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s’y rendent le soir pour dîner , et vers le ^coucher du soleil^ on voit les appartements s’éclairer l’un après l’autre.
Les maisons publiques destinées à la classe pauvre , ou élevées à ,1’occasion de quelques réjouissances v con- . sistent ordinairement > en^un bapgar ouvert, planchéié et garni de tables et de bancs. C’est là que les gens dissolus ont toute latitude' pour boire» et se livrer au
11 e*t bon de remarquer, à la louange des Chinois , que le nombre de ces individus n’est pas fort grand, eu égard à l’excessive population'de l’empire. Les marins de ^Canton et du'ï’o-Jtien pefuvent être* comptés. parmi les plus mauvais sujets. La périüeuse profession * que ces malbeiireüx ont embrassée, ot leurs habitudds vagabondes, doivent être considérées comme les causes de leur • déréglement. M. GirtzlalT a fait un tableau bien ^repoussant des matelots qui manœuvrent les jonques chinoises; *ce tableau est sans doule fidèle mais 'il faut dire aussi , que les pasteurs > soit catlmliques, soit protestants, toujours en<dins-à examiner le’s païens tfous le point de vue ^de* leurs défauts spirituels,» ont quelquefois représenté trOpdéfàvorablement leur caractère moral. Cependant, on 'doit reconnaître qu‘en général M.'GutzlalI a rendu justice aux bonftes qualités’ des Chinois. >
vice, du jqu pamit être confiné dans la basse classe; tant d’infamie est attachée à celui qui en est souillé, les lois, en certains cas, sont si 'sévères pour’ les fonctionnaires qui s’y abandonnent , qu’il est ràre dclc rencontrer dans la classe élevée. Les dés, les cartes et les dominos sont connus des Chinois. Leurs caries consistent en de petits morceailxde carton , longs d’environ jleux pouces et larges d’un seul, portant sur les deux côtés des caractères rouges et noirs. Les gens dissolus s'amusent quelquefois à faire battre des cailles, et sou-
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^vent’ des, espèces d»,^illons*(i^ comme léS Malais font . Battre des coqs* L^échecs des Ctïiiiofs düTèrëllb essen- ^ ^Uement^S t;eijxQes llindaus, 'car ils ne sont qu'un i jeu, J’adnè^se ^ tryp point^ie hasartT ,
^ \1/ ont deuxq»r«cédésj!)our s’^cites à boire dans leurs . réunis Jo^eitfses ; tlans;î’unj ^appçlé tsoui-maï ,^fliaquecoiMve^deyiûe-le nombre dfe doigte levés zubitément ^tant parlpi^cmé que’^^,^n adverMiflï; la pémtencc infligée j|u çêrd^|,Consiste vkjer une tasse de, vin< vpur^âitces 3 brt^,d'e fc^^s,t|cs cris des gens du peuple qui se * livrée^ ^ q|S -divdfUsseo^nts surpassent tout ce * qoè'i’on peut ii^gpn(^4'C’eat ll'niCnic jeu appelé* par les italiens ^oiTu^- qui le ticiüteh^es anciens Romains, ^lesqueis le »^mmaicntf*»h«care éisUis ; Cicéron y fait allusion quand il diy.int/^itâfiil6opuf\st, t/U curn alifuoin. Uenebris tntees. L’autre procédé consiste en un beau bouquet' de fleurs'que^l oi> fait circuler rapidement de . nutin en' mpi^ pendaiU qu’tm roulement de tambour tt lieu* dans la-,pièt:e voisjhe, 'Le dqrrvive entre les mainé , duquel le t)ouqxiel sC Ifquve, lorsque le roulement desse, e^t çopdanmé^à^boiae^nSc coupe, de vin. .
^Ppw'fcq^r lig^ de'diterlissemants dramatiques, jls ont quelqâefoiS*p'ejida']^ leur dîner des sorciers et des » ^faiseurs de tours d’adresse.,Les sorciers ont ordinairement' des compères qui détournent l’attenüon des spec- ^ tateursdans Icsrao'meiili^ritiques. Quant aux jongldursj ijs sont d’une, adresse pçu commun^; l’un de leurs nmeilleqrs toiirs est de faire tourner une écuellc de -porcelaine sOr le bout d’unç canne de rotin. La rotation rapide imprimée à l’écuclle par le*mouvement du poi- • gnel du jongleur, la fait tourbillonner sans tomber; la canne cependant est tenue parfois presque horizontale-
(i) Ou cil place deux daii.i un bol, cl ou les exoile riiii coulrd l’miUct jusqu’à cc qu'ils se soicul dccliitcs par morceaux.
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ment j d’autresfois l’escamoteur la fait passer sur son dos » ou sous scs jambes. * ' *
Au nombre des amusements qui ont lieu hors des mai' , sons , il faut compter le jeu du volant avec les pieds. Une demi-douzaine d’individus , réunis en cercle r l’exécutent en se servant <le leurs épaisses semelles de souJiers en guise de raquettes? et, par ^occasion , de leurs mains. Les Chinois excellent dans la fabrication ^du cerf-volant; . on peut même dire qu’ils sont supérieurs sous ce point aux autres peuples; car leurs cerfs-volants s’élèvent à des hauteurs prodigieusesi ils lesifont avec du papier mince, fabriqué au moyen d£ la soie de rebut qui est très propre à cet usage , ainsi qu’avec des lattes de bambou. Ils donnent au ceri-volani toiîtcs les formes imaginables, et quelquefois avec tant d/art , qu’on ne peut les distinguer en l’air des oiseaux Qu’ils représentent. ' » • ■" •
Les diverses ambassades ourent occasion 'd’observer quels>étaient les divartissendents en usage"à la cour; la • plupart leur parurentti;ès puériles ; c’étarêntdes feuxd’artifice, des farces, des culbutes, etc. Kang-hi elKien-long surent conserver les habitudes' belliqueuses; des Mandchous en faisant de fréquentes expéditions au-delà de . la grande muraille. Ils partaient pour la chasse à la tête d’une petite armée qui, disposée en cercle-, enveloppait le gibier afin qu’jls pussent" s’en rendre maîtres. Gerbillon nous apprend qu’une partie de la suite du pre- . mier de ces priifces consistait en fauconniers, qui n’a:vaient chacun que la charge d’un oiseau seulement. Le même missionnaire- racontQ'à^si la mort d’un gros* ours: «Cet animal, ‘prodigieusement lourd et incapable de courir long^temps, s’arrêta sur le penchant d’une * colline. L’cinpereur, qui se trouvait vis-à-vis sur une autre colline , lui décocha une flèche qui lui perça le flanc. Quand l’animal se ‘sentit ainsi mortellement blessé , il poussa un rugissement effroyable et tourna la tête avec
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fureur vers’la flèche qui avait pénéfré dans ses entrailles;
il la cassa en voulant l’arracher, fit encore quelques pas, puis s’arrêta de nouveau haletant, épuiséj L’empqfeur descendit alors de cheval, saisit un javelot dont les Mandchous se servent contre les tigres , -et , accompagné de , ■’^quatrè* des meilleurs' cUftsséurs armés comme lui, il s’approcha de TiOurs ^ jlqtua d'un coup do sa pique. » ,Van Braana^ ^ui^aisait partie de l’ambassade hollandaise postérieure à cell^ de lord Macartney , décrit ainsi les amusements déjà cour impériale sur la glace.
O L’empereur parut sur une espèce de traîneau orné de figures de dragon , et ~tiré par plusieurs mandarins; les quatre principaux’ ministres étaient aussi traînés sur * la glace par des mandarins de ratig inférieur. Vinrent ensuite des troupes entières d’officiers, tant civils que militaires , les uns dans des traîneaux , les autres sur des patins , d’auttcs jouaient à la balle avec le pied : celui , qui relevait la ballë était récompensé par l’empereur. On finit par suspendre .cette même balle tâ une espèce d’arche, et plusieurs tnand^ins.da visèrent avec^les flèches ep passant dessous sur leurs patins coupés à ras le talon, ,et dontla partie antérieure étajt taillée à an'gles droits. »
Ces divertissements sont tout-à-fait dans le goût des Tartares, dont les habitudes primitives étaient fortement opposées à celles des Chinois ^qui , contrairement, aux ^usages apglais, ne montent* guère à cheval à moins d’êtrè militairfe.s ; or^^omtee tous ceux d’eptre eux. qui ont les moyefts de, se^f^îi^, porter en chaise, ne sortent pas- autrement, il s’ensuit 'qu ’ils perdent tous’ le» avantages que procure Texercice.- Aussi rien ne surprend plus les gens 'de la cle^se "aisée , ,que les fatigues volontaires '
' que' les Européep» ÿimpbsent pour le bien de leur santé. Il fauVattribpei'en grande partie cette propension à l’inaction, à la chaleur du climat, qui est excessive durant la majeure partie de l’année;. ils souflriraient