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COMMERCE ENTRE LA CHINE ET L'ESPAGNE

Excepté parla voie de Manille, il n'y a point de rapports commerciaux entre les deux pays.

ne COMMKRCE i:\TÉI\lEl'R. 451

Collo rapitalo (l(\sj|i\s lMiilip|iiiics (\\|n"(lit' on (lliino du riz, (lu sibucan, el auti'cs prodiiils do son sol, do l'Kspagno ou des îles de la Malaisic; elle rcooil du thé, des soies moulinôos et ouvrées, ol (oulo o.spôce d'arliclos nianurai'turés chinois.

Ix bilan des échanges est en laveur de rEnipirc, oxceplc dans les années de disette de riz. Dans ce cas on en importe do grandes quantités des îles Philippines, et il faut envoyci" do l'argent a Manille pour solder le compte.

Je donne ici la valeur des effets importés et exportés pour les années 1856 et Î8b7 : ce sont les notes les plus récentes qu'on puisse avoir à ce sujet en ce moment :

Vak'ur de Valeur de

Années. l'importation en Chine. l'exportation DilTérenep.

1856 Piastres fortes 837,753 5,176,8 '(.l 2,559,091

Ce qui donne pour ces deux années un bilan en faveur de la Chine de 2o,o00,000 francs.

GOIllMERGE DE LA CHINE AVEC L'AMÉRIQLE DU StJD ET AUTRES PAYS.

L'Amérique du Sud achète principalement a la Chine des soieries ouvrées de toute espèce, des thés et des articles de laque, nacre, éventails, etc. Les importations en Chine de cette partie de l'Amérique consistent presque exclusivement en dollars, aussi en trouve-t-on une quantité considérable sur toute la côte de l'Empire.

L'émigration de laboureurs indigènes pour la Californie, les détroits deMalacca, Cuba et autres pays lointains, occupe annuellement plusieurs navires.

I3i LA CHINE ET LES PUISSANCES CHHÈTIENNES.

Je teniiinc ce chapilrc on loproduisant los lignrs siiivanlos que j'écrivais on 1S.")7 : *

Je regarde comme trL's-i»r(»l»al»Ie un accroissemcnl cnnsidcrahlc et permanent dans l'exportation de la soie; de la Chine pour l'Europe; et cela, non-seulement à cause de Taugmcnlation de consommation (jue doivent déterminer l'aceroissemcnt de la i)Oitulation et le développement de la civilisation générale du monde, mais aussi parce que la production de la soie ira, je pense, en diminuant chez nous. Je me fonde sur ce que la grande quantité d'or qui sort des mines rt la quantité plus grande encore de papier-capital (papier portant intérêt), que l'on crée, doivent faire monter sî^ns cesse le prix des terres et de leurs produits ; en sorte que, dans quelques années peut-être, on trouvera beaucoup plus davantage à cultiver le blé ou les pommes de terre que le mûrier, vu que la soie peut, pendant bien des années, venir de Chine sans que son prix actuel s'élève sensiblemeiït. Il est vrai que l'accroissement de ce produit donnera lieu à la nécessité d'importer du riz. Si l'on parvient a accoutumer les Ciiinois à la pomme de terre, on leur rendra un immense service : cela viendra.

Dans tous les cas, le commerce de la Chine a un avenir colossal. Sans aucun doute, un jour arrivera où ce vaste empire abandonnera son système d'isolement, cause de sa faiblesse, couvrira ses rivières et ses canaux de bateaux a vapeur, et sillonnera ses vastes provinces par des chemins de fer, ce qui, dans aucun pays du monde, ne . présente autant de facilité qu'en Chine, car ce qu'il faut aux bateaux à vapeur et awx chemins de fer pour donner de forts bénéfices, c'est une grande population.

Le jour viendra aussi où se réalisera le magnifique projet de couper l'isthme de Suez ',, et alors le commerce de la Chine prendra un développement qu'aucun autre n'aura jamais égalé dans le monde.

' (') Voyez la note G, à la lin de ce volume.

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