INSURRECTION ACTUELLE CONTRE LES TARTARES HANDCHOUX
Depuis que la Chine subit, en 1650 , le joug des MaQdchoux, il s'organisa dans ce pays diverses 'sociétés secrètes ayant plus ou moins directement pour but l indépendanee nationale (% Les principales furent celles
0 Le consciencieui éerivain portugais M. C. J. Caldein, dans intéressant ouvrage 8ur les colonies portugaises et la Chine, s'exprime ainsi \
t En Chine les sociétés secrètes les plus connues aetoellement 8ont les suivantes :
« SAN-HO-HOËi, société de l'union des trois» c'est-à-dire de Vaaien du ciel» de la terre et des hommes;
« CH*1M-L1£N-KIA0, secte du lis hieu (la fleur nymphéa ou lis d'ean);
« PAI-LIEN-KIAO, secte du lis blanc ou nénuphar; « NIEN-T'OU-KIAO, secte de la téte de veau s
qui portent les noms de Pe-lan-kiao et de San-ho-huei.
Cette dernière a toujours eu pour devise :
Fu
Ming Fan
Tsing
C'est-à-dire : £n haut les Mings^ à b^s les Tsings, ou , selon notre manière de nous exprimer : Vivent les Minçs^
morl aux Tsings ; or les Mings sont la dynastie qui
« HUNG-IANG-KIAO, secte do soleil;
« VU'XANG-LAO-MU, secte sans mère naturelle, ce qui Teat I
dire que l'individu apparlieni si exclusivement à la société^ qu'il rompt tous les liens les plus sacrés pour les Chinois^ ceux du respect et de l'obéissance pour les parents ;
« MIM-TUM-KIAO. seete de la brillante noblesse» ou de l'illustration et de liionnenr ;
« TStNG-dl A-MUN-KIAO, sedo du thé pur, dont U eii question dans la Gazette de Pékin de juin 181 G;
« KOAM-MAO-KIAO, secte du bonnet jaune;
« PO-lUN-TSUM, secte de l'origine de la blanche nue;
« SIAO-TAO-KIAO, secte de la courte épée. Cette société est dans ce moment» dit-on, très-aclive et très-paissante dans la turbulente province de Fuk-klen. »
Le même M. Caldeira a publié dans Vlîlustration Luso^Brésitienne de Lisbonne, sous ce titre : le Royaume des fleurs, une série d'excellents articles, où il donne, avec autant d'élégance que de ! simplicité, une idée très-Juste des coutumes de la Chine. U est dommage que ces articles, comme beaucoup d'autres éminents travaux imprimés en Portugal, soient presque inconnus parce qu'ils sont écrits dans une langue si peu étudiée en Europe.