USAGES DIVERS
Ces Asiatiques, ainsi que ceux des ilcs de la Malaisie, donnent pas des baisers avec les lèvres comme nous.
Au lieu de cela, ils appliquent le nez et reniflent comme, voulant aspirer le parfum de Tobjetaimé.
Ceci tient probablement à la délicatesse de leur odoi^at. J'ai vu plusieurs fois des marchands chinois porter
(') The Médical iTtiiionary in China, par W. LockbarL Lon-
150 LA GHUfB ET US PUISSANCES CraÈTOlNNES.
une quadruple d'or à leur nez et la ientir pour e^assar^
si elle n ctait pas fausse, au lieu de la faire résonner pour en juger Taloi. Si la quadruple coutieut du cuivre, ils en perçoivent l'odeur.
11 y a des bonzes pieux qui parcourent les rues et ramassent les morceaux de papier imprimés qu'ils trou- < vent par terre, afin de les brûler, de peur qu'ils ne soient profanés et employés à un mauvais usage. Dans les magasins , on ne se servirait jamais de papier imprimé ou écrit pour envelopper les objets qu'on vend.
Dans les reeensements de population , on ne dit pas comme chez nous que telle ville contient tant de fiimiUes
ou tant d'habitants : on dit qu'il y a tant de feux (c'est-àdire de cuisines), ou tant de bouches.
J'ai dit, en parlant des enterrements , que la couleur blanche est le signe de deuil. Elle est également, et par analogie avec la mort, le signe de guerre.
En 1854, deux canots armés d'une flottille de guerre des États-Unis , montèrent la rivière de Canton jusqu à la ville de Fashan occupée alors par les Tae-pings. L*officier commandant fit ondoyer un drapeau blanc , ce qui est pour ces indigènes un défi. Aussitôt, les oftîciers taepings qui commandaient les batteries de la ville, ouvri* rent le feu sur les canots..
L'idée de la dansé n'existe pas dans cet empire. 11 est vrai que les femmes avec le petit pied ne pourraient pas