‹ La ChineChapitre 24 sur 79 · CHINE · texte numérisé non relu

CHINE

servir de nouveau du même point de comparaison , le chiffre 22,- que les Français prononcent vingt-deux , les Italiens venti due? les Anglais tivenly two, est lu eulehi-eul par le natif de Péking , et i-chap-i par celui de Canton. C’est ainsi que les habitants des deux extrémités de l’empire , qui lisent les mêmes livres, ne se comprennent cependant point en parlant, parce qu’ils attachent chacun un son particulier au caractère qui leur est commun.

Il existe toutefois un mode de prononciation du langage écrit (celui de Péking, ou de la cour) qui est universellement adopté dans les traductions officielles et dans les relations réciproques des classes élevées de l’empire; c’est ce que les Européens ont appelé le dia~ lecte mandar inique , et les Chinois Kouan-hoa , qui a la même signification. C’est celui que les étrangers doivent apprendre, attendu qu’il e 6 t plus généralement usité que les autres. Le nombre total des différentes syllabes n’excède pas quatre cents ; mais elles sont variées par des intonations assez distinctes à l’oreille d’un indigène , pour en tripler ou quadrupler le nombre. On obvie aux inconvénients qui résulteraient, dans la langue parlée, de la multiplicité des termes homophones ( car dans la langue écrite, il ne peut exister de malentendus), en groupant deux mots ensemble pour exprimer un objet-partiticulier, et en formant, par ce procédé, un mot de deux syllabes. Par exemple, dans le langage oral, fou signifie père et hache. Pour éviter toute équivoque, on dit alors, dans le premier cas, fou-tsin (père-parent) , et dans le second fou-tcou (hache-tête). Cette particularité tend à rendre la langue écrite beaucoup plüs concise et plus brève que la langue parlée, qui a besoin d’explétifs.

Les Chinois attachent une haOte importance à la beauté graphique de leurs caractères, tellement qa’ils les emploient en guise d’ornements, ainsi qu’on peut le voir sur

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les objets en porcelaine venant île leur pays. Dans leur système d’éducation , la calligraphie occupe une place beaucoup plus relevée que celle que "nous lui accordons en Europe; bref, ils font usage de l’écriture pour la décoration , comme chez nous nous employons la peinture.

Les deux formes de caractères les plus usitées sont, d’abord celle dont ils se servent pour l’impression de leurs livres* et qui , à cause de sa roideur et de son défaut d’élégance, n’a pour tout mérite que la netteté et la régularité des traits; secondement, celle qui réunit au contraire la correction à l’élégance ; c’est cette dernière que l’on s’efforce le plus d’étudier et de posséder.

Rien n’égale la beauté des billets et des lettres, qui sont ordinairement écrits sur du papier de luxe de diverses couleurs, nommé par les Chinois» feuilles' à fleurs. «Ils signent avec un chiffre que chacun adopte pour son usage ; il consiste en quelques caractères combinés en un seul d’une manière fort compliquée. Un autre mode de signature ou d’attestation consiste à apposer un cachet trempé, non dans de la cire, mais dans de l’encre rouge.

Malgré ce que nous avons dit de l’invariabilité générale de la langue , ce serait une erreur de croire qu’elle n’a jamais subi d’altération. Quelques caractères et quelques mots ont, au contraire, changé de forme et de signification avec le temps ; lesuns sont devenus inusités, les autres ont été peu à peu mis en usage : au demeurant, la langue s’est enrichie , car elle n’était pas aussi considérable autrefois. Dans les classiques dont nous avons parlé , il y a effectivement une bien plus gTande économie de mots que dans la littérature moderne. La difficulté qu’on éprouve à comprendre les auteurs anciens vient, en partie , des différentes acceptions qu’ils donnent au même mot. On a remédié depuis àce défaut par la substitution des mots composés aux termes simples qui prêtaient à

trop d’équivoques, et par l’usage de particules nouvelles, usage d’autant plus indispensable qu’en chinois ilfc’existe point d’inflexions : les écrivains du pays désignent ces particules par le terme spécial de tsou-yu « auxiliaires de la parole.

Nous ne pouvons, dans cet ouvrage, nous livrer à beaucoup de détails philologiques; nous nous bornerons donc à faire observer que la grammaire est extrêmement simple. Dans l’absence de toute inflexion, les rapports des mots entre eux ne peuvent être déterminés autrement que par leur position. Le verbe , par exemple , doit toujours précéder son régime et suivre son sujet. Le pluriel s’exprime par l’aflixe men, exemple :jin-men (hommes), ta-men (ils); ou en répétant le substantif, exemple : jin-jin (hommes). Ces formules ne s'emploient pas lorsqu’un nombre spécial est préfixé, exemple : san-jin (trois hommes). Le génitif ou le possessif sc rend ordinairement par l’aflixe tchi , suivant le substantif comme ’s en anglais, exemple : tien-fc/it-ngen (faveur du ciel). La comparaison s’exprime par des aflixes, comme liao (bon) , keng-hao « plus bon » (meilleur), ting-hao « le plus bon » (le meilleur). Les temps des verbes sont indiqués par les auxiliaires, comme ta-laï (il vient) , ia-yao-laï (il viendra. Les cas des substantifs et des pronoms sont déterminés par des propositions , comme ju-nt (à toi) , qui deviennent quelquefois des post-positions, comme ti-hia, la terre au-dessous (sous la terre). En parlant, ils emploient des particules numérales pour prêter plus de clarté au discours, exemple : i-pen-ehou « un volume livre, » san-kiouan-pi « trois pinceaux de roseau, » etc. La position des mots est d’*une importance infinimentplus grande en chinois que dans les autres langues, où l’on a des mots pour marquer les rapports des noms , les modifications de temps et de personnes des verbes. Les Chinois divisent les mots en trois grandes .classes.

Premièrement : « Les mots vivants , »ou verbes, ceux qui expriment les actions , les passions.

Secondement : « Les mots morts , » c’est-à-dire les substantifs et les adjectifs , les noms et les qualités des choses.

Troisièmement : « Les auxiliaires de la parole , » c’està-dire les particules qui marquent les rapports.

La meilleure introduction à l’étude de la langue chinoise est incontestablement la Notitia linguœ sinicœ de Prémare, composée dans le dernier siècle, et imprimée, il y a peu d’années seulement, àu collège de Malacca, aux frais de lord Kingsborough. Le professeur Neumann, de Munich, a fait voir dernièrement combien Rémusat avait été redevable à l’auteur de cet ouvrage, pour la composition de sa grammaire chinoise. Le meilleur moyen d’enseigner une langue, où il y a si peu de règles grammaticales, est assurément de multiplier les exemples , et c’est ce qu’a fait Prémare.

Son ouvrage est divisé en deux parties, précédées d’une introduction dans laquelle il parle de la littérature chinoise, de la manière de l’étudier avec fruit, des caractères et de leur prononciation. La première partie est consacrée au langage ordinaire de la conversation et des livres populaires; la seconde traite du style plus diflicile des compositions scolastiques et des anciens livres. A l’aide de la grammaire de Prémare et du dictionnaire du docteur Morrison , il est au pouvoir de tout le monde d’apprendre le chinois. Pour se mettre en état de le parler, c’est tout autre chose, il faut aller en Chine.

Le docteur Morrison a publié , d’après des documents originaux et authentiques, des détails curieux sur les règles vjui guident les étudiants. Le premier point est de « former une résolution ; » cette résolution n’est bonne qu’autant qu’elle est ferme et que l’étudiant persévère. Il est admis en principe que le but auquel tend une résolution bien arrêtée doit être atteint. On engage ensuite

l’élève à analyser journellement ce qu’il a lu, et à récapituler tous les dix ou vingt jours ce qu’il a appris; par ce moyen, il peut sans cesse acquérir de nouvelles connaissances , sans oublier celles qu’il possède déjà.

Lorsqu’il lit une section particulière d’un ouvrage, on lui enjoint, dans ce traité sur ta conduite de l'entendement, d’y consacrer en entier son esprit, sans se laisser distraire par aucune préoccupation. « Si vous remplissez

• d’eau un chaudron, dit l’auteur chinois, et que vous » mettiez du feu dessous, au bout d’un certain temps, cette » eau bouillira ; mais si vous changez plusieurs fois le

• contenu du chaudron avant l’ébullition, vous aurez bien » réchaulTé une plus grande partie d’eau , mais vous n’en » aurez pas fait bouillir une seule goutte. »

11 dit encore plus loin : « Si un homme se remplit l’es- » tomac d’aliments grossiers , il ne pourra plus rien man- » ger , lors même que les friandises les plus exquises se- » raient placées devant lui. »

Le conseil suivant s’adresse aux gens surchargés d’occupations :

« La règle la meilleure que puisse observer un homme » obligé de se livrer beaucoup aux affaires jje ce monde , » est de choisir un bon ouvragé de littérature ancienne » et un autre de littérature moderne , puis de les placer

• tous deux sur sa table. Lorsqu’il aura un peu de loisir, » qu’il les étudie ; car si , au lieu d’adopter ce plan , il at- » tend d’avoir des mois de loisir , ces mois n’arriveront » probablement jamais. Le temps passe avec la rapidité » de la flèche ; en un clin d’œil , un mois s’écoule , un se- » cond lui succède, et voici que l’année est déjà terminée !

• Les études doivent commencer dans la cinquième

• veille (avant cinq heures du matin) , car le matin est » plus convenable pour les travaux d’esprit que les heures » qui précèdent midi ou que celles qui le suivent. Il faut » prêter aux études autant d’attention qu’un général en

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» prête aux opérations de son année , et un juge criminel »à la cause qui est portée devant lui. On ne doit, sous > aucun prétexte , interrompre ses études durant cinq ou «dix jours. Ne craignez point d’être lent, craignez seule- » ment de vous arrêter ; car celui qui , dans un voyage , «marche d’un pas modéré, sans jamais se reposer, arrive » bien plus vite au but que celui qui marche vite , et qui » est obligé de s’arrêter fréquemment, par suite de l’épui- » sement que lui cause sa précipitation.

» Lorsque le moment de l’examen public approche, un » étudiant devrait beaucoup lire ; car s’il n’a pris antérieurement ce soin, il est trop tard d’y penser au dernier » jour.

«.Que l’étudiant bien préparé choisisse vingt ou trente » sections d’une excellente composition , et qu’il la parcoure jusqu’à ce qu’il en ait senti toutes les beautés; » il y*pu isera une force nouvelle pour le jour de l’épreuve. »

L’auteur insiste ensuite sur le ridicule de rassembler des livres , au lieu de les lire.

« Il y a beaucoup d’hommes, dit-il, qui entassent chez » eux. jusqu’à dix mille volumes , et qui n’en lisent jamais » dix;. ils se bprnentà acheter des livres, à les placer dans » des Cases, commodes jouets, pour amuser les yeux; ils # ont enfin des ouvrages nouvellement reliés qu’aucune «main n’a jamais ouverts, qu’aucun œil n’a jamais par- » courus (1). » *

« L’une des particularités les plus remarquables du caractère des Chinois, dit sir George Staunton, est leur amour pour les lettres. Ils ont subi plusieurs bouleversements, plusieurs guerres intestines; deux fois ils se sont trouvés soumis aux étrangers ; mais le respect du gouvernement et du peuple pour le nom et les institutions de Confucius a survécu à toutes ces révolutions. Des écoles

(>) Dict. de Morrison , tome I , p. 753.

et des collèges pour l’instruction du peuple existent dans toutes les parties de l’empire, et la connaissance du Confucianisme est toujours exigée de tous les candidats aux emplois publics. »

SouS l’influence de semblables dispositions, il ne faut pas s’étonner si la portion de la communauté exclusivement vouée au culte des lettres est beaucoup plus considérable en Chine que dans aucun autre pays du globe. La classe des lettrés est la première des quatre qui constituent la division de l’empire, selon le système politique des Chinois ; celles des agriculteurs , des manufacturiers et des marchands ne viennent effectivement qu 'après.

Duhalde nous apprend que « toute la doctrine de Confucius tendait à donner à la nature humaine ce premier lustre et cette première beauté qu’elle avait reçue du ciel , et qui avait été obscurcie par les ténèbres de l’ignorance et parla contagion des vices. 11 conseillait, pour pouvoir y parvenir , d’obéir au seigneur du ciel; de l’honorer et de le craindre ; d’aimer son prochain comme soimême; de vaincre ses penchants; de ne prendre jamais ses passions pour règle de sa conduite ; de les soumettre à la raison ; de l’écouter en toutes choses ; de ne rien faire, de ne rien dire, de ne rien penser même qui lui fût contraire. »

Le sommaire du système moral des Chinois, donné par l’empereur, en 1 7 1 3, à ses ambassadeurs près le gouvernement russe , est conçu dans le même esprit.

« Si l’on vous demande ce que nous révérons et esti* »mons le plus, vous pouvez répondre : En Chine, la fidé- »lité, la piété filiale, la charité, la justice et la sincérité «sont appréciées par-dessus tout. S’il en était autrement, «quelle serait donc l’efficacité de nos prières? Notre vé- «nération pour" Confucius est certainement le meilleur «hommage que nous puissions rendre à l’excellence do » sa doctrine. »

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Dans les temples qui lui sont dédiés, des tablettes sont consacrées à recevoir les noms des habitants de tel district qui se sont distingués par leurs vertus, durant le cours de leur existence , et qui ont mérité cet honneur posthume. En Chine , tout ce qui concerne les lettres est porté à un degré de raffinement qui nous parait extravagant et puéril (i).

Le terme king, qui signifie livre sacré, a été usurpé par les bouddhistes et les tao-ssé, qui l’ont donné à leurs ouvrages religieux, car il ne peut s’appliquer strictement qu’aux écrits % de Confucius et de son école. Le ching-yu, ou saint édit, consiste en des essais de l’empereur Yongtching, ou de son père Kang-lii; les Chinois lui accordent un rang éminent parmi leurs livres moraux et didactiques : le docteur Milne en a donné une très bonne traduction. Le cliing-yu traite des devoirs moraux , et des principes d’économie politique. Comme toutes les compositions chinoises de même nature, il commence par la piété filiale , et part de cette vertu pour diviser les autres devoirs en plusieurs branches, qui semblent n’en être que des corollaires (2) .

Comme les Hébreux , les Chinois ont compté le nombre de mots contenus dans leurs livres les plus estimés , et ils les ont divisés en portions mensuelles ou quotidiennes, pour la commodité de l’étudiant. L’ouvrage dont nous venons de parler est appelé JV au-yen-yu « le livre de 10,000 mots; » on dit qu’il en renferme autant. On le lit publiquement , lors de la nouvelle et de la pleine lune,

(1) .Leur respect pour les lettres est tel, qu'ils ne foulent jamais aux j>icds le papi> r écrit ou imprimé.

(2) A l’appui de leurs préceptes de morale , les auteurs chinois avancent quelquefois des arguments puisés dans la rialurc et lout-àfait inattendus; par exemple, au sujet du respect que l’on doit & ses parents’t « Voyez , disent-ils, l'agneau et le chevreau s’agenouillent lorsque leur mère les allaite. »

au peuple et aux soldats de chaque province : on excepte cependant l’automne et le printemps, à cause des travaux de l’agriculture. Le i"et le 1 5' jour de chaque lune, les officiers civils et militaires s’assemblent, en grand costume , dans une salle publique spacieuse. Le maître des cérémonies crie alors : « Mettez-vous en ordre ! » ce qu’ils font suivant leurs rangs; ensuite il dit: «Agenouillez-vous trois fois , et baissez la tète neuf fois ! » ils s’agenouillent et se prosternent, la figure tournée du côté d’une estrade sur laquelle est une tablette où le nom de l’empereur est inscrit; il crie après : « Levez-vous et retirez-vous ! » A ces mots , ils se rendent au lieu où l’on fait ordinairement lecture de la loi. L’orateur s’avance vers un autel où sont placés les parfums, s’agenouille, prend, avec de grandes démonstrations de respect la tablette sur laquelle est écrite la maxime qui a été choisie pour l’explication du jour, et monte sur une estrade ; un vieillard reçoit la tablette et la pose sur l’estrade vis-à-vis du peuple; puis, faisant faire silence avec une crecelle de bois ou sistrum qu’il lient à la main , il lit la sentence à haute voix; ensuite le maître des cérémonies crie : « Expliquez telle sentence du saint édit; l’orateur se lève et explique le sens de la maxime. On en use de même pour la promulgation des lois, car les Chinois ont en principe que le meilleur moyen d’empêcher que les lois ne soient violées, c’est de les rendre universellement connues. •

Parmi leurs autres ouvrages moraux et didactiques , ils ont des collections ’de sentences détachées et d’aphorismes pour lesquels ils sont passionnés. Ils les écrivent en beaux caractères sur des tablettes qu’ils suspendent, comme des ornements, dans leurs temples et dans leurs habitations. Il y a up ouvrage en un seul volume, appelé M ing-sin-pao-kien « Précieux miroir pour jeter de la clarté sur l’esprit; » c’est un dictionnaire de citations de divers autres livres , fort utile aux étudiants. Comme

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les proverbes et les dictons favoris d’un peuple servent quelquefois à le caractériser parfaitement , nous avons , dans ce dessein, fait un choix des meilleurs que nous transcrivons ci-après , sans avoir égard à la place qu’ils occupent dans l’original.

1 . L’homme sage sait se plier aux circonstances, comme l’eau prend la forme du vase qui la contient.

2. Les malheurs sortent par où les maladies entrent, par la bouche.

3 . L’erreur d’un moment devient le chagrin de toute une vie.

4 . On peut guérir les maladies; on ne change pas la destinée.

5 ., Un esprit vide est ouvert à toutes les suggestions, de même qu’une montagne creuse résonne à tous les bruits.

6. Quand l’arbre est abattu , l’ombre qu’il projetait disparait. (Image des parasites qui abandonnent les grands.)

7. Celui qui poursuit le cerf ne fait pas attention aux lièvres.

8. Avoir peur de laisser une trace , et pourtant marcher sur la neige.

9. Si on laisse les racines , l’herbe croîtra de nouveau. (Raison donnée pour exterminer la famille d’un traître.)

1 o«. Le relâchement en haut produit la nonchalance en bas (dans l’autorité).

1 1 . On ne peut polir le diamant- sans le frotter ; et l’homme ne peut devenir parfait, sans avoir été éprouvé par l’adversité.

12. Ce que l’on dit à l’oreille , s’entend souvent à cent milles de distance.

1 3 . On n’obtient pas de l’ivoire avec des dents de rat. ( Se dit par mépris.) .

1 4 - L’homme sage oublie les vieilles rancunes.

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