I.is dinicullé.s que vous autres Européens trouvez à
iiuer des maisons proviennent de l'opposition des man-
jlarins; il est complètement faux que les propriétaires
)iient de la répugnance à vous les céder; bien au coii-
niire, nous aimerions mieux les louer aux Européens
(u'aux Chinois, parce que vous les payez plus cher. »
Je ne veux pas dire toutefois qu'après les 6 millions de jlollars payés pour la rançon de Canton en 1841, et sur- !out depuis que des bombes leur furent lancées a la lin \o 1836 et de 1837, il n'y ait pas eu, dans une partie de ;i \ille, des sentiments de haine et de vengeance contre (S Anglais et les Français, ainsi que de malveillance i^ontre les Européens. Mais, je le répète, si les manda- '•ins le voulaient, les habitants de Canton ne bougeraient \Ts le moins du monde, quoiqu'il n'y eût dans la ville lucun soldat allié; il serait facile aux mandarins de leur l'aire bientôt comprendre que les Anglais n'ont pas prol/oqué les hostilités, qu'ils ne nourrissent aucun projet de onqucte, qu'ils désirent seulement continuer le comiierce, et que nul n'en retire plus de bénéfice que la pojDulation même de Canton, qui serait ruinée le jour où '.'e commerce viendrait à cesser.