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Les députés furent introduits dans une tente sous laquelle Kochinga était assis dans un fauteuil, derrière une table; autour de luise tenaient, mornes et silencieux, les principauxcliefsvètus de longues robes sans manches. Kochinga répondit que « Forinose avait toujours appartenu à la Chine; que pour le moment les Chinois en avaient besoin , et que , par conséquent , les étrangers devaient la quitter sur-le-champ. S’ils s’y refusent, ajoutat-il, qu’ils arborent le pavillon rouge. »
Le lendemain matin on vit flotter l’étendard cramoisi sur le fort Zélande, mais l’autre citadelle se rendit. Tous les Hollandais en état de porter les armes furent reçus dans le fort, et on livra la ville aux flammes, afin de priver les assiégeants d’un abri ; cependant les Chinois sauvèrent plusieurs édifices et vingt-huit pièces de canon , qu’ils braquèrent contre leurs antagonistes. Malgré cette batterie, le feu des Hollandais les maltraita tellement que les rues furent jonchées de cadavres.
Après une sortie des assiégés, dans laquelle ceux-ci enclouèrcnt toutes les pièces qui leur avaient été enlevées , Kochinga voyant que ses attaques étaient vaines , commença un blocus des plus rigoureux , et exhala en rase campagne la fureur qui l’animait; il fit prisonniers les résidents bataves et principalement les ecclésiastiques. Ln de ces derniers fut envoyé au fort Zélande pour proposer des conditions de capitulation; mais comme ces conditions furent rejetées, tous les prisonniers périrent dans les supplices. Celui qui avait été député se nommait Hambrocock ; il avait laissé sa femme et ses enfants pour otages; nouveau Régulus, il exhorta les Hollandais à se défendre courageusement, puis retourna avec le refus du gouverneur vers Kochinga qui , ainsi que l’on pouvait s’y attendre , lui fit partager le sort de ses compagnons d’infortune ; les femmes et les enfants ne furent point épargnés.