‹ La Chine ou Description GeneraleChapitre 21 sur 125 · I.A CIllM · texte numérisé non relu

I.A CIllM

jours après le départ de la flotte , Kochinga se mit en mouvement. Il embarqua près de 20,000 hommes do ses meilleui’os troupes, parut à l’improviste devant la colonie, cl y prit terre avec l’aide de plusieurs milliers de ses compatriotes. Le gouverneur, ayant occupé militairement un point qui coupait les communications entre le Fort Zélande et un autre situé sur le côté opposé de la rade, détacha 240 hommes pour le déloger. Près de 4,000 Chinois s’étaient déjà emparés de la position ) mais les Hollandais étaient tellement persuadés qu’ils ne soutiendraient pas le feu , qu’ils les attaquèrent immé-* diatement. Les Chinois , au lieu de céder le terrain ripostèrent par des décharges de mousqueterle et par une grêle de traits , puis envoyèrent un détachement pour les prendre en flanc. Les Hollandais , voyanteette manœuvre, furent saisis d’une teiTeur panique et s’enfuirent laissant le capitaine et dix-neuf de leurs camarades entre les mains de l’ennemi. La moitié de la compagnie seulement atteignit le fort : l’autre moitié fut taillée en pièces.

La défense par mer ne fut pas meilleure ; car, sur quatre vaisseaux qui se trouvaient dans le port , les Chinois réussirent à en brûler un ; un autre gagna le large et alla porter la nouvelle de ces désastres à Batavia. Rochinga aborda alors sans opposition, et intercepta toute communication entre les forteresses et avec le pays ; il somma ensuite la garnison du fort Zélande de se rendre , menaçant dans le cas contraire de la passer tout entière au fil de l’épée.

Des députés furent envoyés au camp des Chinois, qui renfermaient environ douze mille combattants armés de trois manières différentes: premièrement, avec des arcs et des flèches; secondement, avec des épées et des boucliers, et troisièmement, avec des sabres et des piques longues de trois ou quatre pieds , et surmontées d’un fer large et pointu.

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