CONCLUSIONS
1° La trépanation de la paroi inférieure du sinus sphé noïdal à travers la cavité naso-pharyngienne (Schech) est une opération impossible dans la plupart des cas; et quand elle est possible, cette méthode est la plus dangereuse.
2° La trépanation du sinus sphénoïdal à travers l'orbite avec l'énucléation de l'œil (John Bergh) esl une opération justifiée dans très peu de cas (carie et nécrose simultanée des cellules éthmoïdales).
3° La méthode la plus pratique pour l'ouverture du sinus sphénoïdal est d'opérer à travers le nez, près de la cloison à la hauteur du cornet moyen (Zuckerkandl) en perforant les osselets de Bertin avec un stylet.
4° L'ouverture du sinus sphénoïdal est indiquée dans les cas de processus maladif chronique du nez où les diverses méthodes de traitement n'ont pas réussi même à soulager l'état du malade. Les symptômes indiquant cette opération sont: céphalalgies intermittentes, blépharospasmes, larmoiement,un rétrécissement caractéristique du champ visuel, photophobie. Si ces symptômes sont unilatéraux, on peut admettre l'affection du sinus du même côté.
5° Les altérations trouvées dans le sinus sphénoïdal sont : l'inflammation aiguë et chronique de la membrane pituitaire, la rétention de la sécrétion (hydropisie), la carie et la nécrose de l'os, les tumeurs. La perforation de la paroi antérieure du sinus peut être indiquée pour prouver l'existence d'une tumeur et sa nature.
6° Les résultats obtenus par l'ouverture du sinus sphénoïdal sont très satisfaisants. Les tumeurs du sinus sphénoïdal qui ne contractent pas d'adhérences avec l'os, sont bien opérables (P. Smith), les tumeurs d'une adhérence intime avec l'os (ostéome) sont très défavorables à l'opération (Fergusson).