‹ La Chine ou Description GeneraleChapitre 59 sur 125 · LA C1I1^E · texte numérisé non relu

LA C1I1^E

Les Tai'tares mongols les plus occidentaux sont les ^almouks ou Eleuts , dont le territoire s’étend vers la mer Caspienne. Ils guerroyèrent, en 1696, contre Kang-hi, dont lés victoires, furent peintes par les jésuites et gravées en France.

A l’ouest de la Chine , sur les confins de la province du Ssé-tchouen, sont les Si-fan ou Tou-Fan. qui, selon les Chinois, appellent leur propre paysTou-pi-li (Thibel), et qui, comme les autres peuples Tartares, adorent Bouddha ou Fo, et sont soumis au prêtres Lamas. Grâce à leurs montagnes inaccessibles, ils sont assez indépen- •

dants des Chinois , bien qu’ils soient rangés au nombre des sujets de l’empereur. Ils paraissent avoir occupé une place dans l’histoire de la Chine, antérieurement à la dynastie des Youen (Tartares mongols ) , et leurs princes forcèrent les souverains du céleste empire à leur'céder leurs filles en mariage ; mais les armes de Gengis-Khan les soumirent au joug commun. Depuis cette époque , ils ont vécu bien tranquilles, au sein de leurs montagnes, et satisfaits de pouvoir exercer leurs pratiques superstitieuses. Un chinois est établi en qualité de président à Lassa, capitale du Thihet, à laquelle on arrive, depuis Péking, par une grande route qui traverse Si-ning, dans la province de Kan-sou.

Au sud, sur les confins occidentaux de la province de Yun-nan, sont les Lolos , premiers habitants d’une partie du Yun-nan, et qui optpour la langue, les coutumes et les cérémonies religieuses beaucoup d’affinités aveé les Birmans ou les habitants du royaume d’Ava. Les Chinois n’exercent sur eux qu’une, autorité fort incertaine ; car, bien que l’empereur passe pour conférer des titres à leurs principaux chefs , il parait hors de doute qu’ils se gouvernent entlèi-einent par eux-mêmes.

Les deux grandes tics de Formose et de llai-nan , se trouvant en dehors du corps principal de l’empire, et,'

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