‹ La Chine ou Description GeneraleChapitre 125 sur 125 · I.A CHINE · texte numérisé non relu

I.A CHINE

quarts pour passer l’étroit canal de chaque côté duquel étaient situés les forts; le peu de dommages qu’ils en reçurent , quoiqu’ils fussent singulièrement exposés , démontre l’inhabileté des canonniers chinois.

Bientôt après leur entrée dans le passage, le vent, qui était assez favorable , tomba tout-à-coup, et les frégates (elles portaient chacune vingt-huit canons) furent obligées de mouiller au-dessous de l’ile du Tigre , qui est située à quelques milles de distance de l’embouchure de la rivière.

Une succession de calmes les retint à l’ancre jusque dans l’après-midi du mardi 9 ; ils eurent encore à essuyer le feu des Chinois. Vlmogène, qui était en tête, leur répondit par une canonnade des plus nourries qui fut continuée par L’Androtnaque , aussitôt qu’elle put pointer sur les forts , qui avaient eu tout le temps de se préparer à l’attaque.

Le parapet des batteries dominait le pont des frégates, et les décharges des Chinois tuèrent le capitaine du château d’avant, et blessèrent trois hommes de /’/mugè/ic. J’Andromaque eut un homme tué sur le grand pont, et aussi trois ou quatre blessés. Tant de boulets anglais pénétrèrent à travers les meurtrières, et fracassèrent le rempart , que la perte des ennemis dut être considérable. Plusieurs bâtiments , situés dans l’intérieur du fort, furent transformés en un monceau de ruines.

Si l’on considère maintenant que les batteries étaient armées de cent treize canons, on conviendra qu’elles auraient dû couler à fond les frégates , au lieu de ne faire que leur tuer deux honames , en blesser une demi-douzaine, et .couper quelques câbles.

Le capitaine reçut de l’Amirauté une lettre des plus flatteuses, à l’occasion de la noble conduite qu’il avait tenue en cette circonstance, et l’empereur de la Chine

s’écria dans son édit ; «Il semble que les forts soient érigés en vain; ils ne peuvent faire reculer deux navires des barbares. C’est vraiment ridicule et détestable! (i) »

(1) Le récit qit’oa vient de lire est à .peu près celui qui a été envoyé aux journaux de Cauton. Deux gravures ; publiées depuis par Ackermann, représentent Gdèlcment lé combat soutenu par les deux vaisseaux.

FIN Dü PREMIER VOLUME.

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