrivée de M. Bruce. — Dernières réflexions do l'auteur 109