‹ La Chine ou Description GeneraleChapitre 24 sur 125 · I.A CIIIKE · texte numérisé non relu

I.A CIIIKE

n’était plus tenable. Les Hollandais abandonnèrent donc Fonnose après avoir soutenu un siège de neuf mois, qui leur coûta environ seize cents hommes, et retournèrent à Java en l’année 1662. Kochinga devint alors souverain indépendant de l’ile; mais en i 683 son petit-fds la rendit à la dynastie tartare-mandchouc.

Les rapports des Russes avec la Chine par la Sihérie n’ayant point un caractère maritime et étant d’ailleurs entièrement circonscrits à l’extrémité septentrionale de l’empire, ont différé complètement de ceux des autres nations européennes; outre cela, il ne nous reste plus de place pour en tracer l’histoire. Les Russes ont fait, en 1806, une tentative pour communiquer par mer avec Canton. Deux vaisseaux commandés par le capitaine Krusenstern, partirent en effet pour cette mission. Mais il parut alors un édit qui interdisait à la Russie tout autre commerce que celui qui se faisait à la station établie, en vertu de traités réciproques, à Kiakta en Tartarie.

Les premières ambassades moscovites les plus célèbres, envoyées par terre, ont été celles d’isbrand-ldes, en 1693, et d’ismaloff, qui fut député par Pierre-le- Crand, en 1719. M. Bell d’Antermoine a donné une excellente relation de cette dernière mission. Les deux ambassadeurs furent traités avec un degré de respect inusité à Péking, et qui témoignait de la vénération qu’on y avait pour la puissance de la Russie. Catherine P', en 17 -.<7, envoya le comte Vladislavitch en Chine, comme ambassadeur extraordinaire. Ce ministre conclut un traité aux termes duquel les Russes devaient avoir une église à Péking et des ecclésiastiques pour la desservir. De plus, quatre jeunes Russes devaient rester à la résidence do l’ambassade afin d’étudier le Chinois et de remplir les fonctions d’interprètes entre les deux nations. La mission moscovite consiste actuellement en six ecclésiastiques et

quatre laïques qui étudient les langues chinoise et mandchoue, La durée de leur séjour à Péking est fixée à environ dix années, à l’expiration desquelles ils sont remplacés par d’autres venant de Saint-Pétersbourg.

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