‹ La Chine et les puissances chrétiennesChapitre 34 sur 71 · PRESTIDIGITATION · texte numérisé non relu

PRESTIDIGITATION

Il y a des prestidigitateurs qui font apparaître ou disparaître les objets, qui avalent de larges épées, qui font sortir de grosses boules massives de leurs oreilles, de leur nez ou de leur bouche, et qui étonnent enfin les spectateurs par toute espèce de tours de force.

Des Européens, témoins de ces spectacles, en ont ra^ conté des merveilles ; quant à moi , je n'ai eu Toccasion de rien voir de supérieur ni même d'égal à ce que j'ai vu en Europe. Par cette raison et parce que la description de ces scènes intéressent peu le lecteur, vu le Joute qu'elles laissent toujours sur l'esprit, je m'abstiendrai d'entrer dans plus de détails à ce sujet; je donnerai ^ulement la traduction d'un correspondant du TSme^, lequel écrivait de Pékin à la fin de 1860 :

« Voila un jongleur! un homme étonnant! il prend <leux morceaux de fil métallique à pointe aiguë, longs de ^Qz pieds ^ les introduit dans ses narines et les fait descendre ensuite dans sa gorge. 11 n'y a pas de trompecar il ouvre la bouche toute grande, et Ton voit les ; ffls de métal entrer dans son gosier. Ensuite il prend \ Remballes de plomb, l'une de la grosseur d'une balle de fusil ordinaire, l'autre pesant 12 onces. 11 avale la petite I premier. Avec beaucoup de contorsions il les fait remonter, et la petite balle reparaît la première. Il retire fils métalliques par son nez et crache du sang. Une

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pluie de sapèques récompense ce tour. Ensuite, il avale une épée, s^enfonce des bâtons pointus dans les oreilles et dans les yeux, el exécute une foule de tours trop nombreux pour être rapportés. Si M. E. T. Smith pouvait rengager à Dr ury-Lane, il ferait fortune. »

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