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ineorporée , par un détroit peu large et peu profond. Sa principale ville, Riong-tcheou-fou , est située sur le rivage. Le climat de Hai-nan , d’après sa situation au sud de la vingtième parallèle de latitude , est naturellement chaud, mais le côté désagréable de l’ile consiste dans les ouragans effroyables qui la dévastent pendant l’influence des moussons du nord. Formose parait être exempte de ce fléau, si ce n’est entièrement , du moins pour la plus grande partie. Pendant les mois d’août, de septembre et d’octobre, l’intérieur du pays, aussi bien que le littoral des côtes , à Hai-nan , est particulièrement sujet aux typhons redoutables, si fréquents sur la merde la Chine , et qui , différentes fois , ont brisé tant de vaisseaux européens contre les récifs , sans compter tous ceux qui ont coulé à fond. Hai-nan, comme Formose , possède encore la race de ses premiers habitants : on dit qu’ils vivent dans les montagnes situées vers lé milieu de l’ile , et qu’ils suscitent quelquefois des embarras au gouvernement im- . périal.
Les Chinois affectent de considérer comme tributaires tous les pays qui leur ont envoyé un ambassadeur; ceux qui leur paient réellementun tribut régulier sont :1a Corée , la Cochiiichine , les îles Lieou-Kieou (ou Lou-tchou) et Siâm. La Corée , qu’ils nomment Tchao-sien, était, diton , périgée en royaume , cent ans environ avant notre ère ; elle est gouvernée par ses propres souverains , mais ces derniers reçoivent leur investiture de l’empereur qui , toutes les fois que le trône est vacant , envoie deux officiers pour conférer au successeur du prince défunt le titre dé Kouo-wang. Souvent le roi régnant , dans le dessein de prévenir les contestations qui pourraient s’élever après sa mort, désigne lui-même son héritier et s’adresse à l’empereur, pour qu’il confirme son choix.
Les Coréens font usage des caractères chinois; mais ils ont un alphabet qui leur est propre. Il s’en faut de beau-'
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coup que l’on ail dessiné oxaclement les côtes de leur pays, sur les cartes géographiques; aussi n’est-il pas étonnant que les vaisseaux de l’ambassade de 1816 les aient trouvées si mal tracées, carie père Régis dit que (de son temps), aucunEuropéen n’availencore pénétré dans laCorée, et que la seule autorité que les missionnaires eussenlconsultée, était une carte dresséepar les indij'énes, apportée à Péking par un envoyé Chinois , et adoptée faute d’une meilleure. Il ajoute encore : « on devrait faire, sur les parties méridionales et orientales , de nouvelles observations qui pussent compléter la description de la Corée , comme une partie de la géographie générale de l’Asie.»
Les principales productions du pays sont des peaux de maître-zibeline , du Jin-sengetunpapier très fort dont les Chinois se servent, en place de vitres, pour leurs fenêtres.
^ En pilier de cuivre, qui est encore debout aujourd’hui, et dont la situation est indiquée dans la carte des jésuites, a, vers l’an 200 de notre ère, fixé les limites de la Cochinchine (y compris le Tonquin) qui touche la province de Kouang-si, cbmme État séparé.
A des époques déterminées, le tribut de la Cochinchine, de même que celui de Siam, est envoyé à Canton, d’où il est porté à Péking, par des ambassadeurs. Cès deux pays, toutefois, se sont un peu départis de leur exactitude, à payer le tribut, lors de la dernière guerre qu’ils se sont faite. »
Les relations du capitaine Basil Hall et de M. MaxîLeod, qui ont visité Lieou-Kieou ou Lourtchou , après le capitaine Beechey , nous ont rendu ces lies, en quelque sorte, familières. Il y a tout lieu de croire que leurs habitants sont d'un naturel jaloux elsoupronneux, etque l’inquiétude qui les-porte à exclure les Européens de leur territoire, a été cachée, lors de la visiteder///cej<eetdelaLj'o/, Sous un artificieux semblant de courtoisie et dé bienvell-